O KATI YA BISO
en bref III - 7
F.I.C. - Vice-province de l’Afrique
Centrale 1er mai 2002
Visite du Frère Gaétan
Le 5 avril dernier, la communauté de
Dungu était très heureuse d’accueillir le frère Gaétan Arseneault, nouveau
supérieur Vice-provincial. C’était, en même temps, le retour du frère
Lucien à Dungu. En effet, à son arrivée du Canada, on se rappellera qu’il s’était
rendu directement à Bangadi pour y effectuer un travail de comptabilité.
Au cours des jours qui ont suivi le
nouveau supérieur en a profité pour rencontrer personnellement chacun des
Frères et des novices. Il a également tenu à une rencontre générale
réunissant les Frères, les novices et les juvénistes.
Il a aussi profité de son passage à
Dungu pour faire la remise-reprise. Par ce geste, le frère Gaétan prenait
officiellement la charge de Supérieur de notre Vice-province.
Après Dungu, le frère Gaétan s’est
dirigé sur Bunia. Étant soumis aux horaires du petit porteur, il a dormi à
ARU le 12 et s’est posé à Bunia le 13. Nous ne doutons aucunement de l’accueil
qui lui fut réservé.
Le 18 il partait pour le Rwanda.
Passant une première nuit à Gisenyi, il continuait sur Kirambo dès le
lendemain, 19 avril. Le temps de rencontrer chacun et de se mettre au courant
des besoins de notre oeuvre, aussi bien du côté de la communauté que de l’école
et, le 23, il reprenait le chemin du retour pour se retrouver à Bunia le 24.
Enfin, le 27 il pouvait rentrer à Dungu, d’où il regagnera Bangadi.
Merci, frère Gaétan pour ce premier
contact avec chacun des confrères résidant dans la vice-province. Nous
souhaitons qu’ils se multiplient afin de maintenir partout le dynamisme
nécessaire pour un apostolat fructueux.
Vivre la sainteté
aujourd’hui
Le dernier message du Pape Jean-Paul
II pour la Journée mondiale de prière pour les vocations nous livre des
réflexions profondes sur notre vie de chrétien et de consacré.
La vocation du consacré est
essentiellement un appel à la sainteté. Cette sainteté est intimité
avec Dieu, imitation du Christ pauvre, chaste, obéissant et humble, amour
sans réserve pour ses frères et don de soi total pour l’édification
de l’Église dans la charité.
Cette vocation est un don précieux
et nécessaire qui atteste comment, aujourd’hui encore, la suite du Christ, le
témoignage d’une vie totalement donnée à Dieu et au service de l’humanité
représentent des chemins privilégiés pour ceux qui veulent vivre en
plénitude leur vie de baptisé.
Mais, cette sainteté, quelle forme
doit-elle prendre aujourd’hui?
Les jeunes de notre Province
Orientale vivent des situations de haine, de violence, d’oppression sous de
multiples formes mais nous croyons que se trouvent dans leur coeur une faim ardente
de justice, de vérité et d’amour, un désir intense de rencontrer le
Christ qui, seul, peut leur donner la vraie liberté des enfants de Dieu.
* Qui répondra à ces appel?
* Qui viendra leur présenter la
route qui mène vers le Christ?
"Le monde, nous dit le Pape, a
besoin
- de hérauts courageux de l’Évangile,
- de serviteurs généreux de notre
humanité souffrante,
- d’instruments de paix au milieu
de notre Paradis terrestre transformé en un enfer de misère, de meurtres, de
vengeance et de haine."
Quel programme pour nous, éducateurs
religieux, et pour les jeunes avides de travailler à restaurer la paix et de
manifester la sainteté de Celui qui a donné sa vie par amour!
Invitons les jeunes à combattre
courageusement en eux-mêmes d’abord, et autour d’eux ensuite, tout
sentiment de haine ethnique, toute manifestation, tout commencement, tout ombre
et tout soupçon d’orgueil "tribal" et de mépris de l’autre.
Dans la situation de notre pays, le
Congo, l’appel du Christ nous presse: nous devons prêcher, à temps et à
contretemps, quels que soient les désagréments voire même les risques,
toujours et partout. Que dans des "groupes de paix", nous vivions la
Charité, l’Amour sans frontières, la Réconciliation, l’Évangile du
Seigneur.
Voilà notre responsabilité, notre
vocation! C’est ainsi que nous manifesterons la sainteté et porterons le
salut du Christ.
F. Claude St-Amand
Un dimanche des
vocations
retentissant!...
Nous nous en souviendrons de ce
dimanche des vocations 2002! Et pour cause...
Depuis plus d’une semaine, déjà,
les mouvements de militaires se faisaient tantôt rassurants, tantôt
inquiétants. Une bonne partie de la population avait pris la précaution de
regagner ses champs avec tout ce qu’elle avait de plus précieux.
Tout de même, à la première messe
de ce dimanche, 21 avril, il y avait une bonne présence des chrétiens. Tous
écoutaient paisiblement l’homélie de l’abbé Curé quand l’explosion d’une
roquette fit se dresser la presque totalité de l’assistance. D’aucuns
eurent vite fait de trouver les portes et de déguerpir. D’autres hésitaient,
ne sachant quel parti prendre. Quand un calme relatif fut rétabli, l’abbé
expliqua que, dans la circonstance, la cathédrale demeurait encore le lieu le
plus sûr plutôt que de courir ça et là au risque de "rencontrer"
une balle perdue... Et la messe s’est poursuivie accompagnée de quelques
nouveaux bruits d’armes lourdes et légères.
La seconde messe avait lieu
spécialement à l’intention des jeunes des maisons de formation et devait
être animée par eux. Ils composaient pratiquement toute l’assistance.
Pendant ce temps, c’était un défilé presque continu de gens qui, avec leurs
effets, se déplaçaient vers la brousse.
Le reste de la journée fut ponctué
de nouvelles explosions et rafales de mitraillette. Les derniers bruits se
produisirent vers 17 h 30. Est-il besoin de dire que le match de foot ,qui
devait opposé une sélection des jeunes en formation à l’équipe
saint-Augustin, fut annulé.
Le nuit fut calme jusqu’au
lendemain matin à 5 h 30 où retentirent les derniers éclats signifiant l’entrée
à Dungu-Centre des "gens" venus d’Isiro. Depuis cette heure le
calme est revenu dans la ville. Et, timidement, les habitants rentrent à la
maison.
Vivre la guerre, c’est désirer la
paix de tout coeur et prier le Bon Pasteur de protéger toutes ses brebis. C’est
ce qu’Il a fait au cours de ces derniers événements où on n’a eu à
déplorer aucun décès.
Le frère Étienne
nous écrit
Voici un extrait d’un mot reçu du
frère Étienne qui poursuit toujours ses études à Angers:
"D’autre part, pendant que
les uns et les autres se bataillent pour ceci ou cela, quant à moi, mon unique
adversaire contre qui je me bas aussi en ce moment, ce sont les examens du
second semestre qui débuteront très prochainement: du 6 au 7 mai pour la
première session, et la seconde session en début juin. Les forces sont en
train de se mobiliser en conséquence dans l’espoir de ne pas perdre la
bataille... si tout va bien.
’est sans doute aussi pour cette
raison que frère Uzele que j’ai eu la joie de rencontrer dimanche dernier à
la profession perpétuelle se propose de venir passer une soirée avec moi avant
de remonter sur Paris où son train pour Rome l’attend vendredi soir, histoire
de remonter un peu le moral... ce qui n’est pas mauvais!!!
Du reste, nous vous demeurons unis
par la prière dans l’espoir d’un retour immédiat au calme et surtout à la
paix !
Salutations à tous les confrères et
amis sans oublier les juvénistes et novices !
Fraternellement,"
F. Etienne
Frère Jean-Népo
Seulement un petit mot reçu du
frère Jean-Népo qui poursuit ses études à l’université de Kisubi, mais c’est
un mot qui nous réjouit tous:
"Pour moi tout va bien. Le
premier trimestre s'est bien termine parce que je l'ai réussi. J'en suis très
content.
Salutation aux confrères."
Fr. Jean Népomuscène.
Bon voyage!
Le 26 avril dernier, la communauté
de Dungu voyait diminuer temporairement ses effectifs. En effet, le frère
Marcel Matte et le frère Médéric (Roch) Boutin profitaient de l’avion pour
se rendre à Aru.
Le frère Boutin devait continuer sur
Bunia dès le lendemain. Il résidera là-bas et aura pour tâche d’aménager
la nouvelle résidence acquise dernièrement pour la communauté locale. Nous
lui souhaitons un agréable séjour à Bunia. Nous ne doutons aucunement que le
travail qu’il effectuera sera à la satisfaction des confrères.
Quant au frère Marcel Matte il
devait passer à Arua le jour même et, le samedi, poursuivre sa route sur
Kisubi d’où il s’envolera vers le Canada pour son congé. Tous les
confrères te souhaitent un excellent séjour au pays natal. Prends bien le
temps de te reposer, et reviens-nous rajeuni, disponible et toujours prêt à
rendre service.
Gardons le sourire
Une compagnie de cinéma signe un
contrat avec un acteur. Le réalisateur explique:
- Il y aura une scène avec un lion.
Votre rôle: vous vous mettrez au lit de ce côté et le lion de l’autre. Une
scène extraordinaire!
- Coucher avec un lion? Jamais!
- Mais c’est une bête tranquille,
élevée au biberon.
- Moi aussi on m’a élevé au
biberon; mais depuis longtemps je préfère la viande!!!
O KATI YA BISO en bref III - 8
F.I.C. - Vice-province de l’Afrique
Centrale 15 mai 2002
Le coeur brûlant...
Il s’est fait reconnaître
A Bunia, un poster
des disciples d’Emmaüs dessiné par le Fr. Claude m’a particulièrement
frappé. En le regardant, ces mots de l’hymne de Pâques me revenaient en
mémoire : "Il est vivant... le coeur brûlant, il s’est fait
reconnaître". Cette réalité pascale m’a suivi tout le temps de ma
visite dans nos fraternités. De fait, je partais le coeur un peu lourd comme
les disciples. Que n’avons-nous pas fait pour construire: écoles, maisons,
juvénat, que d’efforts n’avons-nous pas déployés, que d’espoirs n’avons
nous entretenus. Un échéancier des années 80 nous laissait espérer un bon
nombre de frères pour l’an 2000. Mais voilà que les pillages et les guerres
nous ont frappés de plein fouet, au Rwanda d’abord puis en République
Démocratique du Congo. Nos établissements scolaires ont vieillis, le matériel
est devenu vieillot, voire inutilisable... Je commençais ma visite à la
manière des disciples, la tête basse, traînant les pieds. Mais dès mon
arrivée à Bunia, voilà que je commençais à voir la trace de Ses pas: votre
accueil, ce poster au mur de la chapelle, votre dynamisme au travail, votre
fidélité à la prière, vos délicatesses quotidiennes, vos projets éducatifs
et communautaires, nos rencontres personnelles où j’ai beaucoup reçu de
chacun de vous. Peu à peu, j’ai relevé la tête. Il est vivant! En dépit
des troubles persistants, des difficultés et des privations de toutes sortes,
au milieu du bruit des canons, il est encore temps de planter, de construire.
Vous avez raison, c’est lui qui marche à nos côtés et nous enseigne.
Aujourd’hui, c’est la fête de l’Ascension. Laissons-nous entraîner dans
sa montée vers le Père.
Frère Gaétan
Nouveau conseil
Le changement d’un Supérieur
majeur entraîne nécessairement, aussi, le choix de nouveaux conseillers. L’élection
et le dépouillement ayant été faits, nous donnons ici la composition du
nouveau conseil qui assistera le frère Gaétan, nouveau supérieur, dans l’animation
et la gestion de notre vice-province.
Les confrères élus sont donc:
frères Aniuwe Dengbanda, Lucien Fortin, Gabriel Lauzon, Pascal Mbolingaba et
Herman Tanguay.
O Kati Ya Biso tient à féliciter
bien sincèrement ces nouveaux élus. Nul doute que, entouré d’une telle
équipe, le frère Gaétan se sentira bien appuyé.
R.I.P.
Le 3 mai, par message phonique, nous
apprenions le décès du Papa du Frère Landa Floribert, novice de première
année. C’était aussi l’oncle du juvéniste Landa Félix. Nous offrons nos
sincères condoléances à toutes les personnes touchées par ce deuil,
spécialement la famille immédiate et notre frère Landa. Nous n’avons pas
manqué d’avoir une pensée bien spéciale pour le repos de son âme dans nos
prières, de même que pour toute la famille éprouvée.
M. Landa, qui était en ancien
élève de l’Institut Wando, a travaillé surtout à POKO dans le monde de l’enseignement,
d’abord comme enseignant et, au moment de son décès, presque subit, il
était directeur d’école, toujours à POKO.
De la visite!...
Ce n’est pas souvent que nous avons
le bonheur de recevoir de la visite en provenance d’Isiro. Nous avons eu cette
joie le 8 dernier. Profitant d’un voyage du petit porteur vers Dungu, le père
Richard Cantin, rsv, curé de la paroisse St-Rosaire d’Isiro en a profité
pour venir nous rencontrer. Bien sûr, il a profité de son voyage pour joindre
l’utile à l’agréable. En effet, nous en avons profité pour mettre au
point quelques utilités électroniques.
Ce furent deux jours bien remplis. Et
le 10, toujours avec ASF, il regagnait Isiro afin d’être présent à ses
paroissiens pour le dimanche de l’Ascension.
Grand merci, père Richard, pour ce
séjour trop bref parmi nous. Sachez que vous êtes toujours le bienvenu chez
nous.
Repos forcé...
Il se trouve que la santé du Frère
Gaétan s’est un peu dégradée... D’accord avec le frère Provincial il a
été décidé qu’il n’attendrait pas plus longtemps avant de prendre le
repos que nécessite son état. Aussi, le 11 mai dernier, a-t-il profité du
dernier voyage de l’avion avant le congé du pilote pour se diriger vers Aru,
d’où il gagnera le Canada.
Le frère Provincial a demandé au
frère Maurice d’assumer un intérim qui ne devrait pas se prolonger.
Nous souhaitons un bon repos au
frère Gaétan. Que l’air du pays natal, accompagné de nos prières, l’aide
à se remettre en bonne forme.
Une fracture...
C’était le 10 mai au cours de l’avant-midi,
pendant le cours d’éducation physique. Le juvéniste Kabadunga fait une
mauvaise chute suite à laquelle son bras gauche lui procure une douloureuse
sensation. Craignant une fracture, le frère Aniuwe, préfet, a tôt fait de le
transporter à l’hôpital. On a vite fait de constater la fracture des deux os
de l’avant bras.
On met donc son bras dans le plâtre
et on le retient à l’hôpital pour quelques jours. À tour de rôle, les
juvénistes se dévouent pour lui porter la nourriture des repas et, même, pour
lui tenir compagnie la nuit en dormant dans le lit voisin, au cas où...
Heureusement tout se passe bien et,
le 13 mai au midi, Kabadunga peut regagner le juvénat et recommencer à suivre
ses cours le 14. Nous lui souhaitons tout le courage et la patience nécessaires
pendant ce temps d’épreuve.
Un congé bien
mérité
Après six mois de travail aux
commandes du petit porteur, notre valeureux pilote, M. Guy Gervais, a bien droit
à un congé en même temps qu’à un bon repos. C’est ainsi que, le 12 mai,
il quittait le Congo en route vers Nairobi où l’avion sera stationné.
Ceux qui séjournent au Congo savent
que les voyages ne sont pas chose aisée. On est très heureux d’avoir l’avion
pour effectuer certains déplacements nécessaires. Tout nous est facile! Mais,
tel n’est pas toujours le cas pour celui qui est aux commandes. Aussi
longtemps que l’appareil est dans les airs, ça va! C’est lorsqu’il se
pose que, souvent, les problèmes commencent. N’oublions pas que le pays est
toujours en guerre et ne se pose pas n’importe où qui veut!!! Que de
précautions à prendre et de tracasseries à endurer... et ce, toujours avec le
sourire!
Toute notre admiration et notre
reconnaissance pour le beau travail accompli! Notre pilote a bien mérité son
congé, et nous le lui souhaitons le plus heureux et le plus reposant possible.
Gardons le sourire...
Le chirurgien, après avoir pris bien
des précautions, déclare à son patient:
- "J’ai bien peur de devoir
vous couper les deux jambes".
Le patient proteste:
- "Si vous me faites ça,
docteur, je jure que je ne mettrai plus les pieds dans cet hôpital!"
"... ET JE PRIERAI
LE PERE ET IL VOUS DONNERA UN AUTRE PARACLET, POUR QU’IL SOIT AVE
VOUS A JAMAIS..." (Jn 14,16)
info
ituri
LE NOVEMBRE NOIR A BUNIA
Le mois de novembre 2000 a été un mois de dure
épreuve pour la population de Bunia. Un mois d'affrontements sanglants entre
les armées de Mbusa et de Wamba; un mois de souffrances, un mois de misères
... pour une population meurtrie, appauvrie par la guerre que subit le Congo
depuis deux ans et par les affrontements inter ethniques hema-Lendu qui ont
déjà fait plus de 15.000 morts et 250.000 déplacés.
Pour permettre aux gens d'avoir une idée sur ce qui s'est passé durant le mois de novembre, et qui continue
jusqu'à ce jour, nous
présentons ci-après certains événements qui ont marqué ce mois. Tout est
parti le 29 octobre lorsque la population de Bunia s'est réveillée avec des
tracts devant les portes de maisons. Des tracts qui demandaient le départ des
envahisseurs ougandais. Ces tracts seraient initiés par les hommes de Wamba qui
ont marre des contradictions ougandaises.
Le lundi 30 octobre 2000: les femmes de Bunia
organisent une marche de protestation qui dure à peu près trois heures de
temps.
Le mercredi 2 novembre: une seconde marche des femmes.
Celle-ci va de 9 heures à 14 heures. Elle paralyse la circulation sur le
boulevard de libération. On voit des femmes habillées à moitié, seins à
découvert, etc.
Durant toutes ces deux marches, on pouvait lire sur les
calicots:
nous mamans congolaises, sommes
fatiguées de cette guerre qui nous a beaucoup appauvries
* nous demandons le départ de toutes
les troupes étrangères: ougandaises, rwandaises, zimbabwéennes, angolaises,
namibiennes... du Congo
* non à la guerre, oui à la paix
*non à la domination, à la
recolonisation, à l'esclavage, aux violations des droits humains, à l'exploitation de nos ressources, à
l'enrôlement de nos enfants au service
militaire, à la hausse exagérée du dollar et des prix des produits de
première nécessité;
* non à la partition du pays
* oui au dialogue inter congolais
* vous étiez venus nous aider et non
nous coloniser et exploiter nos richesses.
Le jeudi 2 novembre, le soir, un militaire ougandais
passe à la radio locale pour mettre en garde la population de Bunia contre
toute marche qui serait organisée. Des menaces sévères, allant jusqu'aux
coups de feu, sont proférées aux congolais qu'on trouverait dans la rue pour
marcher contre la présence des ougandais au Congo. Une troisième marche était
donc prévue le 4 novembre. Celle-ci devait rassembler toute la société civile
et on prévoyait même de s'attaquer ouvertement et violemment aux ougandais.
Le Vendredi 3 novembre, Wamba dia Wamba fait une
descente sur le grand marché de Bunia dans la matinée. Il rencontre les
vendeurs qui lui parlent de la hausse exagérée du taux de dollars. L'histoire
de dire aux gens que je suis avec vous. Le même jour à 15 heures, une
délégation de la société civile tente de le rencontrer pour poser le
problème des salaires des fonctionnaires, du drapeau national qui ne flotte
plus nulle part et de l'hymne national qui n'est plus chanté lors des
cérémonies officielles, surtout lorsqu'il y a présence des ougandais, de l'insécurité généralisée dans
l'Ituri. Au même moment, on remarque un
mouvement suspect des militaires en ville. Ils sont déployés partout et la
population commence à se poser des questions. Des magasins ferment les écoles
ferment dans la précipitation et chacun regagne sa maison. La délégation de
la société civile n'est pas reçue et tout le monde quitte le bureau de Wamba
dans la précipitation. A 17 heures, un communiqué de destitution de Wamba
est diffusé à la radio. Le militaire qui lit le communiqué annonce que
l'armée a destitué Wamba et a désigné Mbusa à la direction du mouvement. Le
communiqué est signé Commandant Jean-Claude Kiza.
Que reproche-t-on à Wamba? ( Selon le communiqué lu
à la radio) - incapacité d'imprimer une dynamique d'unité - crises
successives au sein du mouvement - haine tribale ravivée - refus d'organiser l'armée et de
s'associer à d'autres mouvements de libération - blocage des
initiatives vers l'unité et la concorde - appel à la haine des congolais
contre les ougandais - organisation des marches en vue de contraindre les
ougandais à quitter le territoire sous contrôle du RCD/ML - risque de priver
le RCD de son allié et créer ainsi des conséquences humanitaires,
économiques et sociales graves - la diffusion des émissions télévisées de
la RNTC Kinshasa, émissions dites d'appel à la haine du gouvernement Kabila
sur les alliés - conforte la population dans sa crainte de la partition du
pays.
Le samedi 4 novembre, la marche n'a pas lieu. Mbusa
organise une rencontre avec des gens qui veulent l'entendre pour approuver par
acclamation les textes du RCD. Près de 100 personnes, pour la plupart des
curieux, des étudiants et des leaders hema, vont l'écouter. Il promet la
publication dans 48 heures d'un gouvernement de salut public, la réunification
avec Goma et avec Lumbala (Bafwasende).
Le dimanche 5 novembre, les hommes de Mbusa tentent de
déloger Wamba, retranché avec une dizaine de cadres et d'une cinquantaine de
militaires de sa garde appelée PPU ( président protection unity), échec. Les
hommes de Mbusa, en majorité des mineurs recrutés à Beni, sont repoussés. On
dénombre quelques morts dans les rangs de Mbusa. Mbusa envoie une délégation
à Mahagi et Aru, deux postes frontaliers qui produisent beaucoup d'argent. A
Aru, la délégation est arrêtée par la population et remise aux militaires
ougandais qui la renvoie sur Bunia via Mahagi. L'argent leur est refusé. La
délégation tente la même opération à Mahagi mais les agents de la douane
sont allés se cacher et n'ont rien remis.
Le jeudi 9 novembre, le colonel Kayumba Wamara de l'armée ougandaise, arrive à Bunia. Il est arrivé accompagner de Tibasima. Il
fait passer un communiqué à la radio et demande aux différentes positions
militaires de garder les endroits qu'elles occupent et de ne pas bouger. Ceci n'arrange pas les habitants de Bunia qui
s'attendaient à un retrait des
militaires armés de la ville. Ce qui aurait permis aux parents d'envoyer leurs
enfants à l'école. Objectif de sa visite: obtenir le départ de Wamba. Deux
jours de discussions qui n'aboutissent à aucun résultat. Pour montrer à
l'Officier ougandais qu'il ne veut pas partir, Wamba dia Wamba rentre dans sa
chambre et s'y enferme. Poliment, un élément de la garde de Wamba vient dire
au colonel Kayumba :" le président se repose et vous feriez mieux de
quitter la résidence et y revenir demain." Fâché, l'officier ougandais
quitte Bunia à 19 heures alors que la piste n’est pas balisée. A Bunia, tout
le monde a compris que le colonel Kayumba était venu pour installer Mbusa. L'armée ougandaise prend le contrôle de la radio. Mbusa et ses hommes ne
peuvent plus mettre leur pied sur les installations de la radio. Ce qui ne
permet pas à Mbusa de faire passer son communiqué et annoncer son plan d'action.
Assiégé, Wamba a pu obtenir un corridor de passage,
négocié par les agents de liaison de la Monuc, en vue de s'approvisionner au
marché. Pendant ce temps, Wamba communique à la population par des notes que
ses cadres jettent dans la rue. Il demande à l'armée de rester loyaliste; il
accorde l'amnistie à tous ceux qui ont participé au putsch. De leur côté, MM
Eneko, Bulen et Uringi (respectivement vice-gouverneur, ministre des finances et
gouverneur de province), cadres ituriens restés fidèles à Wamba publient une
information qui crée un tollé dans la population de Bunia. Ils dénoncent le
contrat de vente de la société Kilo-Moto (OKIMO) aux libanais-ougandais. Ils
affirment que le nœud du problème c'est le refus de Wamba de signer ce contrat
qui aliène le patrimoine national. Depuis des mois déjà, cette information
circulait à Bunia. Le point de départ était la mise en marche de certaines
machines grâce à un fonds venu d'on ne sait où. On parle d'un prêt accordé
à l'OKIMO par un homme d'affaires de Bunia... un certain Manu. On parlait
déjà aussi d'un certain lobby hema qui était derrière cette affaire et qui
ne voulait pas de Wamba (témoin gênant qu'il fallait coûte que coûte
neutraliser).
Tous les habitants du Sud de la ville (quartier où
réside Wamba) sont interdits de rejoindre le centre ville. Ceux qui
réussissent à en sortir ne peuvent plus rentrer. Pourtant, le marché est
situé au nord de la ville. Ceux qui tentent de rentrer dans le quartier sont
accusés d'apporter de l'assistance à Wamba. Plusieurs enfants envoyés par
leurs parents au marché sont bastonnés par les militaires de Mbusa et les
vivres ravis.
Le lundi 13 novembre, le président de la société
civile, qui habite derrière la résidence de Wamba parvient à sortir du
quartier pour s'approvisionner au marché. En route pour chez lui, il est
arrêté par les militaires de Mbusa devant bureau de ce dernier. Il est
interrogé, brutalisé. Les militaires lui ravissent sa provision et tout l'argent
qu'il avait. Après y avoir passé trois heures et grâce aux
démarches menées par son épouse auprès du commandant de l'armée de Mbusa,
le président est libéré mais son argent et sa provision ont disparu.
Le mercredi 15 novembre, les ONGD locales, réunies au
sein du Collectif Régional des ONGD de l'Ituri (CRONGD/IT) bravent l'armée
ougandaise qui interdit toute rencontre et organisent une réunion qui s'arrête
avec une pétition adressée à M. Kamel Morjane, représentant spécial
du Secrétaire Général des Nations Unies à Kinshasa sur la situation à
Bunia. Dans leur pétition signée par 19 ONGD présentes, les délégués d'ONGD
dénoncent:
* les actions militaires qui se
déroulent à Bunia paralysant ainsi toutes les activités;
* les actions confuses de l'Ouganda
dans son mode d'intervention vis-à-vis des 2 belligérants
* le comportement des belligérants
dans leur méthode de conquête et de maintien au pouvoir
* l'insécurité entretenue par le RCD/ML et son allié ougandais, resté anonyme et invisible
jusqu'à la
naissance du RCD. I
================
SUITE SUR LE MESSAGE SUIVANT
Voici la
suite de "NOVEMBRE NOIR EN ITURI"
======================
Les ONGD exigent: * la suppression immédiate et
inconditionnelle des fronts installés en ville * le retrait effectif et urgent
de l'armée ougandaise du Congo conformément à la résolution 1304 du Conseil
de Sécurité des Nations Unies *la disqualification du RCD par la Communauté
internationale comme mouvement politique et le départ du RCD de l'Ituri * le
déploiement urgent d'une force neutre
O KATI YA BISO en
bref III - 9
F.I.C. - Vice-province de l’Afrique Centrale 1er
juin 2002
Le Corps et le Sang du Christ!
Grains de froment,
nous sommes appelés à nous perdre dans l’unique pain,
membres du même corps.
"Ces mystères portent le nom de
"sacrements", parce que l’apparence ne correspond pas à leur
réalité profonde. Que voit-on? Un objet matériel. Mais l’esprit y discerne
une grâce spirituelle. Veux-tu comprendre ce qu’est le corps du Christ?
Écoute l’apôtre dire aux fidèles: Vous êtes le corps du Christ et ses
membres."
Si donc vous êtes le corps du Christ et ses membres,
c’est votre propre symbole qui repose sur la table du Seigneur. C’est votre
propre symbole que vous recevez. À ce que vous êtes, vous répondez:
"Amen." Sois un membre du corps du Christ, afin que ton
"amen" soit vrai.
Comment ce pain est-il donc le corps du Christ? Ne
proposons pas ici d’opinion personnelle, mais écoutons encore et toujours l’Apôtre,
qui déclare à propos de ce sacrement: "Quoique
nombreux, nous sommes un seul pain, un seul corps." Comprenez et
réjouissez-vous! Unité. Vérité. Piété. Amitié. Un seul pain. Rappelez-vous
que le pain n’est pas formé d’un seul grain, mais d’un grand nombre. Au
moment des exorcismes, vous étiez comme broyés. Au moment du baptême vous
avez été comme imbibés d’eau. Et quand vous avez reçu le feu de l’Esprit
Saint, vous avez été comme passés à la cuisson. Soyez ce que vous voyez, et
recevez ce que vous êtes." (Saint Augustin)
Un stage imprévu
Le départ rapide du frère Gaétan vers le Canada,
pour raison de santé, laissait le frère Herman seul à la communauté du CCB
de Bangadi. Sans doute, les autres membres de l’équipe du Centre étaient sur
place pour le seconder. Mais, combler tout le vide laissé par le départ du
frère Gaétan, qui est directeur du campus, eût relevé du défi.
Je crois qu’une solution heureuse a été trouvée
au problème qui se posait. N’était-ce pas une belle occasion de proposer à
nos deux novices de deuxième année un stage utile à plus d’un point de vue?
Le frère Maître, consulté sur le sujet, s’est dit tout à fait d’accord,
pendant que, de son côté, le frère Herman disait ne pouvoir souhaiter mieux.
C’est ainsi que, le 16 mai à 13 heures, les frères
Mikanipale Roger et Mitambwatile Ghislain montaient à bord de la camionnette du
CCB venue tout exprès pour les chercher. Ils sont bien arrivés à destination
sans problème.
Depuis, nous ne recevons que de bonnes nouvelles en
provenance de Bangadi. Nos deux confrères novices rendent de précieux services
en dispensant des cours et en prenant en charge plusieurs petits travaux sur la
parcelle du Centre.
Le frère Herman n’a pas oublié leur formation et
leur a réservé deux bonnes heures, au cours de l’avant-midi, leur permettant
de poursuivre personnellement leurs cours, de rédiger des devoirs, de faire des
lectures, etc.
Inutile de dire que nous leur souhaitons un heureux
séjour au CCB en plus d’un fructueux apostolat. Notre prière les
accompagnent, eux et tout le personnel du Centre Catéchétique.
Nouvelles de Kirambo
"Nous avons reçu la visite du Vice_Provincial du
18 au 22 avril. Cela nous a permis d'apprécier sa bonne humeur et sa
compréhension.
Il a rencontré individuellement chacun des Frères de
Gisenyi et de Kirambo. Il a également fait des réunions communautaires, ce qui
lui a donné du pain sur la planche pour son conseil dont les membres ont été
nommés dernièrement.
Il a aussi rencontré les jeunes du groupe vocationnel
et leur a donné son témoignage de vie comme FIC.
Merci F. Gaétan pour ta visite et ton amabilité.
Tout cela nous a donné un nouvel élan pour notre mission."
F. André
De nouveau l’Afrique...
Un mot du frère Gabriel Lauzon nous apprend que le
frère Robert Turcotte reprend du service en Afrique. En effet, le voilà rendu
à Gisenyi, Rwanda, pour remplacer le frère Rémi Brodeur dont les services ont
été requis à KIRAMBO pour épauler les confrères qui se dévouent sur place.
Nous sommes tous heureux de ce retour du frère Robert chez nous. Nous lui
souhaitons un agréable séjour et ne doutons pas de tout son dévouement.
La présence du frère Rémi sera d’autant plus
précieuse à Kirambo que les frères Paul-Émile Lebel et André Bilodeau
doivent voyager pour leur congé régulier au Canada. À l’un et l’autre
nous souhaitons un congé heureux et reposant.
Une autre nouvelle que nous communique le frère
Gabriel c’est le changement de nom de notre école de Kirambo. Cette dernière
s’appelait, jusqu’ici, FIC ADEBU. Elle vient d’être rebaptisée, et sera
désormais identifiée comme: TTC Jean-de-la-Mennais de Kirambo.
Nouvelles du F. Michel Dussault...
Après quelques années passées aux Philippines et au
Japon, nous apprenons que le frère Michel Dussault se rendra à Rome l’an
prochain pour y faire l’année de rénovation. Avec lui, nous en sommes très
heureux et nous lui souhaitons déjà un fructueux séjour là-bas!
Et après cette année passé à Rome??? Pourquoi pas
l’Afrique? Et pourquoi pas le Congo? Le frère Michel n’en a certainement
pas perdu le goût. Nous ne prenons pas de chance et nous lui souhaitons, dès
maintenant, la plus fraternelle bienvenue!
Le frère Gaétan...
Selon les dernières nouvelles reçues, le frère
Gaétan va bien. Il se repose, et ce repos semble porter fruit.
Comme il l’écrit lui-même: "la santé va de
mieux en mieux. Reste à voir si la tendance se maintiendra. Il faut l’espérer."
Avec toi, frère Gaétan, nous souhaitons que ces
bonnes nouvelles se confirment à mesure que le temps avance. Profite bien de
tous ces moments pour "refaire le plein"! Nous te demeurons très unis
et par l’amitié et par la prière.
On déménage...
Les nouvelles en provenance de Bunia se font plutôt
rares. On le comprend un peu puisque nos confrères devraient être en plein
déménagement. En effet, en principe, le 31 mai, ils devaient quitter la
résidence louée depuis quelques années pour aménager dans celle dont nous
avons fait l’acquisition récemment.
Heureusement, notre nouvelle habitation n’est pas
loin de l’ancienne. Mais, il faut tout de même emballer, vérifier, et voir
à ce que rien ne se perde dans le déplacement.
Nous souhaitons à la fois bien du plaisir et beaucoup
de courage à nos confrères dans cette nouvelle résidence qui sera
certainement plus fonctionnelle, mais à laquelle il faudra apporter quelques
aménagements.
Gardons le sourire...
Un groupe de touristes américains visite le volcan
Virunga. Un guide les accompagne. Arrivé au bord du cratère, l’un des
touriste s’exclame:
- "Mon vieux, ici, il fait plus chaud qu’en
enfer."
Le guide commente:
- "Ces américains, ils ont vraiment été
partout!"
LA NUIT QU’IL FUT
LIVRÉ
LE SEIGNEUR
PRIT DU PAIN...
O KATI YA BISO en
bref III-10
F.I.C. - Vice-province de l’Afrique
Centrale 15 juin 2002
Bienvenue au F. Claude Beauchesne!
Presqu’en dernière
heure, nous apprenons que le frère Claude Beauchesne, assistant général,
viendra passer les vacances parmi nous. Cette nouvelle nous a réjouis. Aussi,
lui souhaitons-nous la plus fraternelle bienvenue.
La date exacte du
voyage n’a pas encore été arrêtée, mais il devrait voyager fin juin ou
début juillet. Espérons qu’il ne sera pas obligé, comme à l’occasion de
sa première visite, de faire par route le trajet Aru-Dungu. Nous ferons l’impossible
pour lui éviter cette épreuve.
Bon voyage, frère
Claude, et bienvenue chez nous!
Les activités
apostoliques
des novices
Sur demande du F.
Préfet, F. ANIUWE Dengbanda, en collaboration avec l’aumônier de l’Institut
Wando, l’Abbé GBAKU MOKE François, les novices ont été invités à assurer
la catéchèse du baptême, de la première communion et de la confirmation aux
élèves qui désiraient recevoir l’un ou l’autre des ces sacrements.
L’instruction
débuta en janvier avec trois rencontres par semaine: le lundi, le mercredi et
le vendredi de 13h00 à 14h00. Après une grande affluence au début, certains
candidats ont vite déserté, laissant place uniquement à ceux qui désiraient
vraiment et profondément les sacrements. Durant la nuit de la Veillée pascale,
9 catéchisés ont été confirmés par Mgr l’évêque, à la Cathédrale, en
même temps que les fidèles de la paroisse.
Le 1er
juin, ce fut le tour des deux catéchumènes de recevoir le baptême et pendant
qu’un troisième accédait pour la première fois à table eucharistique. Ces
deux événements furent pour nos catéchètes autant de motifs de joie que de
fierté d’avoir contribué à la naissance ou la croissance des enfants de
Dieu dans l’Église. Félicitations à nos catéchètes et leurs ouailles pour
la ténacité et la persévérance dans le labeur et l’effort apostolique.
Nous souhaitons que leur foi aille toujours grandissante.
Outre cette activité
apostolique, les novices et leurs formateurs, chacun à tour de rôle, animent
aussi le Groupe vocationnel des candidats juvénistes F.I.C. tous les samedi
pendant une demi-heure, de 12h00 à 12h30. Les thèmes varient selon l’orateur
du jour, mais s’inspirent davantage de l’exemples des vocations bibliques et
de la vie des Frères de l’Instruction Chrétienne.
La dernière
activité apostolique extra-noviciat consiste à rendre visite aux malades de l’hôpital
général de Dungu une fois par mois. C’est un temps que les novices
apprécient beaucoup, mais surtout les malades qui se sentent soulagés par des
inconnus qui pensent à eux en laissant de côté leurs occupations (Quand j’étais
... malade, ... et vous m’avez visité Mt 25,35-36).
F. Pascal
Bunia
Touchant l’aménagement dans notre
nouvelle résidence, le frère Robert Bluteau, en date du 9 dernier, nous écrit
ce qui suit:
"Concernant les travaux de la
maison, cette semaine il y a eu de très gros progrès: toutes les grilles
antivols sont posées, les portes des chambres réparées et peinturées, les
fosses sceptiques vidées et nettoyées, la plomberie presque terminée. Le mur
de séparation de la chambre sud_ouest près de la salle à manger sera terminé
au milieu de la semaine prochaine. Le déménagement aura lieu probablement dans
la semaine du 16 juin."
Merci, à notre confrère, pour ces
bonnes nouvelles! Et, comme le frère Robert a déjà quitté Bunia depuis le 12
juin pour son congé régulier, nous lui souhaitons un excellent et reposant
séjour au Québec.
F. Emmanuel Bazimaziki
Une bonne nouvelle! Un mot reçu du
frère Peter Kazekulya, a.g., nous apprend que le frère Emmanuel Bazimaziki a
été admis à Tangaza College, Nairobi. Il pourra donc y poursuivre ses études
de niveau universitaire.
Reçois toutes nos félicitations,
frère Emmanuel! Nous sommes très heureux pour toi et te souhaitons tout le
succès possible.
R.I.P.
Ces derniers jours, nous apprenions,
par les pères Comboniens, le décès du Frère Santo Bonzi survenu à Milan, en
Italie, le 2 juin 2002, suite à un cancer du pancréas.
Le frère Santo est un religieux bien
connu, au Congo, par les nombreuses constructions qu’il a dirigées. Seulement
à Dungu, des bâtiments importants nous rappellent son bon souvenir: le petit
séminaire, l’église de Dungu-Bamokandi et, surtout, la cathédrale de
Dungu-Uye.
C’est pour cette raison que, mardi
le 11 juin, à 9 heures, une messe de requiem, présidée par son Excellence
Monseigneur Domba, était célébrée dans la cathédrale pour le repos de l’âme
du valeureux religieux constructeur.
O Kati Ya Biso tient à offrir ses
plus sincères sympathies à toute la famille Combonienne.
Les examens...
La fin de l’année scolaire est
toute proche et ça se voit: comme jamais au cours de l’année, on voit les
élèves se promener avec des livres et des cahiers de notes à la main. Pour
les uns il s’agit de revoir ce que l’on a déjà bien étudié, pour les
autres on tente de reprendre le temps perdu... Mais tous n’ont qu’un but: le
succès!
Le succès, nous le souhaitons à
tous et à chacun mais... tout en sachant très bien qu’il y aura des
malheureux le premier juillet prochain.
C’est en effet le premier juillet
qu’aura lieu la proclamation des résultats clôturant la présente année
scolaire. C’est donc dire que les grandes vacances sont déjà tout près. À
chacun, nous les souhaitons bonnes, heureuses et reposantes!
Deux confrères nous
reviennent
Deux confrères sont
particulièrement enchantés de voir l’année scolaire prendre fin. Il s’agit
des frères UZELE COTHUM Dieudonné et TINGBAGBE Jean.
Le premier termine, à Rome, trois
années d’études en théologie. Selon ce que nous savons, tout est déjà
clôturé et réussi. Félicitations!
Autre raison de féliciter le frère UZELE: le frère Supérieur général en conseil a répondu favorablement à la
demande de notre confrère et l’a admis à la profession perpétuelle. C’est
une nouvelle qui nous réjouit tous. Il peut compter sur le secours de nos
prières.
Quant au frère TINGBAGBE Jean, il
termine ses trois années de scolasticat à Abidjan et devrait nous arriver vers
la fin du présent mois.
À ces deux confrères, nous tenons
à dire toute notre joie de les revoir bientôt parmi nous. Ils seront
certainement accueillis à bras ouverts. Et ils n’ont pas à s’inquiéter
quant au travail à faire... c’est ce qui manque le moins.
Gardons le sourire
Croyant ou pratiquant??
Parmi les touristes italiens qui
visitent, à Moscou, les lieux sacrés de la lutte du prolétariat, il y en a un
qui insiste pour voir aussi les anciennes basiliques.
- "Est-ce que vous êtes
catholique?" lui demande avec étonnement le guide moscovite.
- "Oui. Je suis croyant,
mais pas pratiquant."
- "Et vous, est-ce que vous
êtes communiste?" demande le touriste.
- "Oui. Je suis pratiquant,
mais pas croyant."

O
KATI YA BISO en bref III-12
F.I.C. - Vice-province de l'Afrique
Centrale 01 septembre 2002
LA PROVIDENCE NE DÉÇOIT JAMAIS
Au début de cette nouvelle année scolaire, nous avons plusieurs motifs
pour rendre grâce à Dieu et lui faire confiance. L'année qui vient de
s'éteindre, nous avons connu plusieurs événements malheureux qui auraient pu
nous décourager à en croiser les bras : les mouvements de militaires qui ont
paralysé les activités pendant des semaines..., la nomination du
Vice-Provincial qui, comme nous l'espérions, nous aurait bien aidés dans
le tournant que la Vice-province doit faire, etc...
À travers tous ces événements, Dieu a toujours été présent à nos
côtés. La Vice-Province a continué à survivre.
Quelques jours avant que nous entrions en retraite, les informations
circulaient sur l'arrivée prochaine des militaires à Dungu et d'une
éventuelle attaque. Nous nous sommes posés mille et une questions sur ce qui
était mieux de faire en ce moment. Nous nous sommes engagés dans ces exercices
spirituels en nous abandonnant entre ses mains. Les jours qui ont suivi, nous
nous sommes lancés dans l'assemblée, et les frères peuvent eux-mêmes
témoigner dans quel esprit s'est déroulée cette rencontre, que nous
espérons, portera des fruits durables pour la Vice-Province. Le jour
même où les chrétiens de la paroisse commençaient une neuvaine mariale pour
la paix au Congo, nous avons été surpris par des tirs des mitrailleuses et
autres... Était-ce pour éprouver ses enfants que Dieu a permis une telle
situation?
Bien que ces événements nous fassent souffrir beaucoup, nous devons
aussi chercher à y voir la main de Dieu. Ce sont des signes des temps que nous
devons scruter et trouver quelle est la volonté de Dieu pour nous en ce moment.
Nous devons le faire ensemble en ayant foi toujours en Dieu qui n' abandonne
jamais ses enfants quelle que soit leur situation. C'est le moment de lui offrir
nos misères, nos projets et lui demander d'y jeter un regard d 'amour et de
compassion. À travers tout ce que nous vivons, nous avons mille preuves de dire
que Dieu nous aime et de lui en rendre grâce.
F. MBOLINGABA Pascal
RETRAITE ANNUELLE
Malgré les multiples dérangements et troubles de tout genre, la retraite
annuelle a bel et bien eu lieu à Dungu, à la date prévue, du 09 au 15 août
2002. Nous tenions à maintenir cette date qui facilitait le rassemblement
des Frères et qui devait libérer plus tôt les Scolastiques qui se rendent à
Abidjan cette année.
Dieu a fait que nous passions ces jours saints sans obstacle majeur. En
entrant en retraite nous étions tous agités par les nouvelles d' affrontements
imminents entre les troupes de FLC et de RCD-ML. Nous avons confié notre
cause au Seigneur, sachant qu'Il peut bien nous parler dans le calme et dans le
tumulte. Les dispositions étaient prises pour un arrêt immédiat en cas d'un
"ça-ne-va-pas".
Bien que nous ayons regretté l'absence du P. Michel, carme de Butembo,
qui était prévu comme prédicateur, nous avons été réconfortés par la
présence du F. Assistant général, F. Claude Beauchesne, qui a pris le relais
en s' inspirant de la retraite sur l'Évangile de St. Jean, retraite donnée il
y a deux ans au Canada.
Les confrères de Bunia et de Bangadi n'ont pas pu nous rejoindre à
cause des différents conflits à Bunia et à Dungu. Ils y étaient certainement
de coeur et d'esprit.
À nous, s'est associé le P. Paul de Witt (OSA), qui, d'ailleurs
présidait nos célébrations eucharistiques. Nous lui adressons un sincère
remerciement pour son dévouement.
La Sr. Agnès (Franciscaine, étudiante à Kisangani) s'est jointe à nous
parce qu'ayant passé plusieurs jours en route à attendre les occasions, elle
est arrivée lorsque ses consoeurs avaient déjà terminé leurs exercices
spirituels. Sa présence a été aussi très appréciée, surtout pour la
décoration de nos salles.
M. Victor BASULE , laïc (membre du Groupe mennaisien de Dungu), était
des nôtres. C'est la première fois qu'un laïc s'est associé à nous pour la
retraite. C'est une expérience intéressante et à perpétuer si nous voulons
vraiment nous lancer dans la "mission partagée". Elle était
enrichissante des deux côtés.
Au départ, trois laïcs devaient participer à la retraite avec nous
(Maurice GAMUGU, Pasteur et Animateur au CCB/BANGADI, Justin KUMBOYO, Président
du GMD, Préfet de l'Institut NGASUYO (école des réfugiés) et professeur à
temps partiel à l'Institut Wando, M. Victor BASULE, Coordinateur adjoint des
écoles du HCR à Dungu et Doruma, professeur à temps partiel à l'Institut
Wando. Mais, hélas! Les craintes de la dernière minute n'ont pas permis cette
rencontre tant attendue.
À la fin de la retraite, nous avons eu la joie de célébrer les
émissions des premiers voeux des FF. Ghislain MITAMBWATILE et Roger MIKANIPALE,
le renouvellement des voeux des FF. Pierre DRAKPA et Jean TINGBAGBE. Les parents
des nouveaux profès, quelques voisins et amis se sont joints à la fête pour
rendre grâce à Dieu du don de l'appel et la réponse généreuse des
confrères.
ASSEMBLÉE DE LA VICE-PROVINCE
Dès le lendemain de la clôture de la retraite, les frères profès
présents, auxquels se sont ajoutés les FF. Claude ST-AMAND (de Bunia), Herman
TANGUAY (de Bangadi) et Dieudonné UZELE (arrivé récemment de Rome), se sont
réunis en assemblée pour discuter du futur de la Vice-Province, secteur CONGO.
Les débats se sont déroulés dans une très grande ouverture et dans la
simplicité. Plusieurs propositions ont été faites; mais il faudra attendre le
passage du F. Provincial, F. Marcel Lafrance, pour les décisions
déf-initives et la mise en application. S'il n'y a pas d'autres obstacles
majeurs, le F. Provincial sera chez nous vers la fin du mois d'octobre 2002.
VOEUX PERPÉTUELS
O KATI YA BISO nous avait déjà annoncé l'admission du F. Dieudonné
UZELE aux voeux perpétuels. Depuis lors, les lecteurs tendent toujours
l'oreille pour savoir à quand ce grand événement. Le voile est partiellement
levé, maintenant que l'élu lui-même est avec nous. Le lieu retenu c'est
Dungu. La date sera à préciser lorsque le programme détaillé du séjour du
F. Provincial sera connu.
UNE FAUSSE ALERTE
Ce vendredi 30 août, alors qu'il était environ 12.30h et qu'on se
préparait à dîner, je vois surgir un de nos travailleurs, répondant au nom
de "DEPENDA", avec un air angoissé et il me dit "Mon
Frère, le chauffeur de HCR "ayebisi biso bakomi penepene" (vient dire
qu'ils sont très proche de nous); et moi de lui poser la question "banani"
(qui ?); et lui de répondre : "bamilitaires". Tout de suite, notre
brave travailleur se retourne et prend la poudre d'escampette...
Et moi, de mon côté, j'alerte le Pasteur Gamugu et le Frère Herman. Ce
dernier prend la clé de contact de la Toyota avec deux travailleurs et fuie
vers la palmeraie pour aller cacher la voiture en forêt. Immédiatement, on se
met à ramasser ce qu'on estimait nécessaire... tout ça dans quinze minutes...
Pour éviter d'être trop à découvert, on prend la route du côté de la
palmeraie pour demeurer chez des voisins... tout en laissant le Frère
Kumbonyeki et quelques jeunes au Centre. Dieu merci, arrivés à plus ou moins
un kilomètre, on nous apprend que c'était une fausse alerte. Vous
comprenez alors, le climat combien nébuleux dans lequel nous essayons de nous
organiser.
F. Dieudonné Uzele.
UN LION SUR MON PERRON
À mon retour de Doruma, au début de juillet, j'apprends que la
population de Bangadi est comme excitée par la présence de lions à la
recherche de chèvres. Pendant trois nuits, les lions rôdaient sur la route de
la paroisse. On avait réussi à abattre la lionne qui avait dévoré une
chèvre la nuit précédente.
On pensait l'affaire close. Cependant le chasseur et quelques amis qui
avaient dépecé la lionne ont malicieusement prélevé les dents, les griffes
et les oreilles pour certaines opérations de sorcellerie. Mal leur en fut, car
ils ont été arrêtés et emprisonnés par le Chef de Collectivité pour
contrebande d'objets réservés uniquement à la famille royale dont l'animal
est l'emblème.
Pendant qu'ils étaient en train de purger leurs peines en travaillant aux
immenses champs du chef, d'autres lions sont sortis, plus affamés que jamais et
cette fois c'est dans notre quartier du Centre Catéchétique Bakanja. Les
propriétaires de chèvres étaient aux aguets.
Dimanche, le 21 juillet, quel ne fut pas mon étonnement, au lever, d'
entendre mon cuisinier qui m'appelle pour venir constater de visu les traces
fraîches d'un imposant lion qui était passé devant ma porte, dans la cour, en
avant de chez moi, près du poulailler et qui avait contourner le jardin.
Impressionnant et du jamais vu à Bangadi! Peu de temps après j'apprends
que le même lion s'est attaqué aux chèvres de notre chauffeur. Il s'est
réveillé et dans l'obscurité totale il l'a chassé mais avec un chevreau dans
la gueule. De même au niveau de certaines propriétés, les traces étaient
visibles à cause de la pluie qui était tombée. C'était donc le sujet de
conversation du jour. À la messe dominicale que je célébrais, j'ai fait
mention de la parole de St Pierre : "Le diable comme un lion rugissant
rôde aux alentours cherchant qui dévorer."
Depuis ce temps, les lions font encore leur tournée dans les rues de la
cité. Les gens restent sur le qui-vive. Je dors quand même très bien mais ma
porte est barrée...
F. Herman.
AU SERVICE DES JEUNES
Lors de nos échanges durant l'assemblée à Dungu, nous avons signalé l'
importance vitale de la relève. En voyant le magnifique programme que nous
avons développé, le petit groupe que nous sommes, (j'allais dire qui reste) a
besoin de s'engager et "d'aimer des groupes apostoliques d'où surgissent
les meilleures vocations, 4.1"
Je voudrais partager avec vous certaines idées intéressantes qui
pourraient nous stimuler dans le sens demandé. Aujourd'hui nous parlerons de
l'âme de tout mouvement de jeunes.
Une Mystique
Une Mystique comporte d'abord une doctrine, et en un certain sens une
doctrine cachée, comme l'étymologie du mot l'indique. C'est précisément ce
qui attirait les membres dans les religions anciennes, et ce qui les attire
encore dans les mouvements modernes. Cette idéologie d'une société, d'un
mouvement quelconque joue toujours un rôle prépondérant dans l'adhésion des
membres et l'élaboration de son programme d'action.
Au début de l'Église, les premiers chrétiens étaient initiés
progressivement à ce qu'on appelait alors "la disciple d'arcane" ou
doctrine secrète qui contenait les principaux dogmes de la foi et les grands
mystères de la foi. Le fascisme avait sa mystique, le nazisme aussi, fondé sur
l’erreur du racisme, le Mobutisme...
De même les jeunes qui entrent dans un mouvement apostolique doivent
savoir que nous avons une doctrine qui ne cède en rien à celle qui emballait
les premiers chrétiens jusqu'au martyre et qui dépasse infiniment les
élucubrations de certaines idéologies de notre temps: la doctrine du Christ,
à connaître progressivement et à faire entrer dans la vie. Pour le
jeune, cette doctrine se concrétise en trois sources auxquelles il doit sans
cesse s'alimenter: 1) l'Évangile, 2) La doctrine du Corps Mystique (base de sa
responsabilité et de sa mission), 3) La doctrine spéciale au mouvement, où
les deux précédentes sont appliquées à sa vie.
Avec des jeunes, et surtout des adolescents, tout ceci doit être exposé
de façon vitale et concrète plutôt que par de longs exposés théoriques.
C'est pourquoi on leur présente dans a) un CHEF
extraordinaire, b) une MISSION exaltante, c) une RESPONSABILITÉ personnelle.
Un Chef extraordinaire : le Christ
À l'adolescence, il est suprêmement important de passionner les jeunes
pour le Christ. C'est peut-être le seul angle par lequel faire évoluer des
gars à cet âge-là. Le jeune rêve d'hommes supérieurs qui réunissent
et font quelque chose. Présentons-lui le Christ, homme parfait et Dieu
incarné. Un Christ près de lui, en lui, le transformant de sa grâce, voulant
continuer à transformer le monde par lui.
Surtout pas de mièvrerie. Mais une spiritualité virile, un Christ fort,
courageux, audacieux, et qui veut des chrétiens de cette trempe. (à suivre)
Frère Claude ST-AMAND .
À l'absence du Vice-Provincial a.i., c'est le F. ANIUWE Dengbanda qui
sera chargé d'expédier les affaires courantes.
CONSEIL DE LA VICE PROVINCE
F. MBOLINGABA Pascal, Vice-Provincial a.i. F. ANIUWE Dengbanda, Conseiller F.
FORTIN Lucien, Conseiller F. LAUZON Gabriel, Conseiller F. TANGUAY Herman,
Conseiller (Le mandat de ce conseil termine avec la nomination du nouveau
Vice-Provincial en septembre-octobre)

O KATI YA BISO en bref IV - 1
F.I.C. - Vice-province de l’Afrique
Centrale 15 mars 2003
Reprise
Après plusieurs mois de silence, O
KATI YA BISO vous revient.
Le Frère Pascal et les membres du
Conseil m’ont demandé de reprendre la rédaction de notre petit journal de
famille. C’est avec plaisir que j’acquiesce à leur demande.
Je m’efforcerai donc, comme par le
passé, de vous tenir au courant des nouvelles qui touchent les F.I.C. oeuvrant
dans la Vice-Province, spécialement ceux du Congo.
Ce numéro, après un long silence,
sera assez bref. Il voudrait, en tout premier lieu revenir sur un événement
survenu le 3 janvier dernier, et qui touche plusieurs personnes du milieu, je
veux parler du décès du Frère Albert Simard, décès survenu le 3
janvier 2003.
Avec les Frères Raymond Hamelin,
Richard Doyle et Jean-Claude Hould il formait le premier contingent des F.I.C.
arrivés au Congo en 1969, Il devait y demeurer une vingtaine d’années. NOUS
NOUS SOUVENONS!
Le Frère Albert était né le 6
avril 1913. C’est dire qu’il avait tout près de 90 ans lors de son retour
vers le Père.
Je vous retranscris, ci-après, les
mots que le Frère Herman a rédigés en hommage au Frère Albert Simard qui a
été, entre autres, son maître de novice.
HOMMAGE
AU F. ALBERT SIMARD.
C'est toujours avec
étonnement et beaucoup de chagrin qu'on apprend la disparition d'une personne
qui nous est chère et qui a joué un rôle important dans sa vie. Au loin, au
centre de l'Afrique, cette nouvelle prend d'autres dimensions car on se sent un
peu seul et on ne peut que difficilement partager son deuil.
Quand on jette un
regard rétrospectif sur la vie bien remplie du F. Albert, certains sentiments
surgissent à notre esprit :
1. Sentiments
d'admiration pour cet homme qui s'est donné corps et âme au service de
l'Église et de sa Congrégation.
2. Sentiments de
reconnaissance à la famille Simard pour avoir donné un des siens comme
religieux_éducateur.
3. Sentiments et
prières d'action de grâces envers Dieu pour avoir mis sur notre route un tel
religieux qui a témoigné assidûment de ses convictions religieuses: par son
enseignement, ses actes et toute sa vie. Il fut un don de Dieu à l'Église et
à la Congrégation des Frères de l'Instruction Chrétienne
4 Sentiments
d'émerveillement pour ses 89 ans de vie et ses 73 ans de vie religieuse. Nous
souhaitons que son témoignage demeure et que son exemple soit suivi.
Toute une
génération de Québécois, qui sont aujourd'hui dans la soixantaine (et dont
je suis) veulent lui rendre hommage pour la formation spirituelle, théologale,
morale et humaine qu'ils ont reçue, quand il était directeur de formation et
maître des novices. Nous gardons tous des souvenirs inoubliables de ce qu'il a
été et de ce qu'il a fait pour nous. Merci pour votre enthousiasme, votre
amour des jeunes, votre esprit de persévérance, votre esprit de foi et de
générosité.
Toute une
génération de Congolais, prêtres, confrères, professionnels, aujourd'hui
dans la quarantaine, se souviennent avec reconnaissance de ce religieux
missionnaire qui s'est dévoué jour et nuit, soit comme enseignant,
soit comme directeur du Petit Séminaire pendant 13 ans. Ils ont été marqués
au cours de leur jeunesse par cet homme rempli de zèle, de dévouement, de
piété, de courage et de persévérance. Pour eux, il est resté un père
spirituel et un éducateur extraordinaire. Jusqu'à aujourd'hui son nom est
prononcé avec respect et affection dans le Diocèse Dungu_Doruma et au_delà.
Les trois abbés de notre paroisse ont été les bénéficiaires de ce
formateur.
Selon une de ses
expressions favorites, nous voulons lui dire: «F. Albert, vous avez été FAMEUX
sur la terre et nous ne doutons pas que vous l'êtes encore auprès de Dieu.
Vous avez mérité le Repos, la Paix et la Lumière dans le Royaume de la vie
éternelle».
f. Herman Tanguay
Nos visiteurs
La fin de 2002 et le début de 2003
aura été pour nous l’occasion d’accueillir des visiteurs de marque. Qu’il
me soit permis de rappeler leur passage parmi nous.
F. Marcel Lafrance,
provincial
Le premier venu fut le Frère Marcel Lafrance, provincial. Parti de Montréal le 8 décembre, c’est le 14 qu’il
posait les pieds à Dungu.
Inutile de dire la joie de tous les
Frères d’accueillir leur Supérieur. Ce n’était pas sa première visite au
Congo. En effet, il était déjà venu à quelques reprises lorsqu’il était
assistant général. Mais, son dernier séjour chez nous remontait déjà à
quelques années.
Il est demeuré avec nous jusqu’au
30 décembre, partageant son temps entre les communautés de Dungu et Bangadi.
Il en profita également pour présider la profession perpétuelle du frère
UZELE COTHUM Dieudonné.
En nous quittant, le frère
Provincial se rendait visiter nos confrères du Rwanda.
Merci, frère Marcel de ton passage
parmi nous, de ta présence fraternelle, et de tes sages conseils. Nous
souhaitons vivement te revoir souvent tout au long de ton mandat de Provincial.
F. José Antonio OBESO,
sup. général
Je peux dire que c’est depuis son
élection comme Supérieur général, en 1994, que nous attendions sa visite.
Elle fut mise à son agenda à quelques reprises mais, chaque fois, les
événements que nous connaissons tous, pour les avoir vécus, sont venus
contrer ses projets. Il s’est même rendu jusqu’à KINSHASA en janvier 1996,
mais impossible de gagner Dungu qui était alors en pleine tourmente.
Mais, le 9 janvier dernier, à la
grande joie des Frères, le petit porteur de ASF le déposait chez nous à Dungu.
Pour les uns c’était un premier
contact, pour les autres des retrouvailles. Mais pour tous et chacun le plaisir
de recevoir leur Supérieur Général.
Ce court séjour, du 9 au 18 janvier,
partagé entre Dungu et Bangadi, fut bien rempli et tout en intensité:
rencontre personnelle avec chacun des Frères et des novices, visite à son
Excellence Monseigneur, rencontres multiples avec le groupe des novices,
échange avec le groupe des juvénistes, échange avec les professeurs de WANDO,
bref, personne ne fut oublié.
La date du 18 est arrivée trop
vite... Nous aurions bien aimé vous garder plus longtemps parmi nous,
révérend Frère, mais nous sommes conscients que les obligations vous
pressent, et que d’autres de vos Frères vous attendent. Tous les Frères du
Congo vous disent leur reconnaissance pour cette intéressante visite. Ils ont
rencontré en vous non seulement le Supérieur, mais surtout un confrères qu’ils
espèrent revoir de nouveau parmi eux.
Arrivé sur les ailes de ASF, c’est
par le même transporteur qu’il nous a quitté en direction de ARU, en route
pour aller visiter nos confrères du Rwanda.
F. Robert Bluteau
F. Robert Gonneville
L’avion de ASF se posait à Dungu
le 21 février pour nous livrer de précieux "colis". Outre qu’il
nous ramenait le frère Lucien revenant de Kampala, il portait surtout à son
bord les frères Robert Bluteau et Robert Gonneville.
Le premier nous revenait après
quelques mois de congé au Canada. Il devait continuer sur Bangadi où il
prêtera main forte aux confrères du CCB.
Nous te souhaitons un bon retour,
frère Robert, et un fructueux apostolat dans cette nouvelle terre où l’obéissance
te transplante.
L’autre Robert, Gonneville de son
nom, n’est pas un inconnu au Congo pour y être venu à plusieurs reprises
dans le passé. Sa dernière visite remonte tout de même à cinq ans.
Il est fondateur et directeur
général de Terre Sans Frontière, organisme bien connu dans le diocèse par
ses nombreuses réalisations. Est-il besoin de dire que c’est dans le cadre de
ses fonctions qu’il est venu nous rendre visite. Visite rapide, toute remplie
de séances de travail aussi bien à Dungu qu’à Bangadi.
Déjà, le 26, il reprenait les airs
en direction de ARU. Un séjour de courte durée mais fructueux, nous l’espérons,
et très agréable pour toutes les personnes qu’il a côtoyées spécialement
les confrères.
Profession
perpétuelle
Une profession perpétuelle, c’est
là un événement que O KATI YA BISO ne peut passer sous silence, même s’il
date déjà de quelques mois.
Comme mentionné, c’est à l’occasion
de la visite du frère Provincial parmi nous que le Frère UZELE COTHUM
Dieudonné a bien voulu sceller le don de lui-même à Dieu en prononçant
ses voeux perpétuels.
Ce geste, le frère Uzele l’avait
déjà préparé par une longue retraite avant de quitter Rome, où il terminait
avec brio trois années d’études en théologie.
La date du 29 décembre 2002 sera à
marquer d’une étoile d’or au calendrier des F.I.C. du Congo. En effet, c’est
en ce jour, au cours d’une Eucharistie présidée par son Excellence Mgr DOMBA
Richard, que le frère Marcel Lafrance, provincial, a reçu les voeux de notre
confrère.
Cette magnifique journée s’est
clôturée par un repas fraternel organisé dans la grande salle de la
communauté.
Nous tenons à redire toutes nos
félicitations au frère Uzele, et à l’assurer du secours de nos prières
afin que toute sa vie demeure un don total de lui-même, et un véritable
témoignage au service de Celui par qui il s’est laissé séduire.
Un cordial merci à toutes les
personnes qui ont contribué à faire de cette journée un franc succès!
Bunia
Nous sommes tous au courant des
événements qui ont bouleversé la ville de Bunia au cours des dernières
semaines, pour ne pas dire des derniers mois et, même, des dernières années.
À travers tout cela, le frère
Claude avait su tirer son épingle du jeu et poursuivre son travail apostolique
tant à l’ISR qu’auprès de nombreux jeunes. Mais, ces derniers temps, la
mesure débordait... Il lui a donc fallu quitter Bunia au moins pour un temps.
Rentré au Québec depuis le 5 ou 6
mars, il en profitera pour refaire ses forces et prendre un repos bien mérité
en attendant des jours meilleurs.
Nouvelle paroisse
Le diocèse de Dungu-Doruma compte
une nouvelle paroisse. Il s’agit de la paroisse de MBENGU. Elle a été
confiée au Pères de la Consolata. Le curé en sera le père François Juliani
et il sera secondé par le père Simon de nationalité congolaise et originaire
de KINSHASA.
Ces deux responsables sont déjà
arrivés à Dungu. D’ici à ce que leur habitation soit prête, ils reçoivent
l’hospitalité chez les pères Comboniens de BAMOKANDI.
Nous souhaitons la plus fraternelle
bienvenue à ces nouveaux venus dans le diocèse. Nous leur souhaitons
également beaucoup de succès et de consolations dans leur nouvelle paroisse.
Sourions!
Lu sur la tombe d’un commerçant
juif:
Ci-gît monsieur Strictman.
Pendant toute sa vie il n’a fait
Qu’additions et multiplications.
Jamais de soustraction.
Reconnaissants,
Ses héritiers ont fait la division.

O KATI YA BISO en bref IV- 2
F.I.C. - Vice-province de l’Afrique
Centrale 1er
avril 2003
Pour la sainteté de tout le Peuple de
Dieu
Voici un court extrait d’un
document émis par la Congrégation pour les Instituts de Vie
Consacrée et les Sociétés de Vie Apostolique.
Ce document porte en titre «REPARTIR
DU CHRIST. Un engagement renouvelé de la vie consacrée au troisième
millénaire.»
O KATI YA BISO en
présentera d’autres courts extraits dans les numéros à venir.
«L’appel à suivre le Christ par
une consécration spéciale est un don de la Trinité pour tout un Peuple d’élus.
En voyant dans le baptême l’origine sacramentelle commune, les personnes
consacrées partagent avec les fidèles la vocation à la sainteté et à l’apostolat.
Étant des signes de cette vocation universelle, elles manifestent la mission
spécifique de la vie consacrée.
Les personnes consacrées ont reçu,
pour le bien de l’Église, l’appel à une «consécration nouvelle et
spéciale», qui engage à vivre avec un amour passionné le genre de vie du
Christ, de la Vierge Marie et des Apôtres. Il existe dans le monde actuel le
besoin pressant d’un témoignage prophétique qui repose «sur l’affirmation
du primat de Dieu et des biens à venir, telle qu’elle se révèle dans la
sequela Christi et dans l’imitation du Christ, chaste, pauvre et obéissant,
totalement consacré à la gloire de son Père et à l’amour de ses frères et
soeurs.»
Par les personnes consacrées se
répand dans l’Église une invitation persuasive à considérer le primat de
la grâce et à y répondre par un généreux engagement spirituel. Malgré les
profonds processus de sécularisation, les fidèles ressentent une exigence
diffuse de spiritualité, qui s’exprime très souvent par un besoin renouvelé
de prière. Les événements de la vie, malgré leur caractère quotidien, se
présentent comme des interrogations qui doivent être lues dans une optique de
conversion. Le dévouement des personnes consacrées au service d’une qualité
évangélique de la vie contribue à conserver vivante, de bien des manières,
la pratique spirituelle au sein du peuple chrétien.
Les communautés religieuses cherchent
toujours davantage à être des lieux pour l’écoute et le partage de la
parole, la célébration liturgique, la pédagogie de la prière, l’accompagnement
et la direction spirituelle. Alors, sans pour autant le prétendre, l’aide
donnée aux autres tourne à l’avantage mutuel.» (REPARTIR DU CHRIST, No
8)
Récollection
Les 15 et 16 mars derniers étaient jours de
récollection sur le campus FIC.
Le samedi après-midi, pendant que le père Albert,
combonien, présidait la récollection des Frères et des novices, le père
François Juliani, de la Consolata, prêchait celle des juvénistes. Cette
dernière s’est poursuivie le dimanche avant-midi pour être clôturée par l’Eucharistie
à 11 heures.
Un grand merci à ces deux prédicateurs qui nous ont
aidé à rentrer plus à fond dans l’esprit du carême.
Quelques chiffres...
Voici quelques chiffres susceptibles d’intéresser
spécialement les lecteurs éloignés de Dungu.
Le NOVICIAT compte 4 novices, tous en 2ème
année.
Le JUVÉNAT, de son côté, regroupe 30 juvénistes
répartis comme suit:
Classe de 3è: 4 élèves dont 2 en section
littéraire et 2 en section pédagogique.
Classe de 4è: 13 élèves dont 1 en section
littéraire, 6 en section pédagogique et 4 en section scientifique.
Classe de 5è: 9 étudiants dont 1 en section
littéraire, 6 en section pédagogique et 2 en section scientifique.
Classe de 6è: 3 étudiants dont 1 en section
littéraire et 2 en section scientifique.
Un étudiant en propédeutique complète le groupe.
Et du côté de l’Institut WANDO, quels sont les
chiffres pour la présente année scolaire?
Sur 520 élèves inscrits, l’école en compte
actuellement 478, soit 110 filles et 368 garçons. Ils sont répartis dans 19
classes et nécessitent une équipe de 35 professeurs, dont certains à temps
partiel.
À la fin de l’année scolaire WANDO présentera 47
finalistes aux examens d’État.
Au Centre Catéchétique de Bangadi, 2002-2003 est une
petite année quant aux effectifs, nous dit-on.
Le CCB regroupe présentement 9 familles qui
totalisent, ensemble, 25 enfants. C’est tout de même suffisant pour mettre de
la vie sur la parcelle...
Sacre de Monseigneur Julien
Le 19 mars dernier était jour de grande fête à
ISIRO, le diocèse voisin. Solennité de la fête de Saint Joseph, c’est la
date qu’avait choisie, pour son sacre, le nouvel évêque de ce diocèse,
Monseigneur Julien ANDAVO.
Une forte délégation du diocèse de Dungu s’est
déplacée pour l’occasion. Les FIC étaient représentés par le frère
Aniuwe Dengbanda.
Ça fonctionne!
Depuis déjà longtemps, notre grosse génératrice
donnait des signes évidents de fatigue... si bien qu’il avait fallu la mettre
au repos complet faute de pièces pour la soulager!
Mais, les deux voyages du frère Lucien à KISUBI et
KAMPALA n’auront pas été inutiles. Après avoir tout démonté, nettoyé,
vérifié, réglé et remplacé les pièces malades, voilà que tout fonctionne
de nouveau. On peut, de nouveau, envoyer du courant jusqu’au noviciat et au
petit séminaire.
Merci au frère Lucien et à ses aides pour leur
patience et leur persévérance!
De la visite
Le 24 après-midi, nous arrivaient, en provenance de
Bangadi, le frère Uzele Cothum, directeur du CCB, et le frère Robert Bluteau.
Même si, en ce pays, chacun sait qu’on se déplace
rarement uniquement pour le plaisir de visiter les confrères ou les amis, il
est toujours agréable de voir arriver les confrères d’une autre communauté.
Aussi, même si leur présence à Dungu était motivée par beaucoup de choses,
leur compagnie durant ces quelques jours nous a fait chaud au coeur.
Le 26 le frère Robert repartait pour Bangadi et
emmenait avec lui un "gros morceau" de la communauté de Dungu. En
effet, le frère Marcel Matte a profité du voyage.... Il passera quelques jours
là-bas, histoire de se changer les idées... Nous te souhaitons un heureux
séjour chez nos confrères, frère Marcel! Et reviens-nous sans trop tarder.
Quant au frère Uzele il devait quitter, avec le
frère Pascal, en direction de Bunia. Il s’agit d’aller jeter un oeil
là-bas pour voir si tout se passe bien depuis le départ du frère Claude
St-Amand, et si la garde de notre résidence est bien assurée. Nous souhaitons
un fructueux voyage à nos deux confrères.
Il semble même que le frère Uzele poursuivra son
périple vers KISUBI. Quant à avoir quitté Bangadi... pourquoi pas! Nous
espérons que son déplacement ne sera pas sans fruits et qu’il en profitera
pour apporter toute une cargaison de salutations aux frères Claude Leroux et
Jean-Népo.
"Papa Québec" reprend les
airs...
L’avion de ASF qui a subi un sérieux accident à
Poko en septembre dernier est sur le point de reprendre les airs.
En effet, des mécaniciens de la firme Patel, de
Nairobi (Kenya), à Poko depuis le 21, travaillent ferme dans de le but de
remettre le grand "oiseau" sur ses roues et de le ramener à Nairobi
sur son propre pouvoir. Ce qui s’est fait dimanche le 30 mars.
Rectification
Dans le dernier numéro, en parlant de la nouvelle
paroisse de MBENGU, j’écrivais, par erreur, que le père François Juliani en
était le curé. Le responsable de cette paroisse est plutôt le père Simon
Tshani. Mille excuses de vous avoir induits en erreur!
Condoléances
Nous avons appris, avec tristesse, le décès de l’une des soeurs du frère Herman. Il s’agit de
Gaétane qui a été emportée par un cancer dont elle souffrait depuis près de
deux ans.
Que le frère Herman reçoive ici l’assurance de nos
fraternelles sympathies. Nous joignons nos prières aux siennes pour que le
Seigneur accueille auprès de lui la défunte qui était chère au coeur de
notre confrère.
Sourions!
Les mots en "ismes"...
À la veille des élections, un
politicien promet:
- «Mes amis, si notre parti sort
vainqueur de cette élection on vous libérera du colonialisme, de l’Impérialisme,
des racismes, du militarisme...»
Un auditeur lève la main et demande:
- «S’il vous plaît, est-ce que
vous auriez quelque chose contre les rhumatismes?»
Une histoire de cruches
Un porteur d’eau transportait deux
cruches suspendues aux extrémités d’une pièce de bois reposant sur ses
épaules.
Mais l’une d’elles avait une
fissure. Pendant que l’autre jarre conservait parfaitement toute son eau de
source jusqu’au village, la première perdait la moitié de sa cargaison en
cours de route.
Cela dura deux ans et à chaque jour
le porteur d’eau ne livrait qu’une cruche et demie d’eau à chacun de ses
voyages.
La jarre parfaite était fière d’elle
car elle remplissait sa fonction sans faille.
Mais la cruche abîmée avait honte et
se sentait déprimée parce qu’elle n’accomplissait que la moitié de ce qu’on
attendait d’elle.
Un jour, elle s’adressa au porteur d’eau
au moment où il la remplissait à la source:
-Je me sens coupable, et je te prie de
m’excuser.
-De quoi as-tu honte? demanda le
porteur d’eau.
-Je ne réussis qu’à porter la
moitié de ma cargaison d’eau à cause de cette fissure qui laisse fuir l’eau.
Par ma faute, tu fais tous ces efforts, mais tu ne livres que la moitié de l’eau.
Tu n’obtiens pas le fruit de tes efforts à cause de moi.
Le porteur d’eau, touché de cette
confession, lui répondit:
-Ne songe plus à ça et pendant que
nous retournerons à la maison, regarde les fleurs magnifiques au bord du
chemin.
Sur la route, la vieille jarre vit de
très jolies fleurs baignées de soleil
et cela lui mit la joie au cœur.
Mais elle se sentait toujours aussi
coupable parce qu’elle avait encore perdu la moitié de son eau.
Le porteur d’eau dit alors à la
cruche:
-T’es-tu rendu compte qu’il n’y
avait de belles fleurs que de ton côté du chemin, et presque aucune de l’autre
côté?
J’ai toujours su que tu perdais de l’eau,
et j’en ai tiré parti.
J’ai semé des fleurs de ton côté
et toi tu les arrosais pendant le parcours. Sans toi, jamais je n’aurais pu
obtenir des fleurs aussi fraîches et gracieuses.
Morale de l’histoire:
Nous avons tous des éclats, des
blessures, des défauts. Nous sommes tous des jarres abîmées. Certains d’entre
nous sont diminués par la vieillesse, d’autres ne brillent pas par leur
intelligence, d’autres trop petits, trop grands trop gros, trop maigres, mais
ce sont les éclats, les défauts en nous qui rendent nos vies intéressantes et
exaltantes.
Vous devez prendre les autres tels qu’ils
sont, et voir ce qu’il y a de bon et de bien en eux.
Il y a beaucoup de positif partout.
Il y a beaucoup de bon en vous.
Souvenez-vous d’apprécier tous les
gens si différents qui peuplent votre vie!
Sans eux, la vie ne serait pas la vie!

O KATI YA BISO en bref IV- 3
F.I.C. - Vice-province de l’Afrique
Centrale 15 avril 2003
«Ne fallait-il pas que le
Christ
souffrît pour entrer ainsi
dans
sa gloire?» (Lc 24, 26)
Repartir du Christ
«Il est donc
nécessaire d’adhérer toujours plus au Christ, centre de la vie consacrée,
et reprendre avec vigueur un chemin de conversion et de renouveau qui, comme
dans l’expérience primitive des Apôtres, avant et après sa résurrection, a
été une manière de repartir du Christ. Oui, il faut repartir du Christ, car c’est
de lui que sont partis les premiers disciples en Galilée; c’est de lui que
sont partis, au cours de l’histoire de l’Église, des hommes et des femmes
de toute condition et de toute culture qui, consacrés dans l’Esprit en vertu
de leur appel, ont quitté pour lui leur famille et leur patrie et l’ont suivi
sans condition, se rendant disponibles pour annoncer le Royaume et faire du bien
à tous (cf.Ac 10, 38).
La conscience de leur
pauvreté et de leur fragilité et, en même temps, de la grandeur de l’appel,
souvent conduit à redire avec l’Apôtre Pierre: «Éloigne-toi de moi,
Seigneur, car je suis un pécheur» (Lc 5, 8). Le don de Dieu a pourtant été
plus fort que l’incapacité humaine. En effet, c’est le Christ lui-même qui
s’est rendu présent dans les communautés de ceux qui, au cours des siècles,
se sont réunis en son nom, qui leur a parlé de lui et de son Esprit, qui les a
orientés vers le Père, qui les a guidés sur les routes du monde à la
rencontre de leurs frères et de leurs soeurs, qui les a fait devenir les
instruments de son amour et les constructeurs du Royaume en communion avec
toutes les autres vocations dans l’Église.
Les personnes
consacrées peuvent et doivent repartir du Christ car c’est lui qui, le
premier, est venu à leur rencontre et qui les accompagne sur le chemin (cf. Lc
24, 13-22). Leur vie est la proclamation du primat de la grâce; sans le Christ
elles ne peuvent rien faire (cf. Jn 15, 5); elles peuvent tout, en revanche, en
celui qui donne la force (cf. Ph 4, 13).
Repartir du Christ
signifie proclamer que la vie consacrée est une sequela Christi spéciale,
«mémoire vivante du mode d’existence et d’action de Jésus comme Verbe
incarné par rapport à son Père et à ses frères.» Cela comporte une
communion d’amour particulière avec lui, qui est devenu le centre de la vie
et source permanente de toute initiative. Il s’agit, comme le rappelle l’Exhortation
apostolique Vita consecrata, d’une expérience de partage, d’«une grâce
spéciale d’intimité», il s’agit de «s’identifier à lui, en ayant les
mêmes sentiments et la même forme de vie»; il s’agit d’une vie «saisie
par le Christ», «que la main du Christ touche, que sa voix rejoint, que sa
grâce soutient.»
(REPARTIR DU
CHRIST, No 21-22)
Abidjan
Les nouvelles que nous recevons du
Scolasticat d’Abidjan, aussi bien du frère Michel Gougeon, directeur, que de
nos confrères scolastiques, demeurent au moins rassurantes. Même si la
situation demeure précaire, le CELAF peut continuer à dispenser les cours et,
jusqu’ici en tout cas, l’année académique n’est pas compromise.
Toutefois, nous sommes bien placés
pour deviner le climat d’insécurité dans lequel ils baignent. Nous
sympathisons grandement avec eux tous et les assurons de tout notre support
moral et de l’assistance de nos prières.
Bunia
De retour de sa visite à Bunia le
frère Pascal a pu nous donner quelques nouvelles des lieux.
En résumé, on peut dire que, depuis
la prise du contrôle de la ville par les militaires ougandais, la cité semble
beaucoup plus calme et sa sécurité des gens moins compromise.
Du côté de notre résidence, tout
se passe bien. La garde en est assurée par petit NDOMBE, mieux connu sous le
nom de "Russe". Les lieux n’ont pas été touchés par les vandales
et on peut dire que tout y est en intact.
Un grand merci au gardien qui, tout
en poursuivant ses études à l’université, nous assure ce précieux service!
R.I.P.
Ces derniers jours, nous apprenions
le décès de Brother Martin KALUNGI, un confrère de KISUBI, Ouganda. Son
décès est survenu le 3 avril. Il était âgé de 75 ans.
Ce décès nous touche
particulièrement car nous avons été, plus d’une fois, les bénéficiaires
de ses qualités "diplomatiques" spécialement lors de nos arrivées
à l’aéroport d’ENTEBBE. Que de fois il nous a facilité les formalités de
l’émigration et des douanes. Ce n’est pas sans raison que, dans la liste du
personnel, on pouvait lire comme affectation: "Public Relations Officer".
Nous assurons de nos sincères
condoléances tous nos confrères ougandais. Qu’ils soient assurés que nous
prions pour le repos de l’âme de ce dévoué confrère.
La paillote...
Le juvénat possède une paillote
qui, dans le temps, il y a déjà plusieurs années, avait eu comme
"architecte" le frère Albert Simard. Elle était, selon ses propres
mots "la plus fameuse du coin".
Mais, avec les années, les racines
et les "makakaro" aidant, elle avait un peu perdu de son élégance
première.
Aussi, importait-il de lui refaire
une beauté. Le frère Directeur a donc entrepris de la faire rénover. Il a
fallu refaire une partie du plancher et des murs fissurés et soulevés par les
racines. Et on sait que les fissures dans un plancher ou dans un mur deviennent
rapidement un "boulevard" pour les termites qui ont vite fait de
rejoindre ainsi tout ce qui peut devenir leur bouffe... Toute la toiture était
aussi à reprendre.
Le travail est maintenant complété.
Il ne reste qu’à y réinstaller lumière et prise de courant.
Un grand merci au Frère Directeur et
à tous ceux qui ont contribué au succès de l’entreprise.
C’est bientôt la
fête...
Déjà cinquante ans? Est-ce
possible? Eh bien, oui! Il y a cinquante ans cette année que le frère Herman
faisait son entrée dans la Congrégation. Un tel anniversaire, ça se souligne!
Je me suis laissé dire que le 27
avril prochain sera une journée "en or" au C.C.B. de Bangadi. De
fait, c’est la date qui aurait été choisie pour souligner les noces d’or
de vie religieuse de notre confrère Herman.
Nul doute que O KATI YA BISO aura l’occasion
de dire un mot sur le déroulement de ce jour de fête. En attendant, tous nos
voeux accompagnent le jubilaire et nous lui promettons de ne pas l’oublier
dans nos intentions de prières.
Session mennaisienne
Les 11 avril après-midi, il avait de
l’activité à l’Institut WANDO. La majorité des professeurs s’y
regroupaient pour une brève session mennaisienne qui devait se poursuivre le 12
avant-midi et se terminer par l’Eucharistie.
Deux demi-journées bien remplies
qui, nous l’espérons porteront des fruits.
Sourions!
Le roi de la création
Au commencement Dieu créa l’âne
et lui dit: "Tu travailleras du matin au soir; tu auras pour nourriture
du foin; tu seras bête et tu vivras 50 ans".
L’âne acquiesça. "Toutefois,
objecta-t-il, vivre 50 ans, c’est trop. 20 me suffiront".
Dieu créa le chien et lui dit:
"Tu garderas la maison de l’homme et tu seras son meilleur ami. Tu
rongeras des os et tu vivras 25 ans".
Le chien acquiesça. "Toutefois,
objecta-t-il, vivre 25 ans c’est trop; 10 me suffiront".
Dieu créa le singe et lui dit:
"Tu sauteras d’une branche à l’autre; tu feras la grimace et tu
vivras 20 ans".
Le singe acquiesça. "Toutefois,
objecta-t-il, vivre 20 ans c’est trop; 10 me suffiront".
Dieu dit: "D’accord!"
Finalement, Dieu créa l’homme et
lui dit: "Tu seras le seul être raisonnable sur la face de la terre et
tu donneras des noms à tous les animaux. Tu domineras la terre et tu vivras 20
ans".
L’homme acquiesça. "Oui,
Seigneur. Toutefois, 20 ans c’est trop peu. Donne-moi, Seigneur, les 30 ans
que l’âne a refusés, les 15 ans que le chien a refusés et les 10 que le
singe a refusés".
Dieu acquiesça.
Depuis lors, l’homme vit ses 20 ans
d’homme. Il se marie et, pendant 30 ans, il travaille comme un âne. Puis,
lorsque ses enfants sont partis, il vit 15 ans comme un chien, en gardant la
maison. Arrivé à l’âge de la retraite, il vit encore 10 ans comme un singe,
passant d’une maison à l’autre, d’un fils à l’autre et faisant des
grimaces pour la joie de ses petits-enfants!!!
LA VIE RELIGIEUSE, UNE
VIE COMPLÈTE PAR ELLE-MÊME.
Combien de
religieux-frères se sont fait, un jour ou l’autre, poser la question: "Pourquoi
ne veux-tu pas devenir prêtre?" Ou encore: "Pourquoi tiens-tu
à rester seulement frère?" Dans cette dernière question,
encore plus que dans la première, le "seulement" révèle une
certaine ignorance, et une ignorance certaine, sur l’être-même de la vie
religieuse.
On pose la question
comme si la vie religieuse devait tout naturellement conduire au sacerdoce comme
à son couronnement. Ce serait donc dire que l’on considère la vie du
religieux-frère comme tronquée par le sommet (qu’il s’agisse des membres d’une
congrégation de Frères ou d’une congrégation dans laquelle la majorité des
membres deviennent prêtres). Devenir religieux serait accepter de répondre à
une vocation dans laquelle on se résignerait... à s’arrêter en route...
Or, théologiquement
et historiquement, la vie religieuse est une vie complète par elle-même.
Un peu d’histoire pourrait sans doute nous éclairer.
La vie religieuse,
qui a été vécue d’abord par des laïcs, trouve son origine avec la
fin des persécutions. Ces dernières pouvaient amener des chrétiens fidèles
à se retirer au désert et à y mener librement une existence des plus
précaires. Mais, dans un monde devenu au contraire trop accueillant au
christianisme, sans avoir encore beaucoup changé dans ses moeurs et dans son
esprit, les chrétiens pouvaient gravir plus facilement les échelons de la
société et atteindre à des postes qui leur étaient jusque-là interdits. Ce
monde, par une évolution toute naturelle, les a poussés à reprendre le chemin
du désert, pour y retrouver, avec l’austérité, le détachement et la
ferveur qu’ils y avaient connus, et qu’ils ne pouvaient plus trouver dans
une vie devenue soudain trop facile.
Quand succède à un
monde où les chrétiens, comme tels, étaient des séparés et des proscrits,
un monde où ils vont être à l’honneur, les meilleurs des chrétiens
choisiront librement cet état de proscription qui ne leur est plus imposé par
les circonstances. Dans un monde qui ne les traite plus en ennemis, ils
se sentent obligés de vivre en ennemis du monde: ils sentent trop bien
que, faute de cela, ils auraient vite fait d’en devenir les esclaves.
Cette réaction a
été si naturelle qu’elle semble de plus en plus avoir été spontanément la
même à plus d’un endroit à la fois.
Aux premières heures
du monachisme on retrouve d’abord Antoine. Un pieux laïc qui n’était
ni un intellectuel ni un érudit. Mais bien un chrétien qui voulait vivre l’Évangile
dans toute sa radicalité.
Puis vint Pachôme
qui, le premier, rédigea une règle pour ses disciples. Mais les débuts furent
loin d’être faciles. À un point tel que, devant l’insoumission de ses
premiers disciples, «il empoigne en guise de trique la barre de la porte et les
met tous dehors.»
Après cela, viennent
à lui trois hommes qui lui disent leur désir de se faire moines à ses côtés
et de servir le Christ. Il leur demanda s’ils étaient capables de se séparer
de leurs parents et de suivre le Sauveur, et les éprouva. Quand il eut
constaté que leurs dispositions étaient bonnes, il leur donna l’habit
monastique et les accueillit auprès de lui.
Les recrues affluent.
Et quand elles atteignent la centaine, il bâtit une église pour l’office.
Toutefois on continue à se rendre à l’église du village pour la liturgie
eucharistique. Lors même que la messe en viendra à être célébrée dans l’église
monastique, c’est le clergé du village qui l’y célébrera. Pachôme, en
effet, s’en tient à une conception toute laïque du monachisme. Et
quand des prêtres viennent se proposer comme moines, il ne les admet que s’ils
acceptent la même vie que les autres.
C’est d’ailleurs
ainsi que dans les grands ordres, à leurs origines, on n’appelait au
sacerdoce que le nombre de candidats nécessaires aux besoins de la communauté
pour le service sacramentel. Et, depuis Vatican II, certains monastères,
retrouvant leurs racines, s’orientent dans cette direction.
C’est dire que,
encore aujourd’hui, si quelqu’un frappe à la porte d’une congrégation
religieuse dont la majorité des membres sont prêtres, il devrait normalement
le faire d’abord par désir de la vie religieuse, et non pour devenir prêtre.
Le candidat au sacerdoce peut réaliser son désir en s’adressant au
séminaire diocésain. Il est certain que, pour ceux qui voient dans le
sacerdoce davantage une promotion qu’un service, un tel langage est difficile
à comprendre et à admettre.
Et si la vie
religieuse n’était pas complète par elle-même, toutes les religieuses se
retrouveraient dans une position fort inconfortable. Leur vocation à elle aussi
est, sans équivoque, la vie religieuse authentique dans laquelle elles peuvent
s’épanouir pleinement et parfaitement.
Et que dire alors de
ceux qui parlent de vocation en termes de supériorité et d’infériorité?
Peut-être faudrait-il les inviter à se mettre au diapason de Vatican II. La
vocation la meilleure et la plus grande pour chacun, c’est celle à laquelle
le Seigneur l’appelle. C’est celle où il trouvera le bonheur sur les pas du
Christ, qui appelle qui Il veut, dans la vocation qu’Il veut. À chacun d’avoir
un coeur qui écoute.
fr. Maurice, i.c.
O KATI YA BISO en bref IV- 4
F.I.C. - Vice-province de l’Afrique
Centrale 1er
mai 2003
CINQUANTE ANS DE
FIDÉLITÉ
Nous vivons dans un
monde où la parole donnée n’est souvent plus respectée, où la signature
apposée au bas de documents, pourtant sérieux et de première importance, ne
veut pratiquement plus rien dire. Force nous est d’admettre que telle est bien
la situation. Et ce, malheureusement, pas seulement chez nos hommes politiques
et nos seigneurs de la guerre, mais bien un peu partout dans notre société.
Dans un tel monde,
nous avons toutes les raisons d’admirer quelqu’un qui a su demeurer fidèle
à la parole donnée pendant cinquante ans. On aura deviné que je fais allusion
à notre confrère Herman dont on a souligné, tout dernièrement à Bangadi,
les noces d’or de vie religieuse.
C’est avec la joie
la plus grande que O KATI YA BISO, au nom de tous ses lecteurs, veut exprimer au
frère Herman toute son admiration en même temps que ses sincères
félicitations pour ses cinquante années de fidélité. Cinquante ans au
service de ce Dieu qui a séduit sa jeunesse! Nous devinons facilement que les
difficultés n’ont pas manqué tout au long de ces années. Mais, appuyé sur
le Maître, elles ne l’ont pas fait dévier de l’idéal entrevu. Et nous
sommes assurés qu’un regard rétrospectif jeté sur le passé lui permet de
réaliser que, si les embûches n’ont pas manqué, les joies et les
consolations l’emportent de beaucoup dans le bilan.
Il ne saurait en
être autrement quand, toute sa vie durant, on a eu à coeur d’être au
service du Seigneur tout en se donnant pleinement au service de ses frères et
de tous ceux auprès de qui l’obéissance nous a envoyé.
Qui pourrait dire et
calculer, frère Herman , tout ce que tu as semé au long de ces années? Qui
pourrait évaluer le nombre de tous ceux dont tu as marqué la vie? Mais, pour
toi, peu importe. Un tel calcul n’était pas le but de ta vie. C’était bien
plutôt le don total de toi-même, le service toujours, et la fidélité à
Celui qui t’a fait signe et qui t’a séduit.
Je ne crois pas me
tromper en présumant que tu t’es efforcé de réaliser dans ta vie ces mots
de notre Directoire: «La profession religieuse est la démarche d’un homme
que la personne de Jésus Christ a séduit et qui entend se déclarer
publiquement pour Lui,...» (Dir. 23)
Merci pour ce que tu
as été et ce que tu es! Merci pour cet exemple de fidélité! Tu es un témoin
pour nous, tes confrères. Tu es un témoin pour ton entourage. Tu es un témoin
pour tous ceux qui te rencontrent. Tu es un témoin pour tous ceux que tu as
tenté d’éduquer et d’instruire. Une chose est certaine: tu as édifié les
uns et les autres.
Nous nous unissons à
toi pour rendre grâce au Seigneur pour tout ce qu’Il a fait en toi et par
toi! Avec toi, nous chantons le cantique de Marie: «Mon âme exalte le
Seigneur...!» Et ce n’est pas terminé! Nous savons que les bontés du
Maître s’étendront bien au-delà de tes noces d’or. Raison de plus pour Le
louer avec toi.
Puisse notre monde
compter davantage de tels témoins d’une fidélité, à la fois silencieuse et
éloquente, à la parole donnée!
fr. Maurice, i.c.
Changement de boîte
postale
Il serait important, pour nos
correspondants qui utilisent notre adresse postale via ARUA, UGANDA, de bien
noter le changement de numéro de notre boîte postale qui est devenu 1097
de 421 qu’il était.
Notre adresse postale est donc
devenue:
F.I.C.
P O Box 1097
ARUA - Uganda
À chacun son tour...
Le numéro 2 de O KATI YA BISO vous
parlait d’une visite de deux confrères de Bangadi. Le 13 avril dernier, c’est
le frère Herman qui nous faisait la joie de venir nous rencontrer. Il faisait
ainsi d’une pierre deux coups, profitant de ce voyage pour venir au-devant du
frère UZELE qui revenait de KISUBI.
En principe, le frère Marcel, en
visite à Bangadi depuis le retour là-bas du frère Robert Bluteau, aurait dû
accompagner le frère Herman mais... il a flairé la fête du 27 et a préféré
demeurer sur place pour être déjà là et, sans doute, prêter main forte aux
préparatifs.
Le Frère Michel nous
écrit
À Castelgandolfo, près de Rome,
depuis la fin d’octobre 2002, le frère Michel Dussault est loin d’avoir
oublié le Congo. À preuve, ces quelques mots qu’il nous fait parvenir en
date du 9 avril:
Bonjour F. Maurice,
Eh bien! J’ai déjà reçu "O
kati ya biso" et je t’en remercie beaucoup: toujours intéressants ils
sont, pour moi en tout cas, une "plongée" nouvelle dans la vie de
notre mission congolaise.
Cette semaine est la dernière à
Castelgandolfo pour l’année de rénovation. Semaine de nettoyage, de
dernières visites – ainsi, ce matin nous avons visité l’Observatoire et
les jardins du Vatican _, puis jeudi nous serons à Florence et après nous
serons … dans nos valises. J’ai un peu le feeling d’une fin d’année
scolaire… sans les examens!.. Donc dimanche le 13, nous entreprendrons notre
pèlerinage mennaisien. Ce qui veut dire que nous quitterons le ciel de Rome, le
matin, pour Lourdes où nous séjournerons deux jours pleins. Ensuite, avant de
rejoindre Ploërmel, nous ferons une incursion en Espagne (Portugalete, Reinosa,
Santo Domingo, Bilbao) en saluant au passage Ciboure, puis nous gagnerons la
Bretagne et visiterons les lieux que tu devines: St_Brieuc, Ginguamp, Auray etc.
Je suis très content de cette année
et j’aurais aimé même qu’elle se prolonge mais les goinfreries
spirituelles ne sont sans doute pas le meilleur chemin pour mettre en pratique
notre charisme et je pense bien qu’avec ce que j’ai acquis et surtout
essayé d’intégrer je pourrai faire encore un bon bout de chemin qui me
mènera, si Dieu ne change pas ses plans, jusqu’au Congo...
A la fin de tout, après un séjour
à Paris, je rentrerai au Québec, avec les FF. Mario et Jean_Pierre, le 4 mai
prochain bienheureux sans doute que nous serons, après toutes ces visites à
gauche et à droite.
Porte_toi bien! et en te saluant je
salue aussi tous les confrères. Union de prières. Fraternellement.
F. Michel Dussault
Un voyage rapide
Le frère Lucien avait besoin d’un
délégué de confiance qui devait effectuer un petit voyage rapide, important
et nécessaire chez nos confrères de KISUBI en Ouganda.
Qui, mieux que le frère Kumbonyeki,
pouvait répondre à la demande? C’est ainsi que, le 24 dernier, prenant le
risque de laisser la responsabilité du juvénat entre les mains du frère
Maurice, le frère s’envolait vers ARU. Dès le lendemain, il prenait le bus
en direction de KAMPALA.
À quand le retour? On ne saurait
dire exactement, mais ça ne saurait tarder... Nous l’attendons dans les tout
premiers jours de mai.
Une fête bien
réussie
Comme l’avait déjà annoncé O
KATI YA BISO, dimanche dernier, le 27, était jour de grande fête au C.C.B. de
Bangadi. On y soulignait les noces d’or de vie religieuse du F. Herman.
La fête débuta par l’Eucharistie
présidée par Monseigneur Domba. À l’homélie, il ne manqua pas de
mentionner que tout, en ce jour, motivait l’action de grâce. Cinquante ans de
vie religieuse et de fidélité, on ne peut y arriver sans avoir été favorisé
de multiples grâces de la part du Seigneur.
Son excellence n’a pas manqué de
noter que sur ces cinquante années de vie religieuse le frère Herman en a
passé près de 30 en R.D.C. au service de l’Église diocésaine en se
dévouant de tout coeur à la formation des catéchistes.
Cette fête regroupait des
représentants de pratiquement toutes les paroisses du secteur de Dungu-Doruma.
Comme il se doit, le frère Pascal était de la fête, et le frère Drakpa
Pierre représentait les confrères de Dungu.
Le frère Pascal n’a pas manqué de
s’adresser aux invités pour faire l’éloge du frère Herman. Et M. KUMBOKO
qui a longtemps travaillé à Bangadi, entre autres comme conseiller de l’enseignement,
a apporté son témoignage. Il a mentionné le plaisir qu’il a eu à côtoyer
le frère Herman en qui il a toujours trouvé un collaborateur attentif et
particulièrement dévoué à la cause de l’enseignement.
Et la fête a duré jusqu’aux
environs de 22 heures. Au dire des participants ce fut une fête bien réussie,
à la hauteur du héros du jour!
Les EXÉTATS...
Pour certains, la fin de l’année
scolaire peut sembler encore éloignée. Pourtant, il y a des signes qui ne
trompent pas et qui laissent entrevoir le dénouement.
Ce sont surtout les finalistes qui
commencent déjà à ressentir la pression des examens d’État. En effet, la
dissertation devait avoir lieu dimanche le 27. Pour des raisons incontrôlables
elle a dû être reportée au 30. Ce premier affrontement avec les EXÉTATS sera
aussitôt suivi, dans les jours qui viennent, par les épreuves orales.
Cette activité exceptionnelle, au
niveau des classes de sixième, vient rappeler aussi aux autres élèves que la
fin de l’année scolaire n’est pas si loin et qu’il ne faudrait pas rater
le sprint final...
Sourions
Séparation.
Après l’enterrement de sa femme,
ses amis cherchent à consoler le veuf.
- Du courage, Antoine! C’est une
séparation amère, certes, mais tôt ou tard, ça arrive à tout le monde.
Console-toi.
- C’est difficile, répond
le veuf, surtout après ce que le curé vient de me dire.
- Et qu’est-ce qu’il t’a
dit?
- Il m’a dit, comme ça, «Ne t’afflige
pas; tu la retrouveras dans l’au-delà». !!!
CONFIANCE JUSQU’AU
BOUT ?
On raconte qu’un
alpiniste, après de longues années de préparation, entreprit de réaliser son
rêve d’escalader une très haute montagne. Voulant toute la gloire pour lui,
il décida d’y aller seul.
Les heures passèrent
très vite et la noirceur le surprit. N’ayant pas le nécessaire pour camper,
il décida de poursuivre son escalade.
L’obscurité
intense l’empêchait de voir son chemin. Les nuages cachaient la lune et les
étoiles.
Il arrivait presque
au sommet quand l’inévitable se produisit. Il perdit pied et sa chute le
précipita dans l’abîme. Il avait à peine le temps de voir passer quelques
taches obscures et se sentait avalé par le vide.
Les principaux
événements de sa vie défilaient tout aussi vite devant ses yeux.
Il voyait la mort
approcher lorsqu’un violent coup faillit lui ouvrir le ventre. Il venait d’arriver
au bout de la corde dont il avait fixé une extrémité dans le rocher ...et l’ancrage
avait heureusement résisté.
Il reprit son souffle
et se rendit compte qu’il était là, suspendu dans la noirceur et le silence
absolus. Sur le point de désespérer il cria:
«MON DIEU, VIENS
À MON AIDE !!!»
Subitement, une voix
grave et profonde fendit le silence:
QUE VEUX-TU QUE JE FASSE?
SAUVE-MOI, MON DIEU
!!!
-CROIS-TU VRAIMENT
QUE JE PUISSE TE SAUVER?
- CERTAINEMENT,
SEIGNEUR!!!
-DANS CE CAS, COUPE
LA CORDE QUI TE RETIENT !!!
Il y eut un moment d’hésitation
et l’homme s’accrocha
encore plus désespérément à sa corde.
L’équipe de
sauvetage raconte que le lendemain ils trouvèrent l’alpiniste mort. Le froid
l’avait envahi et dans ses mains durcies il tenait désespérément sa
corde...
À SEULEMENT 2 MÈTRES
DU SOL !!!
Et toi, aurais-tu
coupé la corde ?
Dans la vie, nous
avons à prendre des décisions qui mettent notre foi à l’épreuve. Et toi?
Toi qui comptes tant sur tes cordes.... Accepterais-tu de les couper?
Tous les jours, nous
devons raviver notre foi et faire nôtre cette prière d’Isaïe: "Le
Seigneur notre Dieu nous tient par la main et nous dit: Ne crains pas, Je suis
avec toi."

O
KATI YA BISO en bref IV-
5
F.I.C. -
Vice-province de l’Afrique Centrale 15
mai 2003
"C’est le mois
de Marie..."
"Le Rosaire
de la Vierge Marie, qui s’est développé progressivement au cours du
deuxième millénaire sous l’inspiration de l’Esprit de Dieu, est une
prière aimée de nombreux saints et encouragée par le Magistère. Dans sa
simplicité et dans sa profondeur, il reste, même dans le troisième
millénaire commençant, une prière d’une grande signification, destinée à
porter des fruits de sainteté. Elle se situe bien dans la ligne spirituelle d’un
christianisme qui, après deux mille ans, n’a rien perdu de la fraîcheur des
origines et qui se sent poussé par l’Esprit de Dieu à «avancer au large»
(Duc in altum!) Pour redire, et même pour «crier» au monde, que le Christ est
Seigneur et Sauveur, qu’il est «le chemin, la vérité et la vie» (Jn 14,6),
qu’il est «la fin de l’histoire humaine, le point vers lequel convergent
les désirs de l’histoire et de la civilisation».
En effet, tout en
ayant une caractéristique mariale, le Rosaire est une prière dont le centre
est christologique. Dans la sobriété de ses éléments, il concentre en lui la
profondeur de tout le message évangélique, dont il est presque un résumé. En
lui résonne à nouveau la prière de Marie, son Magnificat permanent pour l’oeuvre
de l’Incarnation rédemptrice qui a commencé dans son sein virginal. Avec
lui, le peuple chrétien se met à l’école de Marie, pour se laisser
introduire dans la contemplation de la beauté du visage du Christ et dans l’expérience
de la profondeur de son amour. Par le Rosaire, le croyant puise d’abondantes
grâces, les recevant presque des mains mêmes de la Mère du Rédempteur.
«Voici ta mère» (Jn 19, 27)
De nombreux signes
montrent ce que la Vierge Sainte veut encore réaliser aujourd’hui,
précisément à travers cette prière; cette mère attentive à laquelle, dans
la personne du disciple bien-aimé, le Rédempteur confia au moment de sa mort
tous les fils de l’Église: «Femme, voici ton Fils.» (Jn 19, 26) Au cours du
dix-neuvième et du vingtième siècles, les diverses circonstances au cours
desquelles la
Mère du Christ a
fait en quelque sorte sentir sa présence et entendre sa voix pour exhorter le
Peuple de Dieu à cette forme d’oraison contemplative sont connues. En raison
de la nette influence qu’elles conservent dans la vie des chrétiens et à
cause de leur reconnaissance importante de la part de l’Église, je désire
rappeler en particulier les apparitions de Lourdes et de Fatima, dont les
sanctuaires respectifs constituent le but de nombreux pèlerins à la recherche
de réconfort et d’espérance."
Jean-Paul II, LE ROSAIRE DE LA VIERGE
MARIE, Nos 1 et 7
Retour à la maison...
Le 2 mai dernier a été la journée
du retour à la maison de nos deux voyageurs...
Ce fut d’abord le frère Directeur
du juvénat qui, après moins de 10 jours d’absence, 10 jours bien remplis par
un déplacement nécessaire à KISUBI, nous revenait en bonne forme, après
avoir bien répondu aux désirs du frère Lucien. Sa réputation d’excellent
commissionnaire ne s’est pas démentie. Il aime les voyage rapide, lui!
Le même jour nous revenait
également le frère Marcel Matte. On se souviendra que ce dernier était parti
pour Bangadi pour une petite visite d’une semaine ou deux. Il a bien failli y
prendre racine... Ce n’est que le 2 mai dernier qu’il nous est revenu, tout
rajeuni et très heureux de son séjour là-bas.
Nous avons été très heureux de
revoir nos deux confrères de retour parmi nous.
Bon congé au F. Jean!
Le 8 mai, le frère Jean Tingbagbe
partait pour une semaine de congé dans sa famille. En effet, aux vacances
dernières, des problèmes de sécurité l’avait obligé à limiter sa
rencontre avec les siens à son retour d’Abidjan.
Le jour dit, le frère Kumbonyeki est
donc allé conduire le frère Jean à NGILIMA où le Papa, catéchiste, est
responsable d’une chapelle.
Nous souhaitons au frère Jean, un
excellent congé et beaucoup de plaisir au milieu des siens.
Un mot de Mgr AITI
Nous savons que, pour diverses
raisons, Monseigneur Émile AITI, un fidèle lecteur de O KATI YA BISO, a dû s’absenter
de ARU pendant quelques temps.
Ayant appris son retour je lui ai
fait parvenir les 4 derniers numéros de notre petit journal, tout en lui
souhaitant la patience de les parcourir.
Il a eu la gentillesse de me faire
parvenir un mot dont voici un extrait:
"Cher Frère Maurice,
J’ai été fort agréablement
surpris par votre lettre, car je croyais que vous étiez encore au Canada.
.....
Ah que vous êtes fidèle avec notre
"O KATI YA BISO", Frère! je vous en remercie infiniment. Ici, la
patience n’a pas de place; c’est plutôt le plaisir qui fait parcourir, non
seulement le "SOURIONS", mais aussi le tout, le plus vite que possible
... En tout cas, merci pour votre fidélité.
......
Enfin, je saisis volontiers cette
occasion pour vous exprimer ainsi qu’à tous les Confrères, mes condoléances
émues et je tiens à vous assurer de mon affection qui veut comprendre et
partager, à l’occasion du décès du Frère Albert SIMARD. L’un de vos
pionniers au Congo. Je garde un souvenir inoubliable du Frère, surtout de son
dévouement pour la cause du Petit Séminaire.
Qua le Seigneur le reçoive dans sa
demeure éternelle!
Bien sincèrement à vous,"
Mgr É. AITI
Fraternelles
condoléances
Tout le monde est au courant des
événements qui ont bouleversé la ville de Bunia et les environs,
spécialement au cours des deux dernières semaines.
Beaucoup de personnes dont trois
abbés, entre autres ont été tués. Dimanche, le 11, nous apprenions la mort
de l’abbé Aimé Djabu qui était un cousin germain du frère Benoît NGADJOLE,
novice. Nous voulons exprimer à ce dernier nos sincères condoléances et l’assurer
de notre soutien tout fraternel. Nous ne manquerons pas d’avoir une prière
bien spéciale pour le repos de l’âme du disparu et pour toute la famille
durement éprouvée.
Pendant ces événements tragiques,
notre résidence de Bunia abrite de 50 à 60 personnes dont l’abbé Kangonyesi,
curé de la cathédral, de Dungu qui se trouvait à Bunia pour dispenser une
série de cours au grand séminaire. Ce groupe de "réfugiés" compte
aussi les grands séminaristes du diocèse de Dungu.
Que notre prière se fasse pressante
auprès du Père afin qu’Il touche le coeur des hommes et y mette le désir d’une
paix sincère et durable.
Dimanche des vocations
Le dimanche du Bon Pasteur n’a pas
passé inaperçu à Dungu. En effet, à chacune des messes à Dungu-Bamokandi,
Dungu-Centre et Dungu-Uye, un représentant du clergé diocésain, de même qu’un
représentant de chacune des communautés religieuses, tant féminines que
masculines, a eu l’opportunité de présenter sa congrégation et son charisme
à l’occasion de l’homélie.
De plus, il y aura une suite donnée
à cette présentation dans chacune des écoles secondaires au cours de la
semaine du 19 au 24 mai.
"Priez le Maître de la moisson
d’envoyer des ouvriers à sa moisson." (Mt 9, 38)
Notre retraite
annuelle
Du bureau de notre Supérieur
délégué, nous parvient le communiqué suivant:
La retraite annuelle aura
lieu à DUNGU du 20 au 26 juillet 2003.
Le prédicateur en sera le
père Honoré, missionnaire de la Consolata. Il a déjà oeuvré dans le
diocèse DUNGU-DORUMA (1995-1997) à DORUMA. Il est un des pères désignés
pour la paroisse de MBENGU.
Actuellement, il est préfet d’une
école secondaire en évolution à BAYENGA dans le diocèse de WAMBA. Il devrait
regagner son nouveau lieu d’affectation après la clôture de l’année
scolaire en cours.
F. Pascal
Absence du pilote,
M. Guy Gervais
Le 19 mai prochain, l’avion de ASF
effectuera son dernier vol DUNGU-ARU avant le congé de son pilote, M. Guy
Gervais. Ce dernier partira pour un séjour de repos d’une durée d’environ
deux mois au Canada.
Repos bien mérité! On devine
aisément qu’il n’est pas toujours facile d’opérer comme il le fait dans
le climat politique actuel de la RDC.
Nous lui souhaitons un excellent
congé avec sa famille!
Bonnes vacances!
ASF interrompant son service à
compter du 19 mai, force est de prévoir les déplacements en perspective... C’est
ainsi que trois de nos confrères, qui doivent aller en congé cette année,
profiterons du dernier vol du petit porteur pour se rendre à ARU. De là, ils
passeront en Ouganda d’où ils gagneront le Canada.
Nous souhaitons d’heureuses
vacances aux FF. Marcel Matte, Herman et Lucien. Puissent-ils profiter à plein
de leur congé et nous revenir en pleine forme!
Sourions
Quel tableau!!! L’exposition
d’art moderne attire de nombreux visiteurs.
Parmi eux, une dame qui, après s’être
arrêtée longuement devant un tableau, s’exclame:
- "Mais quelle horreur, ce
tableau!"
- "Madame, intervient un
gardien, ce n’est pas un tableau, c’est un miroir."
O
KATI YA BISO en bref
V- 6
F.I.C. -
Vice-province de l’Afrique Centrale 1er
juin 2003
«Vous recevrez l’Esprit
de vérité.» (Jn 15,
26)
"L’Esprit du
Seigneur reposera sur eux. Quelle promesse! Le repos de l’Esprit de Dieu sur
une âme est ineffable. Qui pourra comprendre et raconter ces secrets de l’amour,
ces mystères du ciel? Une âme bien-aimée de l’Esprit de Dieu! Une âme qu’il
met sa joie à enrichir, à orner, sur laquelle il se repose! O ma pauvre âme,
quand seras-tu baptisée dans l’Esprit Saint? Quand répandra-t-il sur toi ses
lumières, sa paix, toutes les richesses de sa grâce? Quittons tout, allons à
Jésus, c’est lui qui baptise dans l’Esprit Saint."
Jean-Marie de La Mennais, Anthologie,
p. 50
De nouveau de la
visite...
Le 15 avril dernier nous avions la
joie de voir arriver de Bangadi les frères Herman Tanguay et Robert Bluteau. Le
frère Herman nous arrivait quelques jours avant son départ en congé afin de
pouvoir participer à la réunion du Conseil qui s’est déroulée les 16 et 17
mai.
Le frère Robert qui est venu pour
étudier certaines questions ayant rapport à l’administration du CCB sera des
nôtres jusqu’au 20, jour où il nous quittera sur l’heure du midi pour
rentrer à Bangadi vers de 18 heures.
Partira... partira
pas...
Le 19 avril était bien la date
fixée pour le départ de nos trois confrères, les frères Marcel, Herman et
Lucien.
Pourtant, le matin du jour fixé on
connaît quelques hésitations. Le frère Marcel fait nerveusement la navette
entre la résidence et les bureaux d’ASF. Finalement, la décision est prise:
pas de voyage sur Aru pour ce jour. Un peu d’agitation là-bas oblige à
retarder le déplacement au moins d’une journée.
Le 20 au matin, le frère Marcel n’est
pas moins fébrile que la veille, mais les nouvelles se font plus rassurantes. L’avion
se rendra d’abord à ISIRO pour y chercher Monseigneur. Et, comme tout semble
aller du côté de Aru, on pourra donc quitter aujourd’hui.
Aussi, vers 10 h 45, tous les
passagers et le pilote sont déjà à bord de l’aéronef qui s’envole
direction ARU. C’est le début d’un long voyage qui conduira chacun jusqu’au
Canada.
À tous ces voyageurs nous souhaitons
un congé heureux et reposant.
Décès de la soeur
Fidèle
Par l’intermédiaire des Soeurs
Franciscaines, nous avons appris le décès de la soeur Fidèle Nieuwlands
survenu dimanche, 18 juin, à Tilbourg, Pays-Bas.
Les citoyens de Dungu et tous les
anciens missionnaires qui ont travaillé dans le diocèse se souviennent de
celle que l’on appelait soeur Fidelis.
Elle avait été parmi les premières
soeurs missionnaires Franciscaines arrivées au Congo, et y a travaillé pendant
30 ans auprès des malades et des nécessiteux.
Le 21 au soir il y eut une veillée
de prières au convent St-François. Et le 22 au matin, une messe de Requiem,
présidée par Monseigneur Domba, fut célébrée a la cathédrale de Dungu.
Soeur Fidelis sera certainement au
nombre de ceux qui, réunis à la droite du Roi, s’entendront dire: «Venez,
les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume qui vous a été
préparé...» (Mt 25, 34)
Que toutes et chacune de ses
consoeurs reçoivent ici nos sincères condoléances.
Une occasion unique...
Le Frère Pascal devait se rendre à
KISUBI pour des raisons administratives. Mais, en l’absence du petit porteur
il n’est pas toujours facile de se rendre jusqu’à Aru, à la frontière de
l’Ouganda.
Il a eu la chance de pouvoir profiter
d’une occasion en or. L’avion de MSF (Médecins Sans Frontière) se trouvant
à Dungu, il eut l’heureuse idée de s’informer si on ne pourrait pas lui
faire une petite place sur leur voyage de retour.
Répondant aux conditions exigées,
on l’accepta au nombre des passagers. C’est ainsi que, le 27 au matin, à 6
heures, il pouvait s’envoler et aller atterrir à ENTEBBE après une brève
escale à Bunia.
Aura-t-il la même chance pour le
retour? Nous en doutons un peu. Mais, nous sommes convaincus qu’il réussira
à regagner Dungu le moment venu.
Nos scolastiques d’Abidjan
Au CELAF d’Abidjan, que
fréquentent nos scolastiques, la fin de l’année approche à grands pas. Et,
malgré la tension créée par les examens, personne ne semble se dire triste de
la fin des cours.
D’autant plus que, cette année,
nos 5 scolastiques auront la chance de venir respirer l’air du pays. En
principe, leur voyage est prévu pour les premiers jours de juillet. On ne peut
prévoir la date exacte de leur arrivée à Dungu. En l’absence du petit
porteur il faudra prévoir une autre formule pour les déplacements. Mais cela
ne constitue pas, semble-t-il, un problème insurmontable.
Déjà nous leur souhaitons la plus
fraternelle bienvenue. Nous serons très heureux de les accueillir à bras
ouverts.
Sourions
Calculatrice et comptes...
Après avoir arrêté un type de la
mafia, la police contrôle ses pièces d’identité.
- Qu’est-ce que vous avez dans la
valise?
- Une calculatrice de poche,
répond-il.
- On veut voir. Ouvrez.
Un fusil automatique apparaît.
- Et ça? Vous appelez ça une
calculatrice?
- Oui, c’est avec ça que je règle
mes comptes!
Comme la moisson a
besoin
de chaque grain de
blé,
L’humanité toute
entière
a besoin de
TOI

O KATI YA BISO en bref IV-
7
F.I.C. - Vice-province de l’Afrique
Centrale 15
juin 2003
Dieu seul EST LEUR DEVISE
«Il nous faut des esprits mûrs,
capables d’une résolution, qui sachent prendre un parti, et qui, la droite
voie une fois connue, ne s’en détournent pas parce qu’ils éprouvent un
désagrément, ou parce qu’on leur donne d’imprudents conseils. Il nous faut
des âmes fortes, qui soient au-dessus d’un dégoût , d’un obstacle, d’un
péril, ou de leur propre faiblesse. Il nous faut des gens sensés qui ne se
conduisent pas par caprice, mais par des règles de foi et qui ne commencent pas
à bâtir pour laisser là l’édifice imparfait. Il nous faut, en un mot, des
frères remplis de l’esprit de sacrifice, qui n’aient qu’une pensée et qu’un
désir, le désir de gagner le ciel en se donnant à Dieu sans réserve et sans
retour, en s’immolant chaque jour eux-mêmes pour sa gloire. Qu’on les place
ici, qu’on les place ailleurs, peu leur importe; que le monde les applaudisse
ou qu’il les blâme, peu leur importe; DIEU SEUL est leur devise!»
Jean-Marie de La Mennais, Anthologie, p. 32
Une vie bien remplie
Il y a quelques jours, nous apprenions le décès du
frère Lionel Trudel, à l’âge de 89 ans. Ce départ ne nous a pas surpris
puisque notre confrère était déjà complètement retraité depuis 2000, suite
à un ACV.
Les plus jeunes de notre Vice-province, qui n’ont
pas eu la chance de connaître le frère Trudel, se demanderont sans doute
pourquoi O KATI YA BISO lui accorde une attention spéciale.
C’est que ce confrère fut une personne
providentielle dans le développement de notre mission du Congo. Aussi bien du
temps où il était provincial à Dolbeau, que pendant tout le temps où il a
travaillé à TSF, il fut, pour nous, l’homme de la situation en plusieurs
occasions.
En plus d’être un religieux exemplaire, il était
un homme exceptionnellement doué sur le plan humain. Homme d’une rare
intelligence, encore tout jeune professeur, il a vite fait de faire sa marque
comme professeur universitaire en sciences.
Le frère Trudel n’a jamais vécu dans le passé,
mais bien tourné vers l’avenir. Dans les nombreux rapports que j’ai eu la
chance d’avoir avec lui, jamais je ne l’ai entendu dire: "Dans notre
temps... il y avait ceci, on faisait cela, on procédait de telle
façon..."
Dès l’apparition de l’informatique, il n’a pas
tardé à s’y mettre, comprenant que c’était l’ouverture sur l’avenir.
Et, à cette occasion, je me rappelle qu’il m’écrivait: "Je me suis
mis à l’étude de l’informatique. Ça me rajeunit de vingt ans".
Pas étonnant qu’on lui ait confié des postes
importants: professeur universitaire, directeurs d’importantes et grandes
écoles, provincial adjoint pendant six ans et, au total, provincial de sa
province religieuse pendant 18 ans.
Il était du nombre de ces religieux-frères, humbles
mais excessivement brillants, discrets mais d’une efficacité indiscutable, ne
se faisant pas remarquer par une abondance de paroles mais bien par des actions
qui marquent et qui ouvrent des chemins. En un mot, un grand homme vient de s’éteindre
en la personne de ce religieux totalement donné à Dieu, à sa famille
religieuse et à tous ses frères les hommes.
Un homme vient de s’éteindre, mais une lumière
vient de s’allumer. Je ne doute pas que le frère Trudel, du haut du ciel,
continuera à veiller sur nous et nous protégera d’une manière plus efficace
que jamais.
Que son âme repose dans la gloire que le Seigneur a
promise à ses fidèles ouvriers.
frère Maurice, i.c.
Malgré tout!...
Malgré la guerre, malgré des routes qui sont
devenues presqu’inexistantes et malgré les grandes difficultés du transport,
le 2 juin nous recevions des colis partis du Canada depuis plus d’une année.
Toutes ces caisses et cartons avaient d’bord été
acheminées sur Mahagi où elles ont attendu pendant des mois. Puis, une bonne
âme a pu les acheminer sur LAIBO (non loin de ARU). Finalement, un transporteur
a pu couvrir le reste du trajet jusqu’à DUNGU.
C’est ainsi que nous avons reçu plusieurs machines
à écrire en excellent état. C’est là un matériel précieux qui servira à
nos juvénistes désireux de faire l’apprentissage du clavier.
Mille fois merci! à toutes les personnes qui ont
contribué au ramassage et à l’expédition de ces articles. Je voudrais dire
notre gratitude à Secours-Missions et à ses nombreux bénévoles. Sans oublier
TSF.
Nouveaux baptisés à WANDO
Journée bien spéciale à Wando que ce mardi, 10
juin. De fait, il y avait célébration de l’Eucharistie à l’occasion de la
réception du sacrement de Baptême par 4 élèves de l’institution.
Les confrères novices n’ont pas manqué d’assister
à cette cérémonie qui voyait leurs 4 catéchumènes faire leur entrée dans l’Église.
Et comme la fin de l’année scolaire est proche, la
fête fut suivie d’un... examen!
Groupe électrogène, pompe
et problèmes...
Il n’y a pas tellement longtemps, O KATI YA BISO
vous parlait de problèmes éprouvés avec notre groupe électrogène.
Problèmes que l’on croyait bien réglés suite à un voyage rapide du frère
Lucien à KAMPALA.
Eh bien non! Une semaine à peine avant son départ en
congé, le frère Lucien s’est vu obligé, une fois de plus, de stopper le
groupe électrogène. La pompe du moteur faisait de nouveau défaut. De passage
à KAMPALA, en route pour le Canada, il a donc pris le temps de faire remettre
la pompe en bon état et de nous l’expédier avant de poursuivre son voyage.
La pièce nous est bel et bien arrivée. Elle a été
installée. Mais, visiblement, elle ne donne toujours pas satisfaction. Nous
espérons que les mécaniciens parviendront à résoudre le problème qui se
pose. Surtout que, au moment des examens de fin d’année, pour étudier le
soir, le courant c’est précieux!
C’est parti!
En ce 13 juin au matin, c’est parti! Le Sprint final
est commencé. La session régulière des examens de fin d’année 2003 sera
bientôt chose du passé! Tout sera terminé le 19 juin.
Tout sera terminé pour... la majorité. Car cette
session sera suivie d’une première délibération, d’une session d’examens
de repêchage, elle-même suivie d’une deuxième délibération.
L’année ne sera vraiment clôturée que le samedi,
5 juillet, par la proclamation.
Nous souhaitons à tous les élèves le plus grand des
succès. Mais, soyons réalistes... Il y aura des pleurs et...
Ha! les dents!..
Y a-t-il pire souffrance qu’une vraie bonne rage de
dent? Le juvéniste WOTE pourra vous en dire quelque chose s’il finit par
quitter l’hôpital...
Se faire enlever une dent, c’est impensable aussi
longtemps que tout va bien. Mais quand le mal commence... on devient prêt à
tout. Une dent qui souffre... WOTE se rend au dispensaire et la fait extraire.
Mais voilà qu’un abcès se développe et il réalise que la dent déjà
enlevée n’était pas la responsable du mal ressenti.
Mais, avec un abcès, pas d’extraction, et la
souffrance devient insupportable. Encore plus douloureux, car les examens
approchent à grands pas et... il souffre.
En tout état de cause, à l’hôpital, où il se
présente pour nième fois, on décide d’enlever l’importune. Mais ça n’y
change rien... le mal continue, la fièvre atteint les 40 degrés; si bien, qu’on
décide d’hospitaliser notre homme.
Nous lui souhaitons de pouvoir nous revenir avant la
fin des examens...
Ha, les dents! C’est très utile, mais parfois très
dérangeant.
Un merci bien spécial!
Avec la venue de la fin de l’année scolaire, je m’en
voudrais de ne pas adresser un merci spécial, au nom des FIC, aux Abbés du
petit séminaire.
Toute l’année, chaque matin, avec une assiduité et
une régularité qui ne se sont pas démenties, ils sont venus nous célébrer l’Eucharistie.
Qu’ils sachent que c’est un service très apprécié.
Nous tenons à leur dire toute notre reconnaissance.
Sourions
Pas bête le perroquet...
Un juif avait un perroquet très intelligent, qui
pouvait réciter le psaume 18 d’un bout à l’autre. Il décida de l’emmener
à la synagogue, pour gagner quelques sous. Après l’office, il attira l’attention
d’une vingtaine de curieux:
- Ce perroquet peut réciter tout le psaume 18.
- Bof, réagirent les gens, pour qui nous prenez-vous?
- Eh bien! On va parier.
Tous acceptèrent de jouer deux cents francs contre
vingt.
- Commence ta prière! dit le juif à son perroquet.
Mais le perroquet refusa d’ouvrir le bec. Il eut
beau répéter son ordre, rien à faire. Le perroquet resta muet. Le
propriétaire dut payer une petit fortune.
de retour à la maison, furieux, il voulait étrangler
son perroquet.
- Attends, lui dit ce dernier, tu verras combien de
gens vont vouloir parier la semaine prochaine!

O
KATI YA BISO en bref IV-
8
F.I.C. -
Vice-province de l’Afrique Centrale 1er
juillet 2003
Retraite principe de
salut
«Quand M. Deshayes
et moi nous fîmes votre règle, nous ne fondâmes l’espoir de votre
persévérance que sur celui de vous voir, tous les ans, vous réunir pour
assister à ces saints exercices (de la retraite); nous nous demandions: mais
comment un frère isolé au fond d’une campagne, privé de relations
habituelles avec ses supérieurs, ne voyant que de temps en temps ses autres
frères se soutiendra-t-il?
Et nous
répondions: il viendra à la retraite.
Et ceux qui exercent
dans les villes, quoiqu’ordinairement ils soient plusieurs ensemble, ne
sont-ils pas exposés à des tentations plus dangereuses, à des périls plus
grands? Comment s’en préserveront-ils?
Et nous
répondions: ils viendront à la retraite.
Ainsi nous
considérions la retraite comme le principe de vie et de salut de la
congrégation entière et de chacun de ses membres.»
Jean-Marie de la Mennais,
Anthologie, p. 144
Rappel
Notre retraite
à DUNGU
du 20 au 26 juillet.
Sortie de l’hôpital
Enfin, à peu près guéri de son mal
de dent, la joue revenue à sa grosseur normale, notre juvéniste WOTE, est
sorti de l’hôpital le 18 juin. Tout juste à temps pour passer le dernier
examen de la session régulière, question d’y prendre goût... Il lui a fallu
compléter les épreuves au cours de la session de repêchage. Souhaitons que la
pêche aura été bonne!
Visite de la Soeur
Céline
La soeur Céline n’est plus une
inconnue pour les gens de Dungu. On se rappellera qu’elle appartient à la
congrégation des Filles de la Providence de St-Brieuc, communauté fondée par
le Père de La Mennais.
Depuis déjà quelques années, elle
travaille pour OXFAM Québec dont la base en RDC est située à ARU. Comme elle
a une responsabilité auprès des réfugiés soudanais de notre diocèse, c’est
ce qui nous vaut sa visite de temps en temps.
C’est dans le cadre de son travail
qu’elle nous arrivait le 14 juin dernier. Dès le 16 elle quittait pour DORUMA
pour nous revenir le 20. Elle devait demeurer avec nous jusqu’au 25, date de
son départ pour ARU.
Il nous fait toujours plaisir de l’accueillir
chez nous. Qu’elle sache qu’elle est toujours la bienvenue chez les FIC.
Enfin de retour!
On se souviendra que le frère Pascal
avait quitté DUNGU pour KISUBI le 27 mai, profitant d’une occasion unique
avec Médecin Sans Frontières (MSF).
Le but de ses démarches étant
atteint là-bas, il s’agissait de trouver un moyen pour revenir à DUNGU. Pas
facile en l’absence du petit porteur de ASF!
Après avoir envisagé plusieurs
scénarios, il avait opté pour le trajet suivant: Entebbe-Beni-Isiro, quitte à
faire la distance ISIRO-DUNGU en moto. Mais voilà, la chance et la Providence
aidant, la veille de son départ il apprend qu’il pourra rentrer à DUNGU sur
un avion nolisé par MSF dimanche le 22 juin.
C’est ainsi que, à la date dite,
et à la grande joie de ses confrères du noviciat, il se posait sur la plaine
de ASF vers 11 h 15.
Clôture de l’année
à la propédeutique
C’est un peu
partout, dans le monde scolaire et de la formation, que l’on voit arriver la
fin des activités. Lundi, le 23 juin, en fin d’après-midi, une célébration
eucharistique soulignait la clôture de l’année de propédeutique au Petit
Séminaire Notre-Dame-de-Lourdes.
La messe fut suivie d’agapes
fraternelles, et la proclamation eut lieu au cours de la veillée qui s’est
poursuivie tard en soirée.
Nous tenons à
remercier l’équipe du petit séminaire pour son dévouement auprès des
propédeutes. Les cours ne regroupent pas que les petits séminaristes mais
aussi les postulants des pères Augustins et des F.I.C.
Un premier départ
Tout ce qui concerne les examens de
fin de l’année à Wando est bien terminé. Aussi, même si la proclamation n’a
pas encore eu lieu, les jeunes de BANGADI, petits séminaristes et juvénistes
ont profité du l’occasion du Camion du CCB qui retournait à sa base pour
rejoindre leur famille.
Le 28 juin au matin, c’était donc
le départ d’un premier groupe pour les grandes vacances.
Un grand merci aux confrères de
BANGADI qui ont accepté de retarder de deux jours le départ du camion afin de
favoriser ainsi le voyage de nos jeunes en formation!
Il est à noter que notre finaliste
propédeute, KAHAMBWA Pierre, était du voyage. Il se rend à Bangadi pour y
prêter main forte à nos confrères sur place. Nous lui souhaitons un bon
travail et un bon apostolat au CCB!
Arrivera... arrivera
pas...?
Depuis le 24 dernier, le frère LODJA
Samson est arrivé à KISUBI. Il a quitté Abidjan la veille. En principe, il
devait continuer son voyage sur DUNGU dès le 26. Mais... l’occasion prévue n’a
pas fonctionné. Il est donc toujours à KISUBI, patientant calmement ou
rongeant son frein? On ne sait trop...
D’aucun ose soupçonner qu’il
aurait une intention derrière la tête: celle de faire une quatrième année de
scolasticat... mais en langue anglaise, cette fois. Décidément, il y a
quelques malins qui prêtent facilement des intentions... pour le moins
saugrenues... Qui ça peut bien être? Ne serait-ce pas le rédacteur de O KATI
YA BISO? Qui sait? Tout est possible...
Quoi qu’il en soit, nous souhaitons
à notre confrère de pouvoir nous rejoindre la plus tôt possible. Nous avons
tous hâte de le revoir et lui souhaitons déjà la bienvenue.
Sourions
Cupidité
Pour s’amuser de la cupidité de
ses héritiers éventuels, un milliardaire fit remplir sa piscine de serpents
venimeux avant de donner une gigantesque soirée. Il rassembla ses invités en
leur disant:
- «À celui qui est assez brave pour
plonger dans cette piscine, je donnerai au choix: 1 000 hectares de mes champs
de pétrole, 10 000 têtes de bétail, ou la main de ma fille.»
Il n’avait pas aussitôt prononcé
ces mots qu’un jeune homme sauta à l’eau, traversa la piscine et se hissa
sur le bord, essoufflé mais sain et sauf.
- «Félicitations, mon ami! dit son
hôte. Voulez-vous mes champs de pétrole?»
- «Non!»
- «Alors les 10 000 têtes de
bétail?»
- «Non!»
- «Dans ce cas, il vous reste la
main de ma fille.»
- «Je n’en veux pas non plus.»
- «Mais, alors, que voulez-vous?»
- «Ce que je veux, c’est
connaître le nom de celui qui m’a poussé dans la piscine.» !!!
C'EST L'HISTOIRE DE
DEUX AMIS QUI MARCHAIENT DANS LE DÉSERT.
À un moment, ils se
disputèrent et l'un des deux donna une gifle à l'autre.
Ce dernier, endolori
mais, sans rien dire, écrivit dans le sable:
«AUJOURD'HUI MON
MEILLEUR AMI M'A DONNE UNE GIFLE.»
Ils continuèrent à
marcher puis trouvèrent un oasis dans lequel ils décidèrent de se baigner.
Mais celui qui avait
été giflé manqua de se noyer et son ami le sauva.
Quand il se fut
repris, il écrivit sur une pierre:
«AUJOURD'HUI MON
MEILLEUR AMI M'A SAUVÉ LA VIE.»
Celui qui avait donné
la gifle et avait sauvé son ami lui demanda:
"Quand je
t'ai blessé tu as écrit sur le sable, et maintenant tu as écrit sur la
pierre. Pourquoi?"
L'autre ami répondit:
"Quand quelqu'un nous blesse, nous devons l'écrire dans le sable,
où les vents du
pardon peuvent l'effacer".
Mais quand quelqu'un
fait quelque chose de bien pour nous, nous devons le graver dans la pierre,
où aucun vent ne peut
l'effacer.
APPRENDS À ÉCRIRE
TES BLESSURES DANS LE
SABLE
ET À GRAVER
TES JOIES DANS LA
PIERRE.

O KATI YA BISO en bref IV-
9
F.I.C. - Vice-province de l’Afrique
Centrale 15
juillet 2003
Le silence pour trouver Dieu
«Sans doute ce serait un excès condamnable que de
craindre d’ouvrir la bouche, et il faut parler avec liberté, avec assurance,
sans le moindre scrupule, quand la charité l’exige; mais il faut aimer aussi
à se réserver quelques instants d’entretien avec Dieu seul, pour reposer
notre âme, la rafraîchir, la fortifier; et, bien loin de nous plaindre de ce
qu’on nous interdit toute espèce de conversation pendant quelques instants de
la journée, nous devons nous estimer heureux d’être alors déchargés de
l’obligation de nous occuper des créatures et de nous entretenir avec elles,
et de quitter le bruit et les empressements du monde pour nous trouver seuls
avec Dieu.
Qui de vous ne sait pas par sa propre expérience qu’il
est presque impossible de prier, c’est-à-dire de parler à Dieu, après avoir
beaucoup parlé aux hommes? Qui de vous, à la suite d’une conversation vaine
trop longtemps prolongée, ne s’est pas reproché mille paroles indiscrètes
et coupables, qui lui sont échappées, pour ainsi dire, sans qu’il s’en
aperçut, et n’a pas éprouvé je ne sais quelle fatigue, quel affaiblissement
d’esprit, qui l’empêchait de s’appliquer, comme il aurait dû le faire,
je ne dis pas seulement à la méditation des choses saintes, mais à des
études sérieuses?»
Jean-Marie de la Mennais,
à des élèves congréganistes,
Anthologie, p. 140
Clôture de l’année scolaire
À l’Institut WANDO on a officiellement clôturé l’année
scolaire 2002-2003 le 3 juillet.
La cérémonie officielle a débuté par une messe
présidée par M. l’abbé François, directeur du Petit Séminaire et
aumônier de l’école.
Cette célébration fut suivie des discours
traditionnels et de la proclamation proprement dite des résultats de chaque
étudiant. Si un certain nombre d’entre eux sont repartis avec la tristesse et
la déception au coeur, il faut bien dire que la grande majorité ont vu leurs
efforts récompensés par des résultats répondant aux exigences de l’institution.
On se rappellera que cette année scolaire, qui s’est
terminée dans la tranquillité, avait débuté avec quelques semaines de retard
et dans une grande insécurité. Plusieurs des élèves ont dû sortir de la
brousse pour se risquer à gagner l’Institut Wando. D’abord peu nombreux.
Puis, peu à peu, les effectifs ont grossi et l’école a pu prendre sa vitesse
de croisière.
Nous devons des félicitations et des remerciements à
toute l’équipe de direction, préfet en tête, qui a eu le courage d’aller
de l’avant dans ces circonstances peu rassurantes.
Merci et félicitations aussi aux corps professoral
qui n’a pas hésité à répondre à l’appel et a également fait preuve de
courage et de détermination jusqu’à la clôture de cette année.
Félicitations encore à tous les élèves qui,
malgré une situation précaire dans bien des cas, ont voulu profiter au maximum
du dévouement de leurs professeurs.
Et comment ne pas rendre grâce au Seigneur à la fin
d’une année qui, commencée dans l’insécurité la plus grande, s’est
déroulée et s’est terminée dans la tranquillité!
Un merci spécial
Depuis la fin de février, le corps professoral de
WANDO s’était enrichi d’un nouveau professeur en la personne de l’abbé
Méthode. Vicaire à TADU, diocèse d’Isiro, il avait accepté, à la demande
du frère Aniuwe, de venir enseigner le latin à nos élèves de la section
littéraire. Sa compétence et sa longue expérience dans le domaine n’ont pas
manqué d’impressionner les étudiants qui ont voulu en profiter au maximum.
C’est pourquoi nous disons un merci bien spécial et
reconnaissant à M. l’abbé Méthode pour son dévouement et sa
disponibilité. Merci aussi à ses confrères de l’équipe paroissiale qui ont
bien voulu le laisser venir chez nous.
Mais, toute bonne chose a une fin! L’année scolaire
étant clôturée le 3, l’abbé était pressé de regagner son poste à TADU.
Aussi, dès le 4, le frère Kumbonyeki, à moto, allait le reconduire chez lui.
S’il nous était permis de formuler un souhait ce
serait de voir l’abbé Méthode nous revenir l’année prochaine pour le plus
grand bien de nos latinistes en herbe. Il nous est toujours permis d’espérer...
Ils sont arrivés...
Pratiquement, nous les attendions presqu’une semaine
plus tôt. Mais, par les temps que nous vivons, il nous faut être prêts à
nous adapter aux circonstances.
C’est donc le 8 juillet, vers 10 heures, que nous
arrivaient les 5 confrères qui étudient à Abidjan. Sans doute un peu en
retard sur la date prévue, mais chanceux tout de même car ils ont pu faire le
vol directement ENTEBBE-DUNGU sur un petit porteur de MAF.
Des cinq qui nous sont arrivés, l’un, le frère
LODJA Samson, demeurera parmi nous. En effet, il a terminé brillamment (c’est
ce que l’on m’a écrit) ses études au CELAF d’Abidjan. Sans savoir encore
quelle sera son affectation, nous lui souhaitons un fructueux apostolat là où
l’obéissance l’enverra.
Quant aux quatre autres, après avoir passé leurs
vacances au Congo, en ayant profité pour visiter leurs familles, ils iront
continuer leurs études en Côte d’Ivoire, tout en continuant de nous faire
honneur, nous n’en doutons pas.
À chacun nous souhaitons un séjour heureux et
reposant avec beaucoup de joie au milieu des leurs: confrères et membres de
famille.
Condoléances
Le 10 juillet dernier, par phonie, le frère DRAKPA
Pierre apprenait la mort de son père. Le décès remontait déjà à un mois.
Mais, le climat qui règne dans la région de Bunia et la difficulté des
communications expliquent le retard dans la transmission de la nouvelle.
Nous tenons à offrir toutes nos condoléances à
notre confrère ainsi qu’à sa famille. Qu’il soit assuré du secours de nos
prières à l’occasion de cette épreuve.
Nous ne doutons pas que le Seigneur a déjà reçu
près de Lui le Papa du frère Drakpa, ce qui lui permet de veiller de plus
près sur tous les siens.
Sourions
Le verdict
L’accusé qui passait en jugement risquait la prison
à perpétuité.
Son avocat décida de corrompre un des jurés et, en
échange d’une bonne somme d’argent, lui demanda de tâcher d’influencer
les autres membres du jury et de les amener à retenir un chef d’accusation
beaucoup moins lourd.
Après plusieurs heures de délibérations, le jury
rendit son verdict: 10 ans d’emprisonnement maximum.
La séance levée, l’avocat se rend auprès du
juré:
- «Vous m’avez causé bien du souci. Le jury a
délibéré si longtemps que j’ai eu peur de vous voir rater notre affaire».
- «Moi aussi je m’inquiétais, répondit le juré,
tous les autres voulaient l’acquitter». !!!
Histoire de Sagesse ....
Un jour, une femme sort de sa maison
et voit 3 vieillards avec de longues barbes blanches, assis devant chez elle.
Elle ne les reconnaît pas. Elle leur
dit:
- «Je ne pense pas que je vous
connaisse, mais vous devez avoir faim, s'il vous plaît entrez et je vous
donnerai quelque chose à manger.»
- «Est_ce que les enfants de la
maison sont là?» ont_ils demandé.
- «Non, ils sont sortis,» leur
répondit_elle.
- «Alors nous ne pouvons pas
entrer», ont_ils répondu.
En fin d'après_midi lorsque les
enfants reviennent de l'école, la femme raconte aux gamins son aventure avec
les 3 hommes.
-«Va leur dire que nous sommes à la
maison et invite_les à entrer!» Dirent_ils à leur mère. La femme sort et
invite les hommes à entrer.
- «Nous n'entrons jamais ensemble
dans une maison,» ont_ils répondu.
Un des vieillards explique:
- «Son nom est "Richesse",
dit_il en indiquant un de ses amis et, en indiquant l'autre, lui c'est "Succès"
et moi je suis "Amour".» Il a alors ajouté, «Retourne à la
maison et discute avec ta famille pour savoir lequel d'entre nous vous voulez
dans votre maison.»
La femme retourne à la maison et
rapporte à sa famille ce qui avait été dit.
- «Comme c'est étrange! s'exclament
les enfants. Puisque c'est le cas, nous allons inviter "Richesse"!»
La mère n'était pas d'accord.
«Pourquoi n'inviterions_nous pas "Succès"? Votre père en
aurait bien besoin dans ses affaires...»
La plus petite, Raffie, qui suçait
encore son pouce, s'exprima à son tour:
- «Veux mamours, veux mamours...»
Les parents fondirent devant tant de câlinerie enfantine et la mère sortit
inviter "Amour" à entrer... "Amour" se lève
et commença à marcher vers la maison.
Les 2 autres se lèvent aussi et le
suivent.
Etonnée, la femme demande à "Richesse"
et "Succès": «J'ai invité seulement "Amour".
Pourquoi venez_vous aussi ?»
Les vieillards lui répondirent
ensemble :
«Si vous aviez invité "Richesse"
ou "Succès" les deux autres d'entre nous serions restés
dehors, mais puisque vous avez invité "Amour", partout où il
va, nous allons avec lui, puisque partout où il y a de l'Amour, il y a aussi de
la Richesse et du Succès.» !!!

O KATI YA BISO en bref IV-
11
F.I.C. - Vice-province de l’Afrique
Central 15 novembre
2003
Réflexion sur la mort
"Tout le
monde veut aller au ciel, mais personne ne veut
mourir", dit une chanson naguère populaire. Au
contraire, le P. de La Mennais pense constamment à la
mort; il en tire des leçons de conversion, de
détachement, de désinstallation.
«L’homme existe
où il n’est pas; le passé n’est rien pour lui; le présent encore moins;
il ne vit que dans l’avenir: ses projets, ses désirs, ses craintes, ses
espérances l’élancent dans l’éternité: sa pensée devance le temps qui
pourtant marche assez vite, et quand la mort vient, chacun la prie d’attendre
un instant pour qu’on puisse avec le notaire arranger son enterrement, sa
succession, tout ce qui se fera dans notre maison lorsque nous serons dans le
cimetière. On sait bien que lorsqu’on n’est plus sur la terre, on en peut
plus parler, mais on fait écrire ses volontés, afin qu’elles demeurent
vivantes et qu’elles soient en quelque sorte, comme une voix qui sorte du
tombeau où les héritiers croient ne renfermer qu’un cadavre. Ceci est une
preuve bien frappante de l’immortalité.
Voyez l’animal, il
n’attend rien, il n’y a pour lui que le présent; il ne sent que ce qui le
touche au moment même. Sa vie est une mort prolongée. Son existence se compose
d’instants qui se succèdent, mais qui ne sont liés ni par le souvenir, ni
par la prévoyance. On ne peut pas dire qu’il a vécu dix ans, mais qu’il a
mis dix ans à mourir. C’est l’aiguille d’une montre qui s’arrête quand
le ressort est détendu et qui ne s’aperçoit point de son repos parce qu’elle
ne savait pas qu’elle marchait.»
Jean-Marie de la Mennais,
Anthologie, p. 95.
Saint Noël COMBONI
Le 5 octobre dernier,
à Rome, le pape Jean-Paul II présidait à la canonisation de monseigneur Noël
Comboni, fondateur des congrégations comboniennes, religieux et religieuses.
Il va sans dire que,
en ce même jour, c’était grande fête à l’église de DUNGU-BAMOKANDI
puisque cette paroisse est dirigée par les pères Comboniens.
C’est dimanche, le
19 octobre, que l’événement fut souligné à la cathédrale de DUNGU. La
journée débuta par une messe solennelle présidée par son Excellence
monseigneur Domba. Cette Eucharistie fut suivie de jeux et d’agapes
fraternelles. Et, en fin d’après-midi, eut lieu le dernier match de foot du
tournoi Comboni. Ce match, qui opposait l’institut Tata Kossa à l’institut
Wando, fut remporté par ce dernier.
Noël Comboni est né
à Limone, Italie, le 15 mars 1831. Il a été ordonné prêtre à l’âge de
24 ans et est arrivé au Soudan en 1858.
Pour l’assister
dans son travail d’évangélisation il fonde les deux instituts missionnaires
Comboniens: les Religieux (Pères et Frères), et les Religieuses.
Premier évêque du
Soudan, monseigneur Daniel Comboni meurt à Khartoum le 10 octobre 1881.
À l’occasion de sa
canonisation, nous tenons à dire toutes nos félicitations aux deux familles
Comboniennes, et nous les assurons que nous partageons leur joie bien légitime.
Puisse saint
Daniel Comboni jeter un regard compatissant sur notre pays et se faire notre
intercesseur auprès du Père pour une paix juste et durable.
Retour du F. Étienne
Mbolifuhe
Après avoir passé un an à Rome où
il a participé à l’année de rénovation, et avoir vécu deux ans à Angers,
en France, où il a poursuivi des études, le frère Étienne nous revenait le
20 octobre dernier.
Il y avait de nombreux parents,
confrères et amis à la piste de ASF pour lui souhaiter la bienvenue. Il
semblait en pleine forme et pas du tout mécontent de se retrouver dans son
milieu d’origine détenteur du diplôme convoité.
Frère Étienne, nous sommes heureux
de te voir de retour parmi nous. Nous tenons à te féliciter pour la
persévérance et la ténacité dont tu as fait preuve au cours de ces deux
années d’études. Nous sommes fiers de toi.
N’est-ce pas l’occasion pour dire
un merci bien spécial à tous ceux qui ont facilité son séjour à Angers,
spécialement le frère Yannick Houssay, provincial de France.
Pour le moment, le frère Étienne
prend quelque temps pour visiter les membres de sa famille dont il a été
éloigné pendant trois ans. Puis, il regagnera le CCB de Bangadi pour y
effectuer le travail qu’on attend de lui.
Encore la
génératrice
O KATI YA BISO a déjà parlé à
quelques reprises des problèmes que présentait le moteur actionnant notre
génératrice. Les solutions entrevues avec espoir ainsi que les réparations
effectuées n’ont pas donné les résultats attendus. Il était urgent de
penser à une autre solution, même pour l’immédiat.
C’est ainsi que, après une entente
avec le BDD (Bureau de Développement), le frère Lucien entreprit les
démarches, avec les mécaniciens, pour voir s’il ne serait pas possible d’accoupler
notre génératrice à un moteur, propriété du BDD, dont la génératrice
était hors de service.
Les conclusions étant positives, on
se mit donc au travail. Bien sûr, quelques adaptations étaient nécessaires;
mais pas suffisamment imposantes pour décourager les mécaniciens. Aussi,
après plus ou moins trois jours de travail, le 25 octobre vers 15 heures, on
pouvait démarrer le moteur et actionner l’interrupteur pour transmettre le
courant sur les diverses lignes desservies. Le bon fonctionnement fit naître un
large sourire de contentement sur le visage des artisans de ce succès.
Il restait quelques ajustements à
effectuer pour un rendement sans risque. Tout fut fait sans trop de problèmes.
Nous sommes donc assurés "d’être au courant" en attendant une
solution plus définitive.
Merci à tous ceux qui n’ont pas
ménagé leur peine pour assurer ce succès!
Absence du F. Pascal
Le 25 octobre dernier le frère
Pascal s’envolait pour Isiro. Mais ce n’était que le début d’un long
voyage qui devait le conduire jusqu’à Kinshasa.
Il s’y rendait surtout dans le but
d’assister à la réunion de L’ASUMA (Association des Supérieurs Majeurs)
qui a eu lieu au cours de la semaine du 3 au 8 novembre. Toutefois, il devait
profiter de son passage dans la capitale pour régler d’autres questions.
Également pour y rencontrer le frère ANIUWE dont l’état de santé, s’il n’est
pas encore parfait, nous permet de mettre de côté toute inquiétude excessive.
En principe, si tout se déroule
comme prévu, le frère Pascal devrait être de retour parmi nous au début de
la semaine prochaine.
Résultats des
EXÉTATS
Chaque année, l’attente de la
publication des réslutats des EXÉTATS (Examens d’État) constitue un
suspense pour tous les candidats et leurs professeurs. Et la tension ne tombe
vraiment que lorsque tous les points sont connus.
Jusqu’ici, des résultats de Wando,
ceux de la section philo-latin et de bio-chimie nous sont connus. Et cette
nouvelle n’a fait que des heureux ou presque. En effet, la section philo-latin
a réussi à 100%, alors qu’en section bio-chimie 10 candidats sur 11 ont
obtenu le succès.
Il est inutile d’essayer de
décrire l’explosion de joie qui a suivi l’annonce d’un tel succès.
Sincères félicitations à tous ces
nouveaux lauréats et à leurs professeurs. Nous souhaitons vivement que les
résultats de la section pédagogique soient aussi consolants que ceux que nous
connaissons déjà.
Passage du F. UZELE
Le 4 novembre dernier, nous avions le
plaisir de voir arriver à Dungu le frère UZELE, directeur du CCB de Bangadi.
Ce n’était qu’un arrêt en
passant... En fait, il était en route pour l’Ouganda afin d’y effectuer
quelques courses. Et il reviendra en faisant un petit détour par MAHAGI afin de
saluer sa famille.
Nous lui souhaitons donc un heureux
voyage, et que toutes ses démarches soient couronnées de succès.
Au tour du F. Lucien
de voyager
Plus haut, il a été question de
moteur et de génératrice. Une solution provisoire a été trouvée mais il
faut penser à longue échéance et au futur.
Grâce à l’aide de TSF et du
Conseil de la Province, nous pourrons faire l’acquisition d’un autre groupe
pour remplacer celui qui nous a laissé tomber...
C’est donc en vue d’étudier les
diverses possibilités, et de conclure un achat, le cas échéant, que le 8
novembre le frère Lucien accompagnait le frère UZELE jusqu’en Ouganda. Mais
lui, ne se limitera pas à KISUBI, il devrait poursuivre jusqu’à KINSHASA.
À lui aussi nous souhaitons un
excellent voyage, et nous espérons que ses démarches porteront leur fruit...
Wando: quelques
statistiques
Comme par le passé, il ne manque pas
de monde à l’Institut Wando. Les chiffres qui suivent vous permettront d’en
juger par vous-mêmes.
Nombre de professeurs: 38
Nombre de classes: 19
Nombre total des élèves: 570
en classes de 1 et 2: 257
en classes de 3, 4, 5 et 6: 313
Élèves par section:
Littéraire: 74
Scientifique: 106
Pédagogique: 133
Frère Kumbonyeki
Le frère Kumbonyeki Dieudonné, qui
réside chez nos Frères de Kisubi, a bien commencé ses cours d’anglais et
tout laisse croire que les choses se déroulent bien et normalement.
Selon les nouvelles que l’on
reçoit, l’adaptation à son nouveau milieu n’a pas été trop difficile.
Tout comme le frère Jean-Népo, le
frère Kumbonyeki est pour nous, là-bas, un précieux intermédiaire quand nous
avons besoin. Il n’hésite jamais à faire la course nécessaire pour nous
rendre service.
Grand merci pour tous les services
rendus! Nous te souhaitons tout le succès possible dans les études
entreprises.
Toujours sourire
Par téléphone, la famille du
défunt dicte aux responsables de l’enterrement ce qu’ils doivent écrire
sur la couronne mortuaire qu’on placera sur le cercueil: «Repose en
paix!»
Quelques minutes plus tard ils
appellent de nouveau:
- «Nous aimerions ajouter après
"repose en paix" les mots suivants: "auprès de l’Éternel"
s’il y a encore de la place, naturellement.»
À l’enterrement tout le monde put
lire sur la couronne:
- «Repose en paix auprès de l’Éternel,
s’il y a encore de la place, naturellement!»

O
KATI YA BISO en bref V-1
F.I.C. -
Vice-province de l’Afrique Centrale 15 janvier
2004
L’ÉDUCATION
RELIGIEUSE
C'est par
l'éducation qu'un peuple est ce qu'il est, lui et non pas un autre. Nul
changement profond ne saurait s'opérer dans les idées, les institutions, les
lois, à moins que l'éducation ne subisse un changement de même nature. [...]
Disons-le donc
encore, on ne le saura jamais assez: tout sort de l'éducation.
Mais quand nous
disons éducation, on entend bien que nous sommes loin de la pensée de ceux qui
croient avoir tout fait pour l'enfant, quand ils l'ont initié au calcul, aux
arts, aux langues, aux sciences naturelles; et quand ils lui ont donné le moyen
de satisfaire aux besoins du corps; comme s'il suffisait d'éclairer l'esprit,
de pourvoir aux besoins physiques de l'homme, et qu'il ne fallût pas former son
cœur à des habitudes de vertu, et lui apprendre d'où il vient, où il doit
tendre et comment il y peut arriver. Qui ne voit en effet qu'au milieu des
connaissances les plus étendues et les plus variées, le cœur peut conserver
toutes ses faiblesses et donner dans les plus déplorables écarts; que ce n'est
pas assez de fortifier l'intelligence, si l'on ne fortifie la volonté, si l'on
ne prémunit la jeunesse contre les assauts des passions?
Jean-Marie de la Mennais,
Anthologie, p. 294
Bienvenue au Frère
Robert Smyth
provincial adjoint
Dans la deuxième
quinzaine de janvier nous aurons la joie d’accueillir le Frère Robert Smyth,
provincial adjoint de la province canadienne. Nous tenons à lui souhaiter la
plus fraternelle bienvenue parmi nous.
Si le Congo est un
pays tout nouveau pour lui, il faut dire que le continent africain ne l’est
pas. En effet, le frère Robert a déjà oeuvré pendant de nombreuses années
aux Seychelles soit de 1969 à 1998.
C’est après avoir
visité nos confrères scolastiques à Abidjan, puis nos frères qui travaillent
au Rwanda qu’il nous arrivera vers la fin du mois de janvier.
Tous, nous serons
très heureux d’accueillir le frère Robert. Nous espérons qu’il aura
autant de joie à vivre parmi nous que nous-mêmes en aurons à le recevoir.
Nous lui souhaitons un heureux séjour au Congo et que sa visite porte des
fruits durables.
Enfin, des résultats!
Vers le 2 décembre
dernier, nous avons, enfin, quelques échos des résultats de nos candidats en
pédagogie aux examens d’État. Mais, dans ce premier temps, les choses ne
semblent pas très claires. Tout se précisera dans les jours qui suivirent. Et
nous apprenons que sur les 42 candidats inscrits sur la liste de l’Institut
WANDO, 25 ont décroché leur diplôme. Pour dire vrai, on s’attendait à
mieux. Mais, on n’y peut rien.
Quelques chiffres sur
ces résultats, concernant d’autres institutions, pourront intéresser les
lecteurs:
L’Institut d’AMADI:
6 réussites sur 7.
L’Institut BAKENGAIE, POKO: 13/33.
L’Institut BAMOKANDI: 23/24.
L’Institut NDOLOMO, DORUMA: 19/22.
L’Institut ANOALITE, NIANGARA: 3/9.
L’Institut TATA SUKE, NDEDU: 6/6.
L’Institut d’ISIRO:
52/56.
L’Institut KIZITO:
39/43
Nous tenons à
féliciter tous les nouveaux lauréats et tous nos voeux accompagnent déjà les
candidats de "l’édition" 2003-2004!
Décès de l’Abbé
Jean-Pierre
SUNGUDIKPIO
"L’abbé
Jean-Pierre SUNGUDIKPIO MBULA SUNIDE est décédé en Italie le 29
décembre."
Cette nouvelle, tout
à fait imprévue, a eu l’effet d’une bombe dans la population de DUNGU.
Est-il besoin de dire
qu’à la suite d’une telle annonce, les questions se firent nombreuses:
accident? maladie? mort subite? Autant de points d’interrogation qui, dans l’immédiat,
demeuraient sans réponse.
Ce n’est que par la
suite que nous apprendrons la cause du décès: une hémorragie cérébrale.
Dès que la chose fut
possible, Monseigneur Domba donna l’autorisation permettant le rapatriement de
la dépouille mortelle.
Étant donné que l’on
tenait à rendre un dernier hommage à l’abbé Jean-Pierre dans la paroisse de
Grosseto, Italie, où il faisait du ministère et où il est décédé, étant
donné aussi les longues formalités qu’exige le rapatriement d’une personne
décédée, ce n’est que le 8 janvier que le cercueil renfermant la dépouille
mortelle de l’abbé put arriver à ISIRO d’où elle devait être aussitôt
transportée à Dungu.
Aussi, dès le 8 au
soir, une veillée de deuil était organisée à la cathédrale de Dungu à
compter de 20 heures. On espérait l’arrivée du corps au cours de la nuit.
Toutefois, l’avion en provenance de KINSHASA ayant accusé un retard, ce n’est
que vers 10 heures, le 9 avant-midi, que la voiture transportant le cercueil
arriva à la cathédrale.
Qu’à cela ne
tienne, toute la nuit les groupes de fidèles se sont succédé et ont prié
pour le repos de l’âme du défunt.
À cause du retard
intervenu, la messe de funérailles, d’abord prévue pour 10 heures, fut
reportée à 15 heures de l’après-midi. Présidée par son Excellence
Monseigneur Domba, assisté de nombreux concélébrants, la messe fut solennelle
et recueillie.
À la fin de l’Eucharistie,
quelques personnes qui avaient mieux connu l’abbé Jean-Pierre SUNGUDIKPIO
furent appelées à donner leur témoignage.
Puis, la dépouille
fut conduite à son dernier repos. Elle fut ensevelie tout près de la
cathédrale où reposent déjà les pères Luc et Nicolas, ainsi que des abbés
KOSSA et ZANGABAY.
On se souviendra que
l’abbé SUNGUDIKPIO avait été administrateur du diocèse de Dungu avant le
sacre de monseigneur DOMBA en 1994. Puis, il avait été recteur du grand
séminaire de KISANGANI pendant 6 ans. Au moment de son décès il terminait un
stage d’études à Rome en même temps qu’il allait faire du ministère à
Grosseto.
O KATI YA BISO tient
à offrir ses plus sincères condoléances à son Excellence monseigneur et à
tous les abbés du diocèse. Il veut dire, aussi, toute sa sympathie à chacun
des membres de la famille éprouvée, spécialement à la Maman de l’abbé
Jean-Pierre.
Une visite agréable
Les funérailles de l’abbé
Sungugikpio furent l’occasion d’une visite agréable des frères Herman et
Étienne.
Arrivés le 8, veille
des funérailles, ils ne repartiront pas en même temps. Nous aurions bien aimé
garder ces deux confrères quelques jours supplémentaires... mais, dès le 11,
le frère Étienne se remettait en route pour rentrer au CCB.
Quant au frère Herman, nous avons joui de sa présence quelques jours de plus puisqu’il
devait rentrer à Bangadi avec le camion du CCB qui est venu à Dungu pour
prendre les catéchistes qui passeront les prochains mois au Centre
Catéchétique.
Nous remercions ces
deux confrères de leur agréable visite. C’est toujours un plaisir de les
accueillir.
Le Centre de Bangadi
rouvre ses portes
Après quelques mois
de repos, le Centre Catéchétique de Bangadi rouvrira ses portes le 15 janvier
prochain.
Pour cette prochaine
session 12 familles de catéchistes y seront regroupées. Plusieurs paroisses du
diocèse y seront représentées: Bamokandi, Ngilima, Amadi et Doruma.
Nous souhaitons à
chacun des participants, sous la direction du frère UZELE et de son équipe,
une session des plus profitable et fructueuse.
Nouvelles de
Gisenyi-Nyundo
Le frère Médéric
(Roch) Boutin est un personnage bien connu de tous ceux qui côtoient les FIC au
Congo.
Ses nombreux talents
le font désirer partout où le besoin d’un homme aux mains habiles se fait
sentir. Il est aussi bien connu au Rwanda, et on n’a pas manqué de réclamer
ses services pour restaurer les bâtiments du noviciat de Nyundo. Ces derniers
ont été sérieusement endommagés lors des événements survenus en 1994 au
Rwanda. Et, depuis, petit à petit, les actes de vandalisme et les vols se
poursuivaient.
Pour mettre fin à
tout cela une sérieuse restauration des lieux s’imposait. D’autant plus
que, le travail de la formation ayant redémarré depuis le retour de nos
confrères au Rwanda, ces locaux s’avéreront bientôt d’une précieuse
utilité.
Au Rwanda depuis le
26 septembre, le frère Médéric est devenu le maître d’oeuvre de ces gros
travaux de
rénovation. Pour vous donner une idée de l’importance du travail à faire,
je vous cite ce que lui-même écrivait le 30 novembre dernier:
«Où en suis-je?
Voilà! On sait que les sept bâtiments qui formaient le secteur noviciat et
home des aspirants ont été endommagés et pillés. Ce qui n’a pu être
emporté a été cassé. Choses emportées: les 71 portes en fer, les 12 portes
en bois du home et de son annexe, les portes et les séparations des 12 douches
et toilettes servant aux novices, tout le mobilier, tout le système électrique
depuis les compteurs jusqu’à la moindre prise de courant, sans oublier les
fils dans les murs et les câbles sous terre; tout le système hydraulique:
lavabos, toilettes, tuyaux apparents ou sous-terrains, bacs de couche,
baignoire, lames et montants nacos (fenêtres à lames de verre) des fenêtres:
70 fenêtres de 10 lames chacune sans compter les fenêtres à 4, 6 ou 2 lames;
tout le matériel de cuisine comprenant le poêle et le muvero, les 4 éviers du
home, des échaudoirs et de la cuisine. Plus de 200 tôles et même certains
chevrons en tubes métalliques; les plafonds, les portails et j’en oublie
encore!»
Nous souhaitons bon
courage à notre confrère. Toutefois, connaissant ses talents, nous ne doutons
pas qu’il saura mener à bonne fin tout ce travail de rénovation.
Toujours sourire!
Le chirurgien à son malade:
- J’ai peur de devoir vous
couper les deux jambes.
Le patient:
- Si vous me faites ça, je jure
que je ne mettrai plus les pieds dans cet hôpital!
«QUELLE PITIÉ QUE
LES POLITIQUES
QUI SE CROIENT ASSEZ
FORTS
POUR GOUVERNER LE
MONDE
AVEC DES ÉCUS DE CINQ
FRANCS
ET DES GENDARMES!»
Lacordaire
O
KATI YA BISO en bref V-2
F.I.C. -
Vice-province de l’Afrique Centrale 15
février 2004
Les leçons du Fondateur
Le Père de La Mennais, s’il
sait être indulgent, laisse toujours clairement entendre qu’il ne veut
pas de "demi-mesure", mais des religieux remplis de
générosité et totalement donnés.
«Les leçons du fondateur sont
rudes, acérées comme des ajoncs. "J’aimerais mieux n’avoir que
trois Frères bien humbles que d’en avoir trois cents qui n’eussent pas l’esprit
de leur état." Certains courages se sont effondrés. On leur en
demandait trop! Devant ce visage qui renvoyait toutes les énergies de la terre
et les victoires de ses propres luttes, d’autres Frères ont eu peur de la
confidence, peur du Père qui avait pourtant des ressources folles de
sollicitude et d’indulgence à dépenser et qui répétait sans cesse ce point
de la règle: "Dès que vous avez quelque peine, vous devez m’en
prévenir." Ils n’ont pas osé. Ils ont préféré garder leurs petits
problèmes pour en trouver de plus grands sur des terres moins rocailleuses...
Ils ont quitté.
Faisant allusion à ces faits, le
Père de La Mennais dit: "On ne doit pas venir parmi nous pour jouir de l’indépendance
et des autres choses dont le monde se fait une idole; tout cela ne se trouve
point ici. Si quelqu’un n’est pas déterminé à vivre dans l’obéissance
et l’humilité, qu’il se retire."
Et chacun regardait ce prêtre qui
avait pour ses enfants des rêves d’Évangile, le feu sacré des grands
conquérants. On se sentait devenir autre. Une nouvelle grâce consacrait l’élite.
Les recrues devenant de plus en plus
nombreuses, la maison de Josselin s’avéra bientôt insuffisante. On chercha
une maison plus spacieuse. Une fois de plus, le Père Deshayes, dont les
rêves ne restaient jamais longtemps des rêves, va devenir la providence de l’Institut,
en se portant acquéreur au nom de M. de La Mennais du vieux monastère des
Ursulines de Ploërmel.
André Merlaud, J.-M. de La Mennais, p.111
Un d’attendu...,
deux d’arrivés...
Le dernier numéro de O KATI YA BISO
nous annonçait la visite, pour la fin de janvier, du frère Robert Smyth,
provincial adjoint. Il nous est bien arrivé presqu’à la date prévue. Mais,
il n’était pas seul.
En effet, depuis quelques jours, nous
avions appris que le frère Claude Beauchesne, assistant général, l’accompagnerait.
Si le frère Robert en était à sa
première visite à Dungu, on peut dire que le frère Claude est presqu’un
habitué puisqu’il en était déjà à sa troisième présence au milieu de
nous.
Arrivés tous les deux à ARU, en
provenance du Rwanda, le 27 janvier, ils ont dû y attendre le retour de l’avion
et du pilote de ASF. Tout de même, leur attente fut de courte durée puisque le
29, à 11 h 15, ils se posaient à Dungu.
La durée de la visite étant
limitée, il importait qu’un programme fut bien établi afin de profiter à
plein de la présence de nos supérieurs. À cette fin, le frère Pascal n’a
pas manqué d’élaborer un horaire pour les jours à venir.
Ainsi, le frère Robert aussi bien
que le frère Claude a pu s’adresser à toute la communauté réunie et chaque
frère a eu l’opportunité de rencontrer personnellement chacun de ses
supérieurs.
Le 3 février au matin ils s’envolaient
pour Bangadi afin d’y visiter la communauté du CCB et partager la vie des
confrères jusqu’au 6, jour de leur retour sur Dungu.
La journée du 7 fut bien occupée
par une réunion du conseil. Le frère Herman était venu de Bangadi avec les
Supérieurs pour prendre part à cette réunion.
Et, déjà, le 8 au matin c’était
les activités du départ vers Aru.
Nous tenons à exprimer toute notre
reconnaissance aux FF. Robert et Claude pour leur présence au milieu de nous. C’est
toujours un plaisir d’accueillir des personnes simples et disponibles; et le
plaisir est doublé s’il s’agit de nos supérieurs.
Nous ne doutons pas que leur passage
parmi nous portera des fruits durables.
Nos prières les accompagneront jusqu’à
la fin de leur périple.
Pastorale des
vocations
Tôt, le 20 janvier au matin, le
frère Lodja Samson prenait la route en direction de Bangadi dans le cadre de l’animation
vocationnelle. En cours de route, il devait s’arrêter à Ngilima pour prendre
arrangement avec le préfet en vue d’une rencontre avec les élèves à son
retour.
Puis, il poursuivit sa route jusqu’à
Bangadi où il employa les jours suivants à des rencontres d’animation et d’informations
auprès des élèves.
Il devait continuer sur Doruma pour
le dimanche, 25 janvier. Là, il devait représenter les FIC de Dungu à l’ordination
du premier père de la Consolata issu de Doruma, le père David Bambilikpinga
Moke. Il a profité de son passage là-bas pour prendre contact avec les jeunes
et les entretenir de la vocation religieuse.
Le 26 au matin il prenait le chemin
du retour. Comme prévu, il s’est arrêté à Ngilima pour y rencontrer les
jeunes de l’école. Il rentrait à Dungu en fin d’après-midi après une
tournée d’animation qui, nous l’espérons sera fructueuse..
Retraite des abbés
C’est au cours de la semaine du 18
au 25 janvier que s’est déroulée, à Doruma, la retraite des prêtres du
diocèse de Dungu-Doruma.
Tout au long de ces jours, nous n’avons
pas manqué d’avoir une intention bien spéciale pour nos pasteurs tous
réunis pour ce temps d’arrêt, de prières et de réflexion. La retraite
était présidée par le père Tharcis de La Consolata.
Elle fut clôturée par l’ordination
presbytérale du père David Bambilikpinga, de la Consolata.
Journée des religieux
La journée des religieux ne pouvait
passer inaperçue à Dungu. Pour célébrer ce jour, une rencontre des religieux
et des religieuses fut organisée chez les Soeurs Augustines.
Tous s’y étaient donné
rendez-vous pour 15 heures, le 2 février après-midi.
On profita de la présence du frère
Claude Beauchesne parmi nous pour lui demander de donner une causerie sur la vie
religieuse.
Il y eut échanges fraternels,
célébration de l’Eucharistie, bien sûr, et la journée fut clôturée par
un repas partagé dans la joie.
À Bangadi, la célébration de cette
journée fut reportée au 5 février. Le programme de la journée fut
approximativement le même qu’à Dungu, et le frère Claude fut invité, là
aussi, à présenter son exposé sur la vie religieuse.
Il va sans dire que cette journée
fut vécue en union avec tous les religieux du monde.
Professeur de latin???
Le 3 février dernier le frère
Pascal se rendait à Isiro en vue d’y recruter un professeur de latin. De
fait, l’année scolaire avance et les élèves des 5è et 6è littéraires
sont toujours sans professeur qui puisse leur enseigner la langue de Cicéron.
Il semble bien que les démarches du
frère préfet ne soient pas demeurées vaines. Nous pourrons voir le fruit de
ses démarches d’ici quelques temps...
Il semble bien que le professeur
recruté répondrait pleinement aux désirs des élèves.
Nos postulants
Vraisemblablement, ils seront
bientôt deux. à se préparer d’une façon plus immédiate au noviciat. En
effet, Kahambwa Pierre qui poursuit un stage au Centre Catéchétique de Bangadi,
a profité du passage du frère Robert Smyth, provincial adjoint, pour débuter
officiellement son postulat.
Andu Emmanuel a déjà fait parvenir
sa demande au frère Provincial. Il commencera cette nouvelle étape de sa
formation aussitôt que le consentement du Supérieur nous arrivera, ce qui ne
saurait tarder.
À l’un et à l’autre nous
souhaitons un heureux postulat. Que ce temps de formation soit pour chacun l’occasion
d’approfondir leurs convictions et de mieux connaître la grandeur de la
vocation à laquelle ils se sentent appelés par le Seigneur.
Nos prières les accompagnent.
Est-ce bien vrai?
Il est un mot dont les fonctionnaires
de l’État, tout au moins les professeurs, avaient presque oublié le sens. C’est
le mot salaire!!!
Cependant, tout est revenu rapidement
en mémoire quand on a appris que les salaires de décembre, en provenance de
Kinshasa étaient arrivés à Isiro.
Et tout fut davantage concrétisé
quand, le 10 février dernier, le frère préfet remis à chacun le salaire qui
lui était attribué...
Est-il besoin de dire, toutefois, qu’il
y eut un peu de déception face à l’importance de la somme reçue... De fait,
selon l’ancienneté et les qualifications de chacun, les salaires s’échelonnent
entre plus ou moins 2000 et 9000 francs congolais, soit l’équivalent de 5,25
US $ et 23,70 US $...
Il faut tout de même s’encourager
en se disant que c’est un début, et en espérant que les choses iront en s’améliorant.
Sourire
Logement identique...
Une dame entre dans un supermarché
où l’on vend toutes sortes d’animaux et demande trois mille cancrelats.
- Mais pourquoi, grand dieu, les
voulez-vous! Demande le marchand.
- Parce que je dois rendre mon
logement à son propriétaire, et il a bien insisté sur le fait qu’il le veut
dans l’état où il me l’avait cédé.
Le cygne de l’Empereur
En ce temps-là, dans une lointaine
province du Royaume de Chine, était un peintre qui passait ses journées à
saisir l’insaisissable. Le village qu’il habitait était si souvent perdu
dans les brumes, qu’on raconte que les chiens aboyaient lorsqu’ils voyaient
le soleil. (..............)
Le peintre s’était attaché à
restituer sur des feuilles de papier de riz les invisibles présences qui chaque
jour l’environnaient. Sa dextérité à manier le pinceau était devenue telle
qu’il était capable de représenter lacs, rochers, oiseaux et montagnes dans
la fulgurance de quelques mouvements de poignet. Muets d’admiration, les gens
du village assistaient à cette magique transmutation du vide et de la matière.
D’abord légende murmurée, la réputation du peintre se répandit si bien qu’elle
déborda largement la frontière de sa province, pour parvenir un jour aux
oreilles de l’Empereur. Si bien qu’un matin, ce dernier, accompagné de son
fils aîné et de plusieurs membres de sa Cour, franchit le seuil de la petite
maison. Le peintre, ému par tant d’honneurs, n’en finissait pas de se
courber devant l’Empereur. Celui-ci lui déclara:
- On dit que tu es le meilleur
peintre de mon empire, et je veux m’en assurer. Aussi, te demanderais-je de me
dessiner un cygne, le plus beau que jamais oeil d’homme n’ait vu.
- Bien, Sire, répondit humblement l’artiste.
- ... Combien de temps te
faudra-t-il?
- Dix ans, Sire, répondit simplement
le peintre.
- Dix ans, pour peindre un cygne?
- Pour peindre un beau cygne, Sire.
- Fort bien. J’attendrai. Et je
reviendrai dans dix ans, jour pour jour.
L’Empereur s’éloigna avec sa
suite, et le noble équipage disparut dans la brume.
Dix ans s’écoulèrent. Au jour
dit, l’Empereur arriva chez le peintre avec son escorte.
- Je viens chercher mon cygne. Où
est-il?
Le peintre alla chercher une grande
feuille de papier de riz. Toute blanche. Il médita un instant en silence, puis
trempa son pinceau dans l’encre. Et alors, sous les yeux éblouis de l’Empereur,
il dessina en quelques traits un cygne d’une telle beauté que le souverain,
réellement ému, laissa échapper une exclamation de pure admiration. Puis, il
demeura debout en silence, captivé par tant de finesse expressive. Enfin, il se
tourna vers le peintre:
- Voilà une oeuvre dont je n’ai vu
de ma vie pareille subtilité. Je te félicite. Ta femme et tes enfants pourront
vivre heureux: devant témoins, je leur offre un palais, un lac et des forêts.
Mais toi, magicien du pinceau, je te ferai couper la tête pour t’être moqué
de moi en m’ayant fait patienter dix ans.
Alors que le peintre, sans un mot, se
laissait enchaîner devant sa famille en larmes, le fils de l’Empereur, prince
de sang, que sa curiosité avait amené dans le grenier à riz de la pauvre
ferme, cria:
- Père, père! Venez voir! Venez
vite!
Partout, sur le sol, sur les murs,
étaient des liasses, des monceaux de papier de riz sur lesquels étaient
dessinés des milliers, des millions de cygnes. Le peintre s’était exercé
pendant dix ans, jour et nuit, pour offrir à son empereur une oeuvre digne de
lui.
François Gagnon,
Nouvelles de la Vie sur Terre
pp. 60-62

O
KATI YA BISO en bref V-3
F.I.C. -
Vice-province de l’Afrique Centrale 15
mars 2004
LA CROIX
Ce livre... est ouvert
pour tous
«Ce livre n’est
point comme les autres livres que les hommes écrivent ou expliquent si
péniblement; celui-ci est ouvert pour tous et chacun peut y lire, en quelque
sorte, les secrets de Dieu, sans qu’il soit besoin d’aucun effort d’esprit
pour les comprendre. En jetant les yeux sur la croix, le plus petit d’entre
les fidèles voit aussitôt jusqu’à quel point Dieu l’a aimé; il découvre
la profondeur de l’abîme dans lequel le péché nous a fait descendre, en
considérant par quels douloureux efforts de charité Jésus nous en a retirés;
il juge de la dignité et du prix de son âme, en pensant à ce que Jésus a
souffert pour la sauver; et si quelque chose pouvait lui donner une idée de ce
bonheur que l’oeil n’a point vu, et qui pourtant nous est réservé, ce
serait encore la croix, puisqu’elle nous dit qu’il a fallu que le Christ
fût exposé à tant de douleurs et rassasié de tant d’opprobres pour nous
mériter de partager avec lui son éternelle gloire.»
«Laissez là ces
discours étudiés, ces phrases sonores; que la parole de Dieu, dégagée de ces
frivoles ornements qui la dégradent, sorte de votre bouche dans toute sa
majesté, dans toute sa simplicité, et, si l’on veut même, dans toute sa
rudesse. Est-ce donc pour flatter l’oreille que Jésus Christ nous a donné
son Évangile? La Croix, la Croix, voilà votre éloquence: elle est assez
belle, puisqu’elle a persuadé les sages et les ignorants, le grec et le
barbare; elle est assez forte, puisqu’elle a subjugué la terre. Ô Croix,
Croix divine! Qu’il se trouve seulement, comme autrefois, douze apôtres pour
t’arborer dans l’univers, et l’univers est à tes pieds.»
Jean-Marie de La Mennais,
Anthologie, pp 51-52
FAIRE LA PROMOTION DES
PERSONNES
Un article du frère
Robert Smyth
Trois exemples tirés
de l’évangile montrent comment Jésus redonne aux personnes, surtout les
exclus, leur dignité:
* Jésus rabroue
les Apôtres qui veulent exclure les enfants de sa présence. Il en prend un
à ses côtés et le leur donne comme modèle de vraie grandeur (Lc
9,46-48).
* Jésus donne
une leçon de choses à Simon le pharisien en traitant avec compassion la
pécheresse qui lui lave les pieds; elle repart ennoblie et pacifiée (Lc
7,36-50).
* À l’homme à
la main desséchée dans la synagogue un jour de sabbat, Jésus dit:
«Lève-toi et tiens-toi au centre.» Il guérit sa main et lui restaure sa
dignité d’homme (Lc 6,8-11).
Jean-Paul II, dans Novo
Millennio Inuente (2001), en parlant de spiritualité de la communion, donne
cet avertissement: «Ne nous faisons pas d’illusions: sans ce cheminement
spirituel, les moyens extérieurs de la communion serviraient à bien peu de
chose. Ils deviendraient des façades sans âme, des masques de communion plus
que des expressions et des chemins de croissance.» Et comment définit-il une
spiritualité de la communion? Les éléments de cette spiritualité sont les
suivants:
* porter un
regard du coeur sur la Trinité qui habite en nous et sur l’autre en qui
habite la Trinité;
* être attentif
à l’autre pour savoir partager ses joies et ses souffrances, pour deviner
ses désirs et répondre à ses besoins;
* voir ce qu’il
y a de positif dans l’autre pour l’accueillir et le valoriser comme don
de Dieu;
* faire la
promotion de l’autre en sachant lui donner une place.
Valorisation et
promotion de l’autre. Ces attitudes rejoignent celles de Jésus envers ceux
que l’on méprise ou que l’on ignore. Jésus et son vicaire sur terre s’accordent
pour dire que toute structure, toute organisation, toute loi et coutume, si
utiles soient-elles, servent «à bien peu de chose» si les personnes ne sont
pas mises au centre et appelées à se tenir debout!" À nous d’être
attentifs à l’autre, don pour moi, à le promouvoir, à le valoriser, à le
mettre au centre et à l’inviter à se tenir debout dans toute sa dignité
humaine!
F. Robert Smyth
P.S. Je
veux profiter des pagnes de «O Kati Ya Biso» pour exprimer ma plus
vive reconnaissance aux confrères de Côte-d’Ivoire, du Rwanda, de la
République Démocratique du Congo et de l’Ouganda pour l’accueil
vraiment chaleureux et fraternel qu’ils m’ont réservé lors de ma
visite chez eux. Qu’il est bon qu’il est doux...! Que le Seigneur
nous donne de bâtir des communautés de communion dans lesquelles les
gens sont UN, pour que le monde croie!
F.R.S.
Nouvelles du frère
KUMBONYEKI
Le frère Kumbonyeki
poursuit toujours ses cours d’anglais à MAKERERE UNIVERSITY de Kampala.
Sa première session
s’est terminée avec succès. Il a obtenu un certificat portant une note
élogieuse: "Grade A", ce qui signifie un pourcentage qui se situe
entre 80 et 100 %. Nous lui disons toutes nos félicitations. Nous sommes très
fiers de lui.
En date du 25 janvier
il nous écrivait ce qui suit:
«Il semble, selon le
conseil de l’institution de la branche linguistique, qu’il faut au moins six
mois pour pouvoir entreprendre quoi que ce soit en anglais; d’où je suis à
poursuivre la période ou étape des quatre mois qui resteraient.»
Bon courage, frère Kumbonyeki! Nous ne doutons pas que le succès viendra couronner également
cette dernière étape.
Voyage à Isiro
Le 16 février au
matin, au levé du jour, le frère Lucien, avec notre voiture Land Rover, se
mettait en route pour Isiro. Absence qui ne devait durer que deux ou trois
jours. Mais tout devait se passer autrement!...
Tout d’abord, une
panne au cours de la route l’a obligé à rentrer à Isiro sur le camion des
OSA qui, heureusement, faisait la même route ce jour-là.
Cette panne a obligé
notre confrère à changer son programme. Tout d’abord, il fallut faire
remorquer la voiture jusqu’à Isiro et la mettre au garage. Là, on constata
que la panne était plus sérieuse que ce que l’on pensait. Il fallut donc
mettre quelques jours avant que la voiture soit en état de reprendre à route.
De plus, comme des
gens étaient intéressés à occuper notre maison, et que la couverture
présentait de sérieuses fuites, il en profita, après avoir eu les
autorisations nécessaires, pour faire effectuer un sérieux travail de
réfection.
C’est ainsi qu’une
absence évaluée à quelques jours, au départ, s’est prolongée sur deux
semaines.
Parti de Dungu le 16
février, il nous revenait le 1er mars. Sans doute était-il heureux
de se retrouver à la maison. Chose certaine, les confrères l’ont accueilli
à bras ouverts.
Ouverture du Carême
Le 25 février au
matin, dès 7 h 30, heure normale pour le début des cours, il y avait
modification à l’horaire de la journée. En effet, ce jour du mercredi des
Cendres débutait par la célébration Eucharistique au cours de laquelle il y
eut imposition des cendres. L’office s’est déroulé dans la grande salle de
Wando.
Merci à M. l’abbé
François, aumônier de l’école, et à ses aides d’avoir prévu et
organisé cette célébration!
Visite du Frère
Étienne
En ce même jour du
25 février, nous avions la joie d’accueillir le frère Étienne. Il arrivait
de Bangadi pour venir prendre part à la cérémonie de relevé de deuil de sa
soeur.
D’autres raisons l’amenaient
aussi à Dungu. Aussi, nous avons pu jouir de sa présence pendant plusieurs
jours.
Il a regagné Bangadi
dans les premiers jours de mars. Qu’il sache bien qu’il est toujours le
bienvenu chez nous!
Sincère bienvenue!
Malgré le temps du
Carême, c’était presque jour de fête le 27 dernier à Wando. En effet, avec
la plus grande joie, les élèves des classes de 6è et 5è littéraires
apprenaient le retour parmi nous de M. l’abbé Méthode. Ce dernier leur
dispensera les cours de latin. On se souvient que c’est lui qui, l’année
dernière, a joué un très grand rôle dans le succès des finalistes de cette
section.
Aussi, nous
souhaitons la plus fraternelle bienvenue à M. l’abbé Méthode. Nous
souhaitons que les élèves profitent à plein de son expérience et de ses
connaissances pour aller vers le succès. Ce serait la plus belle marque de
reconnaissance à offrir à ce valeureux professeur.
Entrée au postulat
Comme le disait le
dernier numéro de O KATI YA BISO, le propédeute ANDU Emmanuel avait déjà
présenté sa demande d’entrée au postulat. On attendait la réponse du
frère Supérieur pour procéder à la cérémonie.
La demande de ANDU
ayant été agréée, il a donc débuté son postulat officiel par une brève
cérémonie qui s’est déroulée au cours de l’Eucharistie du 5 mars
dernier.
Une cérémonie
semblable avait eu lieu au C.C.B. de Bangadi lors de la visite du frère Robert
Smyth pour marquer le début du postulat de KAHAMBWA Pierre qui est en stage
là-bas.
Encore une fois, nous
assurons nos deux candidats du secours de nos prières fraternelles.
Accident du F. UZELE
Il revenait de Kisubi
via Entebbe. C’était dimanche le 7 mars. Arrivé à Arua il prit un taxi moto
pour se rendre à Aru et il semble bien que c’est au cours de la route que l’accident
s’est produit: une malencontreuse chute.
Il a d’abord cru
que sa jambe était cassée. Conduit à l’hôpital de Arua on constata qu’il
n’y avait pas de fracture mais seulement une profonde blessure.
Pour le moment, les
détails précis sur cet accident nous manquent. Nous pourrons en savoir
davantage dès que le frère Uzele sera revenu parmi nous. Pour le moment, il se
trouve à Aru en attendant le prochain vol de l’avion qui le ramènera à
Dungu, le 14 ou le 15, d’où il pourra regagner Bangadi.
Toujours sourire!
C’est arrivé aux États-Unis.
Le docteur dit à une mère de
famille qu’elle doit maigrir beaucoup.
Soucieux de l’équilibre
psychologique de ses enfants, le père leur annonce:
- Seriez-vous heureux de voir dans
quelques mois une maman maigre?
Les enfants se regardent incertains:
- Oui, mais l’actuelle, nous la
garderons quand même, n’est-ce pas?
O
KATI YA BISO en bref V-4
F.I.C. -
Vice-province de l’Afrique Centrale 15
avril 2004
L’Amour est plus
fort que la mort
Hors des anciens
remparts de Jérusalem, près du Saint Sépulcre, le terrain accuse un petit
ressaut, une calotte rocheuse, qui évoque un crâne. Aussi les Juifs l’appelaient-ils
Golgotha: «le Crâne». Traduit en latin, cela donnait Calvarius:
«le lieu du crâne». D’où, en français, «Calvaire».
Bien qu’il ne doive
rien aux ossements de qui que ce soit, mais tout à la topographie crânienne du
monticule, ce nom fit travailler les imaginations chrétiennes. Il en naquit,
vers la fin du IIIè siècle, une légende pleine de profonde
théologie; légende que l’on concrétisa plus tard en plaçant, au pied des
crucifix, la figurine d’un crâne humain sur deux tibias entrecroisés.
Voici cette légende et son beau
mystère:
En s’enfonçant
dans le roc, la croix où saignait le Fils de Dieu a rencontré une tombe: celle
du premier homme. Le Sang rédempteur, en coulant sur ce crâne desséché, a
purifié l’Adam coupable – l’Homme pécheur – et l’a revitalisé comme
aurait fait une source sur un désert. L’Arbre de la croix, planté sur nos
ossements secs et blanchis, vient dire «non» à toutes les souillures
mortelles de nos existences. L’eau et le sang qui tombent du Coeur transpercé
fécondent notre cendre elle-même et nos os calcinés. La Croix devient l’Arbre
de Vie parce qu’elle est l’Arbre qui offre le Fruit d’Amour.
L’Amour, en effet, est plus fort
que la Mort.
TH REY-MERMET,
Pour une redécouverte de la foi, p.
241.
Dactylographie
Depuis les grandes
vacances plusieurs juvénistes ont entrepris l’apprentissage de la machine à
écrire. Et certains progressent très bien. On a un but: décrocher le diplôme
attestant sa capacité à se servir de la machine.
Déjà deux juvénistes: MAVATOPI Henri et NDAVU Fidèle ont parcouru avec succès toute la
méthode "La Salle Junior" et se sont vus remettre le diplôme
certifiant leur habilité.
Nous les en
félicitons et leur souhaitons de nombreux imitateurs.
Une fracture
Depuis le 27 février
un tournoi de foot met en compétition les diverses classes de l’Institut
Wando.
Le dimanche, 14 mars,
c’était aux classes de 5è Sc et de 5è Lit à occuper le terrain. Le match
avait débuté depuis à peine une trentaine de minutes quand le juvéniste fic,
Bangana Likito André de 5è Sc, entra en collision avec un adversaire et fit
une mauvaise chute.
À peine était-il
relevé qu’il fut facile de constater que son bras droit avait encaissé le
choc! Sans tarder on se rendit à l’hôpital pour une première consultation.
Difficile de se prononcer puisqu’on n’a pas l’appareil pour faire les
radiographies. Toutefois, on pose une bonne attelle et le Dr Eugène qui arrive
à ce moment nous renvoie au lendemain pour un examen plus poussé.
Le lendemain, lundi,
à l’heure fixée nous nous retrouvons de nouveau à l’hôpital où le Dr
Eugène, après avoir enlevé l’attelle posée la veille, peut palper
habilement le bras blessé et diagnostiquer une fracture au niveau du poignet.
Diagnostique que ne peut que confirmer un chirurgien d’expérience venant de
Montréal, et travaillant, pour le moment à Dungu, avec MSF (Médecins Sans
Frontières).
Nous repartons donc
pour le juvénat avec un patient qui s’est enrichi d’un beau plâtre et, en
conséquence, doit porter le bras droit en écharpe. Il lui faudra vivre avec
cet ornement jusqu’au 26 avril.
Une petite
consolation: son équipe a tout de même remporté le match!
Nous lui souhaitons
bon courage pour les semaines à venir.
Ce tournoi qui avait
débuté le 27 février, s’est terminé le dimanche, 28 mars. En ce jour, la
grande finale mettait au prise les élèves de 4è littéraire à ceux de 3è
scientifique. Ce sont ces derniers qui ont remporté les honneurs.
Nos sincères
félicitations aux vainqueurs et tous nos remerciements aux organisateurs de
cette activité qui s’est avérée très intéressante.
Enfin de retour
On se souvient que,
au mois d’août dernier, le frère Aniuwe avait fait une malencontreuse chute
en moto. Suite à cet accident, il avait dû se rendre à Isiro pour y subir des
examens plus poussés. Finalement, de là, en septembre, il avait dût gagner
Kinshasa. Il s’y trouvait depuis ce temps attendant un complet
rétablissement.
Le 18 mars dernier il
arrivait à Isiro d’où il a pu rentrer à Dungu le 21 après une absence de
plusieurs mois, mais en pleine forme.
C’est avec plaisir
que tous les confrères l’ont accueilli d’autant plus que rien ne semble
paraître de l’accident survenu.
Nous lui souhaitons
un bon retour et un heureux séjour parmi nous.
Fête de l’Annonciation
à Wando
La solennité de l’Annonciation,
le 25 mars, est l’occasion d’une célébration eucharistique à Wando. Cette
cérémonie se déroule en plein air devant la grotte de la Vierge. Elle est
présidée par le père André, osa.
Après l’Eucharistie,
les élèves rentrent à la maison pendant que les professeurs emploient le
reste du temps de la journée pour une récollection.
Animation
vocationnelle
Le 26 mars dernier,
dès 5 heures du matin, le frère Lodja Samson quittait Dungu en direction d’Isiro,
Poko et Amadi pour une tournée d’animation vocationnelle.
Le 26 au soir il
devait rester à Isiro pour la nuit. Le lendemain matin il se rendait à Poko.
Le dimanche, 28, à
la fin de la messe, il adressait la parole aux fidèles réunis à l’église.
Le lendemain matin il devait commencer par s’adresser à tous les élèves
réunis devant le podium. Puis, au cours de l’avant-midi, il visita chacune
des classes.
Dès l’après-midi
il se mettait en route pour Amadi où, le lendemain, mardi, il visita chacune
des classes pour les entretenir de la vocation de religieux frère.
Étant de retour à Poko, le mercredi, il rencontra les élèves du primaire. Et, le même jour, il
se rendait coucher à Isiro.
Enfin, le 1er
avril, respectant bien le programme établi, il rentrait à Dungu. Un petit
accident survenu sur ce dernier tronçon de route l’a laissé avec une
blessure à une jambe ce qui l’obligera à ralentir sa démarche pendant
quelque temps...
Il est facile de
constater que, tout au long de son déplacement, le temps fut bien occupé.
Souhaitons que les résultats soient proportionnels à l’énergie qu’il a
déployée dans son travail d’animation.
Une visite à Bunia
Depuis quelques
temps, déjà, les frères Lucien et Lodja avaient prévu une visite à notre
résidence de Bunia. Il s’agissait d’y rencontrer les locataires, voir l’état
de la maison et du mur d’enceinte, etc.
Il fut impossible de
réaliser ce projet à la date prévue. Finalement, une occasion tout à fait
favorable s’offrit le 29 mars sur un avion de MAF. Mais, le frère Lodja
étant en tournée vocationnelle, le frère Lucien fut seul à se rendre
là-bas.
Il a eu tout le temps
de voir les personnes et les lieux et d’évaluer la situation.
Quant à la ville
elle-même elle est vraiment militarisée. Nul besoin de se déplacer beaucoup
pour apercevoir les soldats de la MONUC. Pour ce qui est de la ville elle-même,
en tout cas, la situation semble plutôt calme.
Finalement, le frère
Lucien s’est rendu à ARU vendredi, le 2 avril, espérant pouvoir voyager vers
Dungu dès dimanche. Mais la météo eut son mot à dire et ce ne fut que le
mardi, 6 avril, qu’il pouvait rentrer à Dungu. Tous les confrères furent
heureux de l’accueillir.
Toujours sourire
Quel nom!!!
Il s’appelait Vincent
INCROYABLE. Toute sa vie durant il avait dû subir les moqueries à
cause de ce nom.... incroyable.
Avant de mourir, il
dit à sa femme: «S’il te plaît, sur ma tombe écris seulement Vincent».
La veuve fit écrire:
«À mon chéri
Vincent, homme honnête, fidèle, amoureux comme pas un. Un ange, vraiment!»
Les passants s’arrêtaient,
lisaient et s’exclamaient: «INCROYABLE!»
La Trace de Dieu
J’ai fait un rêve
la nuit de Noël. Je cheminais sur la plage, côte à côte avec le Seigneur.
Nos pas se dessinaient sur le sable, laissant une double empreinte: la mienne,
et celle du Seigneur. L’idée me vint -- c’était un songe -- que chacun de
nos pas représentait un jour de ma vie. Je me suis arrêté pour regarder en
arrière, j’ai vu toutes les traces qui se perdaient au loin. Et je remarquai
qu’en certains endroits, au lieu des deux empreintes, il n’y en avait plus
qu’une. J’ai revu le cheminement de ma vie. Ô surprise! Les passages d’empreinte
unique correspondaient aux jours les plus sombres de mon existence. Jours d’angoisse
et de mauvais vouloir, jours d’égoïsme ou de mauvaise humeur, jours d’épreuves
et de doute, jours intenables, jours où moi aussi j’avais été intenable.
Alors, me tournant vers le Seigneur, j’osai lui faire des reproches:
– Tu nous as
pourtant promis d’être avec nous tous les jours. Pourquoi n’as-tu pas tenu
ta promesse? Pourquoi m’avoir laissé seul aux pires moments de ma vie, les
jours où j’avais le plus besoin de ta Présence?
Alors le Seigneur me
répondit:
– Mon fils, mon
petit enfant, pas un seul jour je n’ai cessé de t’aimer. Les jours où tu
ne vois qu’une seule trace de pas sur le sable... ce sont les jours où je t’ai
porté.
François Garagnon, in
"Nouvelles de la vie sur terre", p. 100
O
KATI YA BISO en bref V-4
F.I.C. -
Vice-province de l’Afrique Centrale 2
juin 2004
50 ANS DE VIE RELIGIEUSE DU FRÈRE MAURICE SAINT-LAURENT

"Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie
pour ceux qu’on aime."
50 Ans de vie active vécue pour Dieu et les jeunes c=est
à fêter avec faste!
Il est normal et agréable d’y consacrer une journée
spéciale pour rappeler les grands moments de cette vie consacrée et pour
remercier Dieu de tout ce qu’il a réalisé pour nous, la communauté et l’Église.
C’est aussi un moment d’édification et une occasion privilégiée pour
exprimer nos sentiments de vive reconnaissance.
La grande partie de la vie du F. Maurice s’est
déroulée dans les maisons de formation de notre communauté, juvénat,
postulat et noviciat, sauf pour des fonctions spéciales comme celle de Préfet
de l’Institut Wando et celle de Vice-Provincial. Animé d’un esprit
religieux indéfectible, d’un jugement droit, d’une grande honnêteté il a
su conduire ses confrères avec doigté, délicatesse, confiance franchise et
fermeté.
Aujourd’hui, au nom de tous les confrères congolais et
missionnaires, nous voulons le remercier de tout coeur d’avoir rempli ce rôle
de Vice-Provincial pendant près de dix ans, avec courage et attention. Ces
années de dévouement ont été ponctuées par des rebellions, des attaques
militaires imprévisibles, des pillages incontrôlés, des fuites en forêt, des
retours précipités au pays natal. C’est une page d’histoire pénible et
inoubliable.
Nous avons pu admirer son dévouement inlassable pour notre
communauté, sa fidélité et sa régularité au service de tous et
spécialement des jeunes en formation.
Nous ne voudrions pas oublier le beau service du journal "O
kati ya biso" qu’il a composé pendant des années et qui nous
gardait en contact dans le monde entier. Merci pour ce service apprécié, utile
et agréable pour des centaines de bénéficiaires.
F. Maurice: Le Seigneur t’a aimé et t’a choisi. Tu as
bien répondu à son appel, Comme Lui, tu as donné ta vie, ta santé, tes
succès humains pour ceux que tu as aimés. Toutes nos félicitations les plus
chaleureuses pour ce témoignage de vie dans la fidélité à répondre tous les
jours. Tous nos voeux de bonheur t’accompagnent. Merci à ta famille et merci
à Dieu pour ce don de ta vie à notre communauté. Longue vie dans la joie, la
santé et l’humour.
UNE FÊTE RADIEUSE
C’était
dimanche le 18 avril que se réunissaient devant le juvénat des F.I.C. à
Dungu, les confrères, juvénistes, amis,
collaborateurs et invités
d’honneur pour célébrer
dans la joie et la simplicité les 50 ans de vie religieuse
du F. Maurice Saint-Laurent, directeur du Juvénat Jean-de-La
Mennais. Grâce aux bons auspices de Saint Servule, patron de la belle
température, le soleil était au rendez-vous.
Dans
son mot d’introduction, Frère Pascal, supérieur de la communauté, a
souhaité la bienvenue aux distingués invités et à toute l’assemblée.
Il a ainsi donné le sens de la fête et l’esprit dans lequel nous
voulions célébrer ce jubilé.
Préparée
par les juvénistes et animée par Frère Samson Lodja, cette fête a
commencé par l’eucharistie présidée par notre évêque Mgr Richard
Domba., accompagné des Abbés Walia, Méthode Adrupiako, professeur de
latin, de l’Abbé Foyo, du Petit Séminaire
et du F. Herman. Les 25
juvénistes qui formaient la chorale assuraient une ambiance de joie et
de piété par des chants bien choisis et bien interprétés. Dans
son homélie, Mgr Domba a félicité le f. Maurice pour sa longue fidélité
et son dévouement inlassable. Il a rendu grâce à Dieu pour les services
qu’il a rendus dans l’éducation de la jeunesse dans notre milieu.
Après
la cérémonie, Ndavu, le doyen des juvénistes a adressé quelques mots
de remerciements et de félicitations au nom de tout le groupe. Ensuite
les jeunes en formation ont présenté ,qui des jeux de prestidigitateurs,
qui des interprétations de danses congolaises, qui des jeux de société
concernant les subtilités de la langue française.
Le sommet de cette
première partie fut la présentation fort animée
du conte de Alphonse Deaudet : le Curé de Cucugnan, donné
avec brio par notre jubilaire. Avec quel plaisir sadique, les participants
ont découvert, en enfer, avec le Curé de Cucugnan, certains juvénistes
et confrères reconnus pour leurs caprices, leur gourmandise, leurs goûts
un peu exagérés ou leurs tendances quelque peu fantaisistes.
Vers
midi, tout le monde se dirigeait vers le réfectoire de la communauté où
un succulent dîner était offert aux hôtes de la fête.
F.
Herman, compagnon de longue date du F. Maurice, adressa
quelques mots de circonstance pour retracer les grandes lignes de
la vie religieuse et professionnelle de son confrère: formation et études
couronnées d’une Maîtrise en théologie. Jeune frère au caractère
joyeux, rempli d’humour et de finesse d’esprit.
Il fait partie d’une famille nombreuse, heureuse et solidaire où
la joie de vivre est évidente. Tous
les ans, la famille qui comprend une cinquantaine de personnes se réunit
pour fêter et célébrer les événements spéciaux: mariage, naissances,
anniversaires, voyages, et
retour de leurs missionnaires. Plusieurs d’entre nous connaissons bien
son frère, F. Pierre, qui célèbre aussi cette année son jubilé
d’or. Des vœux particuliers et des cadeaux de circonstances ont été
offerts en guise de remerciements et de félicitations.
La
fête s’est terminée par le chant traditionnel “animé de
l’amour”, interprété avec enthousiasme
par les huit Frères présents à la fête.
Ce
jour en est un de reconnaissance. Je voudrais, pour commencer rendre grâce
à Dieu pour ce qu’il a fait pour moi, et Il a fait beaucoup. C’est
par Lui que je suis ce que je suis.
Je
ne peux m’empêcher d’exprimer ma reconnaissance à ma famille. J’ai
eu des parents exceptionnels, de même toute ma famille est assez
extraordinaire. Dans cette famille j’ai reçu la base de toute mon éducation,
aussi bien humaine que religieuse. Comme disait l’un de mes oncles, frère
Mariste : «Mon premier noviciat je l’ai fait dans ma famille» Je
peux affirmer la même chose que lui.
Merci à ma famille religieuse. J’ai été un privilégié, en
particulier par les formateurs que j’ai eu:
F. Albert Tremblay, F. Roland Couture, F. Lionel Trudel et enfin
comme maître des novices et directeur du scolasticat, nul autre que F.
Raymond Hamelin, un homme bien connu à Dungu comme fondateur de la
mission et premier frère à la direction de Wando. Il a toujours été un
homme d’une grande discipline personnel et d’une grande rigueur en même
temps que très humain. Un formateur exceptionnel. Il m’a profondément
marqué.
Merci à Monseigneur pour avoir accepté de présider
l’eucharistie de cette fête et de partager ce repas avec nous. Chaque
fois qu’il le peut il répond à nos invitations. Cela nous honore et
nous réjouit beaucoup.
Merci à M. l’Administrateur du Territoire d’être parmi nous.;
C’est un peu un témoignage de la mission partagée.
Aux
juvénistes qui représentent beaucoup pour moi, je voudrais ajouter
quelques mots.
Sur mes 50 ans de vie religieuse j’en ai passé 24 en Afrique :
19 au Congo et 5 au Rwanda. Mais j’en ai passé plus de 35 dans les
maisons de formation dont plus de 20 comme responsable. Sans doute,
j’espère, j’ai apporté quelque chose aux jeunes qui m’ont été
confiés. Mais je dois dire qu’ils m’ont apporté au moins autant,
sinon plus, que ce que j’ai pu moi-même leur donner.
Aujourd’hui, je veux vous dire ceci : la vocation vers
laquelle vous cheminez est belle. Notre Fondateur disait qu’elle est
sublime. Ne vous laissez pas détourner par des présentateurs de lubies!
Votre vocation est grande et belle. Pendant les 4 ans que j’ai passés
en théologie à l’université Laval, j’ai entendu parler de la
vocation du religieux Frère une seule fois. C’était par mon professeur
de droit canon, lui-même ancien élève de nos frères. Il disait ceci ,
surtout en s’adressant aux grands séminaristes : «Vous devez
encourager ces religieux et leur vocation. Parce qu’ils s’occupent de
la partie la plus importante de votre troupeau: les jeunes. »
Je le répète, les jeunes m’ont beaucoup apporté. Ne serait-ce
que cette obligation d'être leur témoin. Être témoin non pas par
orgueil ou par pharisaïsme! Mais bien parce que le Christ nous l’a
demandé : «Soyez mes témoins!»
a-t-il dit. C’est notre vocation! Notre préoccupation comme
religieux frère (et de tout chrétien d’ailleurs) est de savoir présenter
Jésus en toute notre vie.
La parole de Paul VI est toujours vraie et toujours d’actualité :
«Les hommes de notre temps ne cherchent pas des maîtres mais des témoins.
Et s’ils vont vers les maîtres c’est que ceux-ci sont des témoins!»
Ce
désir d’être témoin, voilà ce que je souhaite pour chacun de mes
confrères et pour moi-même. C’est ce que je souhaite pour chacun des
juvénistes.
WANDO
Je
suis à Dungu depuis quelques jours. De la résidence des F.I.C. où je
suis logé, je peux observer les allées et venues des élèves (garçons
et filles) de notre grand Collège Wando qui est encore en voie
d’expansion. Tous les matins des centaines d’élèves en uniforme bleu
marin et blanc se dirigent vers l’Institut dont ils sont très fiers.
Comme c’est le mois de mai, le mois de Marie: tous les matins, avant les
cours, une classe vient prier devant la grotte de la Vierge.
Quatre
confrères y sont engagés à plein temps dont le Frère Pascal qui en est
le Préfet. Je l’ai vu à l’œuvre et il est très impliqué dans les
différentes activités. Ainsi, il poursuit bien la tradition des éminents
confrères qui l’ont précédé comme préfets.
J’ai
eu l’occasion d’assister à la fin de la semaine aux activités
culturelles organisées pour les élèves et les professeurs.
Samedi
15 mai, 16.00 h fut
l’ouverture solennelle des activités par le discours du préfet et la
présentation d’une pièce de théâtre par les élèves.
Dans
son discours, F. Pascal, préfet, en a profité pour faire ressortir les
grandes lignes des activités de l’école et susciter l’intérêt du
public pour l’œuvre d’éducation à Wando. «Ces journées
culturelles sont l’occasion de nous réjouir ensemble, d’exprimer la
fierté d’appartenance à cet Institut qui a pour devise «TOUJOURS
MIEUX», et de montrer aux
parents les fruits de ce que les étudiants apprennent ici».
Depuis
deux ans, l’Institut Wando est en train de réfléchir sur
son projet éducatif. Son
objectif principal s’oriente vers trois axes: l’éducation,
l’instruction et l’évangélisation. Pour atteindre cet objectif, tout
le monde est appelé à mettre la main à la pâte: professeurs, élèves,
parents, prêtres et toute autre personne de bonne volonté.
Le
corps professoral est bien sûr le cerveau moteur de cette entreprise.
C’est ainsi qu’au début de l’année, 5 commissions ont été
constituées et chacun des professeurs devait s’inscrire dans l’une
d’elles au choix. Les cinq commissions sont: la pastorale, la pédagogie,
la culture, le sport, le patrimoine et l’autofinancement. Elles sont déjà
toutes opérationnelles.
Sous
l’encadrement du professeur Vincent Baduho, les élèves ont présenté
une pièce théâtrale d’un auteur camerounais
intitulée: «Jusqu’à Nouvel Avis».
Le
dimanche à 8.00 h, eut lieu la célébration eucharistique solennelle
selon le rite congolais en langue française. Elle a été présidée
par l’Abbé François Gbaku-Moke, directeur du Petit Séminaire et aumônier
de l’Institut.
Cette
cérémonie a été suivie d’un concours d’athlétisme dans différentes
disciplines dont la course de 100 m, le saut en longueur, le saut en
hauteur et le lancement du poids. Pour agrémenter la journée les jeux de
société et la musique n’ont pas manqué.
Après
l’athlétisme, un concours écrit de culture auquel ont participé une
trentaine d’élèves .
Pour
terminer un repas a été offert aux professeurs et invités de marque et
dans l’après-midi une grande partie de foot-ball
entre les élèves de l’Institut et ceux de l’Institut Abbé
Kosa. Les Wandiens ont remporté le match par un score de 2 buts à 1.
La
journée du 2 mai à Dungu
Si
le mois d’avril a été riche en événements tels que: la fête de Pâques
dans l’Église et les 50 ans de vie religieuse de notre Frère Maurice
dans la communauté des F.I.C. à Dungu, nous avons constaté que le mois
de mai n’a pas fait exception.
Déjà
le 21 avril l’Abbé François Gbaku-Moke, président de la commission
diocésaine pour les vocations, convoquait tous les responsables des
maisons de formation à une réunion en vue de la préparation de la 41ième
journée mondiale de prières pour les vocations. Cette réunion a
permis aux différents responsables d’émettre certains souhaits en vue
d’une bonne collaboration à la réussite de cette journée.
C’est
ainsi que quelques activités ont été organisées durant la semaine précédent
le dimanche du 2 mai. Le 26 avril les responsables de la relève de chaque
maison de formation sont passés à l’Institut Wando et dans les écoles
primaires: Belewete et Nadamu pour parler du charisme de chaque Congrégation
présente dans le diocèse. Le mardi, 27 avril, la même équipe passait
à l’Institut Abbé Kosa et au Lycée Kitoko pour présenter aux étudiant(e)s
les différentes vocations. Dans le même but, les écoles primaires de
Dungu Centre et de Gbangbati ont été réunies à l’église de la
paroisse de Dungu Centre le mercredi 28 avril dans la matinée. Ce même
jour dans la soirée, tous les jeunes des maisons de formation et ceux des
différents groupes de vocation des trois paroisses de Dungu se sont réunis
pour assister à une conférence sur la journée du 2 mai ainsi que sur le
sens, l’importance et la place des vocations dans l’Église
universelle et dans notre diocèse.
La
même animation a été faite pour l’école primaire Bamokandi,
l’Institut Bamokandi et l’école primaire Minzoto, le 29 jeudi 2004.
Pour la clôture des activités, une messe célébrée par Monseigneur
Richard Domba, l’ordinaire du lieu, a été organisée le dimanche 2 mai
à la Cathédrale. Elle était animée par les jeunes de toutes les
maisons de formation. Après la messe, au Petit Séminaire Notre Dame de
Lourdes, un repas fraternel a été réservé pour les invités ainsi que
pour tous les jeunes en formation sans oublier leurs formateurs et
formatrices. La journée du 2 mai s’est terminée avec un match de
volley-ball qui opposait les formateurs aux jeunes. Le score finale était
en faveur de l’équipe des formateurs, une victoire honnête ou truquée?
En tout cas, tout s’était passé dans une atmosphère fraternelle. La
journée a été bénéfique pour tous.
Nous
remercions tous les responsables des communautés et des maisons de
formation pour leur collaboration et leur participation en vue de la réussite
de cette semaine des vocations et spécialement la journée du 2 mai 2004.
Puisse le Seigneur bénir cet effort et ce dynamisme des uns et des autres
travaillant dans sa vigne.
!
!
!
!
Vers
le finish à Wando
Nous
lisions qu’à Wando, les élèves ont eu à prier devant la grotte de la
Vierge à tous les jours du mois de Marie. Cependant, il est un fait évident
que l’année scolaire débuté le 8 septembre 2003 tire à sa fin. Le
temps de la révision et des examens hors session prend fin ce premier
juin 2004.
Déjà
à partir de lundi le 31 mai,
les élèves des classes terminales (sixième) ont débuté avec
l’examen de jury interne. Examens composés par les responsables de la
Coordination diocésaine. Quant aux autres étudiants, c’est le 3 juin,
qu’ils débuteront les examens de fin d’année scolaire. La deuxième
session, pour ceux qui en auront besoin, est prévue pour les 18 et
19 juin et ... la proclamation des résultats le 26 juin.
Quant
aux élèves des classes terminales, ils se prépareront plus
intensivement aux épreuves des Exétats (Examens de l’État) édition
2004. Cette session débutera le 5 juillet 2004, sauf imprévu. Nous
souhaitons à tous les finalistes une bonne préparation et une très
bonne réussite. Bonne chance!
À la Propédeutique
de Dungu
Nous
avons mentionné ci-dessus qu’une journée culturelle à été organisée
à Wando les 15 et 16 mai, journées durant lesquelles les professeurs ont
eu à encadrer les différents élèves pour l’animation culturelle.
Pendant ce temps les propédeutes des différentes maisons de formation de
Dungu bossaient fort pour terminer leurs travaux de recherches
scientifiques à la date fatidique du 17 mai à 21 heures.
C’est
pourquoi en ce qui concerne la propédeutique Notre Dame de Lourdes, une
semaine dite: Semaine philosophico-théologico-missiologico-scientifique
a été organisée du 24 au 28 mai. Pendant cette semaine, les propédeutes:
Séminaristes, Fic, Augustines et Franciscaines ont eu à présenter leurs
travaux de recherches scientifiques. Le jury était composé des Abbés et
professeurs qui dispensent les cours à la propédeutique Notre Dame de
Lourdes ainsi que des Pères, Frères et Soeurs dont les candidat(e)s étudient
à la propédeutique. Tout s’est passé dans un esprit fraternel et une
humilité scientifique comme aimaient répéter d’aucuns.
Cependant,
tout n’est pas fini pour les propédeutes, en effet, ils ont débuté
leurs examens hors session le 27 mai. La session ordinaire est prévue du
6 ou 12 juin. L’horaire est déjà mis à la disposition de chacun. Nous
souhaitons à tous une bonne préparation et un bon temps d’examen.
Nos
visiteurs
Une
semaine après la fête de Pâques la communauté de Dungu a reçu la
visite de différentes personnes: confrères et autres passagers. Au
courant du mois d’avril nous avons bénéficié de la visite de nos
confrères de Bangadi: Étienne et Herman venus pour le cinquantième du
frère Maurice Saint-Laurent.
À
cette même période, il y avait aussi la présence des Docteurs Robert et
Dialo tous agents de H.C.R. travaillant avec OXFAM/QUÉBEC.
Après
le départ des frères Herman et Étienne, nous avons profité de la présence
du frère Uzele pendant trois jours. Une fois le frère Uzele retourné à
Bangadi nous avons le retour du frère Étienne suivi après quelques
jours du frère Herman.
Le
frère Herman venait avec l’intention d’aller se faire soigner à
Kampala et profiter ainsi pour acheter quelques pièces de rechange pour
leur voiture Toyota. Mais comme M.S.F. a bien équipé l’hôpital de
Dungu, le frère Herman a renoncé à son voyage à Kampala. Notre
dentiste de l’hôpital de Dungu lui a extrait la dent malade. Le rétablissement
et la guérison ont été rapides. Ainsi, il a bénéficié de quelques
jours de repos et surtout le partage de la vie communautaire de la
fraternité de Dungu. Un vol humanitaire, urgence médicale, a permis au
frère Herman de regagner Bangadi plus rapidement qu’en voiture.
Quant
aux commissions des pièces de rechange, elles ont été confiées au frère
Étienne. Celui-ci accompagné du chauffeur-mécanicien Masabe, se rendait
à Kampala pour la recherche des pièces. Le voyage fructueux a permis de
trouver l’ensemble des pièces. Nous vous souhaitons frère Étienne un
bon séjour à Dungu.
d
d
d
d
d
À Dungu: St-Olympian
ou St-Lucien
Les
lecteurs de O Kati se souviennent encore que dans nos éditions précédentes
on parlait de pannes fréquentes de notre groupe électrogène et des
voyages effectués par le frère Lucien en vu de l’achat de pièces de
rechange....
Dès
son retour des vacances et après avoir obtenu un projet de financement
pour l’achat d’un groupe neuf, le frère Lucien a dû faire un grand,
un dernier et décisif voyage sur Kinshasa en novembre 2003. Le but de ce
voyage l’achat d’un nouveau groupe. Depuis son retour en début décembre
2003, un groupe neuf pour la communauté de Dungu était déjà un acquis.
Cependant,
il restait la livraison jusqu’à Dungu. Ces démarches entreprises par
le frère Lucien ont été continuées par le frère Aniuwe se trouvant
pour cas de maladie à Kinshasa. Le groupe a fait une première partie du
voyage soit: Kinshasa - Kisangani et il restait bloqué dans l’entrepôt
de l’aéroport de Kisangani. À son retour de Kinshasa le frère Aniuwe
faisait bouger un peu les choses à Kisangani. Ce n’est qu’une fois à
Isiro que le frère réussit à trouver un transporteur aérien pour
acheminer le groupe de Kisangani à Isiro .... le groupe arrivait à Isiro
fin mars 2004.
Lors
du passage du frère Lodja à Isiro dans le cadre de l’animation pour
les vocations, contactait un transporteur par camion qui devait livrer le
groupe entre le 14 et le 20 avril. Ce n’est que dans la nuit de jeudi le
29 avril que le camion arrivait à la communauté de Dungu.
Le
vendredi matin 30 avril après le déchargement, le frère Lucien
constatait que quelques pièces importantes avaient été cassées dans le
transport. Il s’agissait principalement de la bougie de préchauffage et
du voltmètre. Tout cela à cause de l’état de nos routes. Si en moto,
on peut glisser et parfois tomber, alors imaginez-vous ce qui peut arriver
à une machine transportée dans un camion qui doit traverser des trous
aussi grand que ça... Cette panne retarda l’installation et
l’utilisation du groupe.
Le
frère Lucien passait la commande des pièces par l’intermédiaire du frère
Aniuwe. Celui-ci signifiant qu’on ne trouvait pas chez le vendeur la
principale pièce i.e. la bougie de préchauffage. À Dungu on réorienta
la commission à Kampala. Une fois la bougie à Dungu, l’installation et
l’inauguration du groupe se fit le 28 mai.
Il
fallait le baptiser, le frère Jean suggéra St-Lucien. Au moment de
l’arrosage en communauté les confrères proposèrent: St-Lucien
Olympian.
Le
groupe est en période de rodage. Le frère découvre les quelques petites
pannes causées par le transport. Mais nous vous informons que le groupe
fonctionne à merveille.
h
h
h
h
Nos condoléances
O
KATI formule ses condoléances aux personnes suivantes:
- À la Révérende soeur Wilma qui a perdu sa soeur Bertolada
- Dans la
famille des Franciscaines de Dungu, nos condoléances s’adressent à la
soeur novice Fideline qui a perdu à Amadi sa grande soeur Anne-Marie
- Chez les
Soeurs Augustines de Dungu, c’est avec un grand regret que nous avions
appris successivement le décès de la grande soeur de la soeur Yvonne
Anihili et le décès de la maman de la soeur Bienvenue ainsi que le décès
du papa de la soeur novice Victorine.
- Nous
formulons enfin nos condoléances à l’endroit de notre confrère
scolastique frère Roger MIKANIPALE qui a perdu sa cousine au mois de mai.
À
toutes et à tous, nos sympathies. Nous vous assurons du secours de nos
prières pour les défunt(e)s. Puisse le Seigneur les accueillir dans le
repos éternel.
t
t
t
t
Gardons
le sourire
et
rions un peu
À
la fin de l’année, nombreux sont ces élèves qui se lamentent des
mauvaises cotations de certains professeurs. Un élève se lamente de son
professeur à la maison:
-
Élève: le professeur m’a donné une mauvaise note.
-
Mère: pourquoi mon fils?
-
Élève: parce que je ne connais pas où se trouve l’Île de Madagascar.
-
Mère: c’est bien fait, cela t’apprendra à mettre un peu d’ordre dans
ta chambre.
Cependant
ton professeur doit s’expliquer.
-
La mère au prof.: pourquoi avez-vous donné la note zéro à mon fiston?
-
Le prof.: Madame ce n’est pas toujours évident d’évaluer votre fils.
Soit (soupirant) il répond devant vous, je lui mets le max pour toute
l’année.
-
Le prof à l’élève: qu’est-ce que le cerveau?
-
Le fils en présence de sa mère: S.V.P. monsieur, ne me le demandez pas.
J’ai autre chose dans la tête aujourd’hui.
-
Le prof. à la mère: quelle note attribuez-vous?
-
La mère: zéro.
-
Le prof.: félicitations, le système d’évaluation de nos enfants marche
à merveille!
(
(
(
(
(

|